L’industrie manufacturière abandonnée à son sort

Publié par Luc Desnoyers le 4 octobre 2008 à 17:07 30 commentaires

J’ai pu vérifier, en ayant été membre — pendant plus de 10 ans et jusqu’à tout récemment — du conseil d’administration du Fonds de solidarité de la FTQ, jusqu’à quel point l’industrie manufacturière québécoise traverse une période difficile depuis quelques années. C’est tout le Québec qui en souffre. En seulement cinq ans, le Québec a perdu plus du quart de ses emplois manufacturiers, soit 150 000 emplois, dont 65 000 depuis l’arrivée des conservateurs il y a seulement deux ans et demi. Près de la moitié des emplois manufacturiers disparus au Canada pendant ces cinq ans l’ont été au Québec.

Et quand les conservateurs ont fini par intervenir de façon très timide, ils ont adopté une mesure en répartissant les fonds alloués selon la proportion des populations respectives de chaque province. Une formule aberrante et totalement injuste quand on sait que l’industrie manufacturière est concentrée environ aux deux tiers au Québec et en Ontario.

Je vous en dresse un bref aperçu pour mieux comprendre son importance dans l’économie québécoise et la dynamique qui l’affecte actuellement.

Au Québec, le secteur de la fabrication représente 500 000 emplois, des salaires de 22 milliards de dollars, près de 16 % des emplois en décembre 2005 et 20 % des revenus de travail (presque trois fois plus qu’en Alberta) et 90 % des exportations internationales du Québec. Le Québec est une société industrialisée. Pour faire image, la différence entre le poids du manufacturier au Québec et en Alberta est la même qu’entre l’Allemagne, pays industrialisé, et l’Algérie, pays faiblement industrialisé. La valeur ajoutée générée par les entreprises manufacturières représente à elle seule 21 % du PIB québécois.

La part du secteur manufacturier dans l’emploi total au Québec est passée de 17,4 % en janvier 2005 à 15,3 % en février 2007. Ce triste bilan est le résultat d’années de négligence de la part du gouvernement canadien.

Plutôt que d’atténuer la crise, les conservateurs l’empirent par leur laisser-faire. Leur seule réponse, ce sont les baisses d’impôt aux entreprises. Or, baisser les impôts à des entreprises qui n’en paient pas parce qu’elles ne font pas de profits ne donne absolument rien. En 2006, selon les données compilées par la Chambre de commerce du Québec, le secteur manufacturier québécois n’a globalement fait aucun profit. À quoi peuvent bien servir des baisses d’impôt en pareille circonstance?

Une absence de politique industrielle, c’est peut-être bon là où il n’y a presque pas d’industrie. En Alberta, le secteur manufacturier représente moins de 6 % des emplois, et la plupart des entreprises de fabrication vivent du secteur pétrolier.

À ce sujet, les premiers ministres de l’Ontario et du Québec ont plaidé, le 2 octobre dernier, pour un meilleur soutien à l’égard du secteur manufacturier. Mais les conservateurs continuent de faire la sourde oreille : le secteur pétrolier les intéresse davantage…

Êtes-vous préoccupé, comme moi, pour l’avenir de notre industrie manufacturière?

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30 commentaires

  1. Très préoccupé M.Luc, mais les grands responsables dans tout çà c’est nous les consommateurs. ON ACHÈTE du chinois. On ne prends plus de papier et les industries de papier ferment. Regardons-nous avant de blamer les gouvernements.

    Publié par Jerry le 4 octobre 2008 à 18:53

  2. @Jerry,

     » on ne prend plus de papier « . Alors chers amis, la solution est trouvée et tellement simple en plus…abandonnons le courrier électronique et remettons-nous à écrire de vraies lettres en utilisant autant de papier que nous pouvons…ce sera tellement mieux pour notre économie. Fini les journeaux format tabloïde et effectivement les papetières redeviendront prospères!…Vivement le papier de toilette à multiples épaisseurs pour faire  » rouler  » l’économie. Fallait y penser… et surtout continuons à surconsommer…c’est bon pour l’économie! Quand toutes les forêts de la planète seront totalement rasées on aura certainement d’autres brillantes solutions de ce genre à proposer.

