Le déséquilibre fiscal : un problème qui est loin d’être réglé

Publié par Paul Crête le 19 septembre 2008 à 13:12 8 commentaires

Depuis belle lurette, des voix s’élèvent de partout au Québec pour démentir catégoriquement les propos mensongers de Stephen Harper, qui se vante d’avoir réglé la question du déséquilibre fiscal. Autant Monique Jérôme-Forget que Jean Charest ont déclaré sans aucune ambiguïté que, contrairement à ce que proclament Harper et la publicité de son parti, le problème du déséquilibre fiscal demeure.

Au Québec, il y a un consensus de tous les partis politiques à l’Assemblée nationale sur cette question. Il reste environ 820 millions $ à récupérer du fédéral pour rétablir le financement de l’éducation postsecondaire au même niveau qu’il était avant que Paul Martin ne pellette son déficit dans la cour des provinces.

Comme pour la reconnaissance de la nation québécoise, les conservateurs se vantent sur toutes les tribunes d’avoir réglé le problème. Mais avant de pouvoir dire que problème avait trouvé sa solution, la moindre des choses aurait été de s’assurer que ce sentiment était partagé par le Québec – ce qui n’est manifestement pas le cas. Sinon, on est forcé d’admettre que le problème persiste. Et c’est justement ce que les conservateurs sont incapables de faire actuellement.

Je tiens à rappeler que c’est le Bloc Québécois qui, le premier, a soulevé le problème que constituait le déséquilibre fiscal. Depuis, jamais nous n’avons cessé de faire pression sur le gouvernement fédéral – peu importe sa couleur –, pour qu’il entende nos revendications. Et si, suite à ces pressions, les conservateurs se sont montrés plus ouverts que leurs prédécesseurs libéraux, il reste énormément de travail à faire, puisqu’il n’y a eu aucun transfert du pouvoir de prélever des impôts – autrement dit, l’assiette fiscale demeure outrageusement avantageuse pour le gouvernement fédéral. 

Par ailleurs, la ministre des Finances du Québec est revenue à la charge hier en exprimant son inquiétude face à la volonté farouche du gouvernement actuel d’imposer une commission unique de valeurs mobilières à travers tout le Canada. Nous nous y opposons tout aussi farouchement, et je me suis d’ailleurs employé à l’expliquer dans une vidéo publiée en mars dernier, alors que j’étais porte-parole du Bloc en matière de Finances.

Il s’agit là, à mon avis, de signes manifestes de l’échec patent du fédéralisme. Les gouvernements fédéraux se sont toujours opposés à l’abolition de ce prétendu « pouvoir de dépenser », au nom duquel ils se sont permis de s’immiscer dans les compétences du Québec et des provinces.

Visiblement, la souveraineté apparaît une fois de plus comme la seule solution à cette impasse qui dure depuis trop longtemps.

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8 commentaires

  1. Même si cela n’a aucun rapport avec votre billet M. Crête, je crois important de dénoncer la stratégie du dernier mot accordé aux Conservateurs par le réseau TVA-LCN, deus jours avant le scrutin.

    «Le duo Paul Larocque et Jean Lapierre accueillera un autre chef politique dimanche 28 septembre à TVA (à midi trente) et à LCN (à 13h30).

    Cette fois, l’invité sera le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe.

    Vous avez la chance de poser votre question à monsieur Duceppe en cliquant ici (…)

    Les questions les plus pertinentes seront adressées ce dimanche, le 21 septembre à 12h30.

    D’ici le scrutin du 14 octobre, Paul Larocque et Jean Lapierre reçoivent les principaux chefs de parti. Voici d’ailleurs les prochaines dates à retenir.

    Le 28 septembre : Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois

    Le 5 octobre : Stéphane Dion, chef du Parti libéral du Canada

    Le 12 octobre : Stephen Harper, chef du Parti conservateur
    (…)
    **********
    Soyez sans craintes, je reviendrai ajouter mon grain de sel concernant votre billet.

    Publié par AntiPollution le 19 septembre 2008 à 16:03

  2. AntiPollution,

    le dernier mot c’est le peuple qui l’aura!…Mon dernier mot c’est  » VIVE LE BLOC  » jusqu’à ce qu’il ne soit plus NÉCESSAIRE à Ottawa.