    Publié par Daniel Charette le 4 octobre 2008 à 20:54

  3. M »Charette. Le bois dans la forêt quand il est redu à une certaine grosseur tombe tout seul et pollue et n’a pas servi. Allez faire un tour dans les forêts de résigneux et vous verrez.

    Publié par Jerry le 4 octobre 2008 à 21:03

  4. Le jour où le gouvernement ce sera  » nous « , alors là, nous n’aurons personne d’autre à blâmer. Nous serons toutes, tous responsables. En attendant , nous persisterons à voter pour des étrangers tout en ayant l’ impression bizarre que quelque chose ne tourne pas rond dans le plusse beau pays du monde!…

    Publié par Daniel Charette le 4 octobre 2008 à 21:06

  5. La matière première pour fournir les papetières c’est le bois. Le bois provient des arbres et les arbres se font TRÈS RARES. Donc, les papetières manquant de matière ligneuse, ferment les unes après les autres. J’ai peine à croire que je suis en train d’expliquer ça à un adulte, aujourd’hui! Je vis parmi les arbres.

    Publié par Daniel Charette le 4 octobre 2008 à 21:12

  6. Les papetières qui ferment ce n’est pas le manque de bois c’est le manque de commandes. Renseignez-vous avant de dire n’importe quoi.

    Daniel Charette Reply:

    Les multinationales qui exploitent nos ressources forestières ont presque totalement épuisé les forêts qui sont peu éloignées de nous. Mais au moment où je vous écris, il faut aller chercher le bois de plus en plus loin. Ce qui se traduit par une forte augmentation des frais d’exploitation, laquelle se répercute sur le prix de la matière ligneuse que doivent payer les papetières. Les papetières doivent à leur tour demander plus cher pour leur papier, ce qui les rend moins compétitives sur les marchés. La demande diminue, les papetières ferment.

    Daniel Charette Reply:

    Les sociétés multinationales en général  » épuisent  » les ressources, empochent les milliards et puis s’en vont ailleurs contiunuer leur opération  » pillage des ressources « , ne laissant derrière elles que desolation et désarroi. Tout ça avec la bénédiction de leurs amis installés par nous au gouvernement. Moi, pour changer ça je choisis le Bloc. Ils ne règleront pas tout mais ils y travaillent très très fort, je le sais parce que je les vois faire. Je les vois et je les entends.

    Publié par Jerry le 4 octobre 2008 à 21:20

  7.  » Quand un arbre meurt, c’est toute la forêt qui est en deuil « .  » Quand un arbre disparaît, ça fait deux trous et le plus gros est dans le ciel « . Ces deux phrases sont de Félix Leclerc. Les forêts vierges constituent de véritables sanctuaires naturels, nous ne sommes pas obligés de tout saccager, nous pouvons en laisser un peu pour les générations montantes et à venir, ne croyez-vous pas?

    Daniel Charette Reply:

    Pourquoi  » en attente de modération  » ? Qu’est-ce qui cloche avec ce commentaire monsieur le blogueur?

    Réponse du blogueur québécois: « Félix Leclerc » est une des identités prise par un internaute qui n’a plus la possibilité de publier ici; ça fait en sorte que votre commentaire a dû passer par la modération. Je suis désolé, mais je ne peux faire autrement!

    Publié par Daniel Charette le 4 octobre 2008 à 21:22

  8. Si on ne laissait pas des individus usurper des identités cela ne se produirait pas. Surtout qu’il s’agit de véritables héros de la nation québécoise. Je trouve ça vraiment déplorable. Sans rancune.

    Publié par Daniel Charette le 4 octobre 2008 à 22:34

  9. En passant, « Gaston Miron » est-il parti dans l’ouest?

    Réponse du blogueur québécois: Voici les explications concernant «le silence soudain de M. Miron».

    Publié par Denise L. le 5 octobre 2008 à 1:23

  10. @ Jerry

    Nous étions , au québec très spécialisés dans la fabrication de chaussure, essayer aujourd’hui de trouver des chaussures fabriquées au québec, Il y en a plus une seule. Avons-nous arrêter de porter des chaussures?? Nous étions aussi au québec spécialistes dans le textile .Avons -nous arrêter d’utiliser le textile ?
    Vous avez aussi mentionné le bois, le bois qui maintenant va à l’extérieur pour la transformation et revient au québec, est-normal?
    Dans toutes ces pertes d’usines et de manufactures, il y a un/une travailleur/euse, les avez-vous oubliés dans votre analyse de niveau primaire ? La mondialisation a nui au québec , il est grand temps de changer la donne , et devenir nous-mêmes un pays afin de définir nous-mêmes nos propres règles du marché et protéger nos emplois québécois.
    Le gouvernement Harper lui, est trop préoccupé par le libre marché, et sa plateforme en est une de pétrole POINT. S.Harper pour équilibrer son budget . paie les factures et . s’il manque de l’argent il coupe les budgets, pas compliqué et aussi simpliste que votre logique.
    Changeons la donne et VOTONS EN BLOC POUR LE BLOC

    Jerry Reply:

    C’est nous les responsable des fermetures dans tous les secteurs. On achète des produits Chinois. Tant que les chinois ne seront pas syndicalisés, plusieurs industries vont fermé partout en Amérique du Nord. Les salaires élevés en sont la cause. Mais on aime çà de même(les salaires).élevé.

    Publié par nicole le 5 octobre 2008 à 8:07

  11. je suis d,accord que ducept quand il dit que harper quil ne fait rien pour le quebec quil est avec le president des etats unies il envoie nos soldats en guerre la bas ils se fon tuer c’est regrettable pour les veuves mes simpaties pour elles pour ses hommes qui laisse une famille des enfants c’est beaucoup regrettable je suis contente quand ils annonce que nos soldats reviennent et c’est pour sa qu’on a besoin de changement avec le bloc aux quebec une qui a confiance

    nicole Reply:

    Bravo Ruth

    Vous avez raison M. Duceppe est intègre

    Publié par ruth le 5 octobre 2008 à 9:38

  12. Desolé, mais je n’ai pas compris ou est le problème.

    Publié par Mohamad Ali le 5 octobre 2008 à 10:01

  13. Enjeux dans la capitale nationale .

    Le bloc s’est engagé dans des dossiers chers à québec mais les conservateurs demeurent vagues sur les dossiers de la capitale nationale.
    Les conservateurs , par la voix de Luc Harvey(Harper) accusent le Bloc de na pas tenir ses promesses , « Ils ont faits plus de milles promesses mais réalisé aucune »
    Notre candidat réplique que les conservateurs netiennent pas leurs promesses. « En 2006 ils ont fait des promesses au niveau du zoo de québec—
    du tri postal—- du pont de québec ———et, ils n’ont pas remplis leurs promesses, donc ils se sont dit aussi bien pas en faire ce coup-ci. V’LAN ENTRE LES DENTS !!!!!!!!!!
    http://www.radio-canada.ca/elections/federales2008/2008/10/05/001-Quebec-enjeux-PC.shtml

    Publié par nicole le 5 octobre 2008 à 10:40

  14. Pour vous détendre

    Une idée de Marcelle viger

    LE CORBEAU ET LE RENARD de Jean de Lafontaine

           Maître Corbeau, sur un arbre perché,
               Tenait en son bec un fromage.
           Maître Renard, par l’odeur alléché,
               Lui tint à peu près ce langage :
           Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
        Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
               Sans mentir, si votre ramage
               Se rapporte à votre plumage,
         Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
    À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
               Et pour montrer sa belle voix,
       Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
       Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
                  Apprenez que tout flatteur
         Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
       Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
               Le Corbeau honteux et confus
       Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

    La fable de la nation.

    A tous les artisans-fabriquants de fromage au lait cru du Québec
    La fable de la nation.

    Le corbeau, c’est le Québec. Le fromage, c’est la nation. Le Renard, c’est le duo Harper-Dion.