    Publié par Daniel Charette le 19 septembre 2008 à 16:32

  3. Le Québec perd des forces à la fois avec Charest et Harper.
    Harper savait très bien (puisqu’ils se sont parlé avant ) ce que Charest allait faire en recevant les 900 millions d’Ottawa en pleine campagne électorale de 2003. Charest a accepté de jouer le jeu des baisses d’impôts, mode populaire chez les conservateurs, pour se faire élire au Québec.

    Maintenant il est piégé comme un rat. Il s’était piégé lui-même en acceptant de suivre Harper. Aujourd’hui son gouvernement manque cruellement d’argent même pour construire le CHUM.
    Il est évident que les deux jouent à un jeu dangereux. et le Québec sortira toujours perdant.

    Publié par AntiPollution le 19 septembre 2008 à 16:36

  4. @ M. Crête

    Si je vous comprends bien , M. Art Peur a décidé unilatéralement que le déséquilibre fiscal était réglé. Il a aussi décidé de nous imposer unilatéralement une commission unique de valeurs mobilières à travers le canada sans tenir compte du québec.
    M. Art Peur décide ce qui est bon , ce qui doit être fait sans jamais consultation aucune, tout ça, dans un gouvernement minoritaire.
    Je n’ose même pas imaginer ce qu’il pourrait décider, controler fixer arbitrairement s’il obtient un gouvernemen majoritaire.
    Non , il ne doit absolument pas posséder ce pouvoir dictatorial .Québécois de partout unissons-nous et votons en bloc pour le Bloc

    Publié par nicole le 19 septembre 2008 à 16:45

  5. Bonjour M. Crête
    Les député(e)s du Bloc peuvent être fiers du travail accompli. Jamais les mots « déséquilibre fiscal » , « nation » du Québec, « scandales » des commandites n’auraient pu trouver écho avec tant d’intensité avec une équipe conservatrice à genoux face au « national building ». Il est faux de prétendre que le Bloc ne peut rien et ne sert à rien, la voix souverainiste a droit de parole, nous payons des impôts à Ottawa et bravo à nos représentant(e)s qui se tiennent debout , dénonçant jour après jour les injustices de ce régime. Nous pourrons collectivement savourer, un jour, le rapatriement intégral de nos pouvoirs, nos impôts et taxes pour le seul bien de notre nation. Le Québec n’a d’ambassadeurs que ses artistes, ses gens d’affaires…Imaginez nos politiciens s’élever sur la scène internationale, nous avons un rôle important à accomplir….Faisons-nous confiance ! Pour la suite des choses…

    Publié par André Duval le 19 septembre 2008 à 21:25

  6. Que se passe-t-il

    je vais vous le dire et vous le savez M.Duceppe

    Les québécois doient ce batte seul et sont au bout du rouleau, car il se sentent trahi pour

    ceux qui les représente et quand je dis Québécois je parle du peuple souvrainiste

    celui qui vous a toujours appuyés vous et qui avait a coeur les idées de votre cher père, un homme brave.

    M. Duceppe nous avons cru que vous nous auriez emportez sur les paroles de votre père et nous avons cru que vous auriez brisé les règles de c »est cher dictateur, dun coup de masse vous pouvez faire tomber les conservateurs et les libéraux avec tout les scandales qui planne sur eux (l affaire Marie Claude Mont-petit)présentement ceci est si gros que tout tomberait.

    Mme Marois au pq c »est quoi cette idée la j ai beaucoup de respect pour la dame politique, mais ecouté donc pour une fois le peuple Québecois a besoin d un grand leader et le peuple le suivra, finisser pas une carrière comme ceci M.Duceppe, arreter moi les discours sur la signature de la constitution canadienne,ont dirait que vous voulez-vous sauver par la porte de derrière car personne ne veut signer cet accord ici.

    Sorter en grand M.Duceppe et guider le peuple,vous êtes le seul a pouvoir le faire et prener M Curzi avec vous je ne suis pas une grande personne M .Duceppe j en arrache encore avec mon francais mais jai du quitter l école jeunne ,car j avais des enfants à faire vivre et de plus je n était pas trop fort a l école par contre je travail tout les jours à devenir un meilleur Québecois et à apprendre mon français car je crois qu un jours un homme déjoura le joute politique et aura ses propre règles et ce sera cet homme qui nous rapportera l espoire au Quebec, moi j ai toujours cru que c était vous.

    je vous souhaite le meilleur des chances malgré tout

    Jai 33 ans jai eu une vie très dure et je crois que je fais partie de la dernière génération qui portera le flambeau.

    Un Quebecois qui ira voter pour vous pas par conviction , mais par peine de voir son pays perdu à tout jamais.

    Publié par Un Quebecois triste le 19 septembre 2008 à 23:24

  7. À mon avis, le désiquilibre fiscal est devenu de la foutaise politique et sociale.

    Il me semble que les revenus d’Ottawa vienne principalement de l’impôt fédérale et des taxes TPS et sur l’essence.

    Au Canada et au Québec, c’est certains que NOUS, les contribuables, ne pardonnons pas les hausses de taxe et impôts. À deux reprises, la TPS à baisser d’un pourcent. À deux reprises, le gouvernement du Québec n’a pas osé augmenter la TVQ car les contribuable, NOUS, aurions juré leur faire payer ça au prochaine élection.

    C’est la même chose pour l’impôt. Tout ce qui peut revenir dans notre poche, pas question de le redonner à un autre.

    C’est claire que le désiquilibre ne se réglera jamais par une baisse du côté fédéral et une hausse équivalente du côté provincial. NOUS sommes responsable pour avoir refuser ce moyen de transfer d’argent.

    Que reste t’il? Le transfer directe d’Ottawa à Québec. Un gros chèque par année. Sauf qu’une élection fédérale, ça se gagne pas en rendant heureux juste les politiciens provinciaux, il y a NOUS aussi qui demandent d’être alléger un peu, mais pas juste avec des pinotes. Pour ça, les politiciens fédéraux on besoin de cash dans les coffres du gouvernement, pour se présenter en élection et nous faire des promesses pour faire plaisir à NOUS, les voteurs.

    Avez vous déjà vu une élection où les chefs se battaient à savoir qui fera les plus gros transfer aux provinces et ne rien promette pour les électeurs.

    C’est facile pour les politiciens québécois, de parler de déséquilibre fiscale et exiger plus en transfer directe, ça leur permet par la suite de gérer cet argent comme bon leur semble et l’exploité pour les élections. Mais quand le transfer se fait via nos portefeuilles, là c’est chiant d’avoir l’odieu de venir récupérer cet argent.

    La définition d’un déséquilibre fiscale devrait être un manque de revenu dans les provinces, pour financer les services de compétance provinciales et un surplus de revenu à Ottawa pour financer les services dans ces compétances. À cette définition, nous refusons d’y contribuer, si par chance, l’argent passe par notre portefeuille.

    Mais aujourd’hui, cette définition ressemble plus à un surplus de revenu au fédéral, ce qui avantage les politiciens fédéraux lors des élections, pour faire des promesses, alors que le manque de revenu dans les provinces, donne presque pas de latitude aux politiciens provinciaux pour faire une élection avec de belle promesses.

    Alors lorsque Harper dis qu’il a régler le désiquilibre fiscale, c’est vrai qu’il a agit, mais juste pas de la façon que Québec aurait voulu. La balle est dans notre camp à nous. Si nous croyons qu’il y avait un désiquilibre fiscale, alors faudrait accepter augmenter la TVQ de 2%. Et évidemment, pas question d’accepter ça.

    Plusieurs dirons qu’avec un pays, un gouvernement, nous n’aurons pas ce problème de deux système politique qui doivent gagner une élection avec des promesses. Peut-être.

    Publié par RT le 20 septembre 2008 à 1:07

  8. Dire que nos collabos fédéralistes Canadiens Francais du Québec ont fait croire aux Québécois depuis le dernier référendum que le fédéralisme Canadien finirait un jours par régler ce problème?
    Encore une preuve que ce ne sont pas les anglophones et les immigrants Québécois qui sont les principaux responsables de notre recul politique, mais toujours ces collabos fédéralistes canadiens Francais qui persistent à maintenir le Québec dans ce régime fédéraliste corrompu!
    Pas étonnant que vous les retrouvez toujours dans le parti Conservateur, le Libéral, le NPD et le vert/rouge canadien!
    Si les francophones du Québec étaient plus solidaire face a ce régime fédéraliste, nous serions déjà un pays souverain!

    VOTONS BLOC pour riposter à la collaboration fédéraliste des Canadiens Francais!

    Publié par Regent Martin le 20 septembre 2008 à 12:25

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