    Maître Québec, sur un arbre perché,
               Tenait en son bec un fromage-nation.
           Maître Dion-Harper, par l’odeur alléché,
               Lui tint à peu près ce langage :
           Et bonjour, Monsieur du Québec,
        Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
               Sans mentir, si votre ramage
               Se rapporte à votre plumage,
         Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
    À ces mots le Québec ne se sent pas de joie,
               Et pour montrer sa belle voix,
       Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
       Harper-Dion s’en saisit, et dit : Mon bon Québec,
                  Apprenez que tout flatteur
         Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
       Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
               Le Québec honteux et confus
       Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
    Robert Barberis-Gervais, dimanche 5 octobre 2008, Longueuil-Pierre-Boucher, de l’excellent candidat du Bloc Jean Dorion

    Publié par robert barberis le 5 octobre 2008 à 11:47

  15. Hors-sujet, je m’en excuse, mais mieux vaut tard que jamais.
    A Marcelle Viger, avec une majuscule au nom propre

    Lettre ouverte à l’éditorialiste en chef de La Presse

    L’argument massue d’André Pratte en faveur des conservateurs

    Monsieur Pratte, oublions la plainte que j’ai faite contre vous au Conseil de presse qui m’a donné en partie raison, et, comme disent les Américains, engageons une conversation. Ce dialogue, comme les débats des chefs, c’est un jeu de société qui peut avoir sa place dans une société dite démocratique.

    Dans votre éditorial intitulé Le Phénomène Duceppe, vous essayez de me convaincre de ne pas me satisfaire d’un rôle de simple spectateur à Ottawa et de voter pour un parti fédéral qui pourrait prendre le pouvoir. Votre façon de considérer le Bloc comme “simple spectateur” est contredite par le rôle joué par le Bloc comme opposition surtout dans un contexte possible de gouvernement minoritaire, mais passons pour le moment.

    Je vous sais gré de ne pas “sous-estimer les talents exceptionnels de M. Duceppe ». Voici ce que vous écrivez pour me convaincre de voter conservateur.

    “Cette année, les Québécois se retrouvent pourtant devant des partis de gouvernement susceptibles de leur plaire. Les conservateurs de Stephen Harper ont pris des décisions importantes en faveur du Québec, notamment la reconnaissance de la nation. Néanmoins, beaucoup de gens balaieront du revers de la main ce geste historique au motif que quelques programmes de soutien aux arts ont été annulés.”

    La reconnaissance de la nation mérite un examen serré et sans complaisance.

    1- Est-ce que les Conservateurs auraient proposé d’eux-mêmes de reconnaître la nation québécoise? La réponse est non.

    2- C’est le Bloc québécois qui a proposé que le Parlement d’Ottawa reconnaisse que le Québec (tout le Québec, tous les habitants du territoire du Québec) forme une nation point à la ligne.

    3- Pognés avec cette patate chaude, Steven Harper et Stéphane Dion ont transformé la résolution du Bloc pour aboutir à: “Les Québécois” (en français dans le texte) forment une nation dans un Canada uni” Le Québec est devenu “Les Québécois” ce qui est une forme d’ethnicisation de la nation québécoise si bien qu’un ministre conservateur a démissionné à cause de cette ethnicisation.
    Et Stéphane Dion en a profité pour dire que les Québécois forment une nation au sens sociologique du terme et non politique ce qui est faux car cette nation québécoise s’appuie sur l’Assemblée nationale du Québec qui a beaucoup de pouvoirs politiques et qui a un budget de 60 milliards.

    4- Cette résolution qui ethnicise la nation québécoise, en plus, lui donne la permission d’exister uniquement “dans un Canada uni” ce qui est pratiquement nier le droit des peuples à l’autodétermination ce qui la rapproche de la Clarity law, Loi sur la clarté de Chrétien-Dion.

    5- Bien qu’elle ne donne aucun pouvoir au Québec, certains savants constitutionnalistes se sont forcés pour dire que cette résolution a une minime signification symbolique possible et que c’est mieux que rien. Voilà pourquoi le Bloc a voté pour cette reconnaissance de la nation bien que les inconvénients politiques soient considérables puisque les Conservateurs s’en servent en lui donnant un sens qu’elle n’a pas pour “séduire” les Québécois avec pas grand’chose comme le renard avec le corbeau dans la fable de Jean de LaFontaine.

    Alors, M. Pratte, quand vous écrivez:

    “Les conservateurs de Stephen Harper ont pris des décisions importantes en faveur du Québec, notamment la reconnaissance de la nation. Néanmoins, beaucoup de gens balaieront du revers de la main ce geste historique au motif que quelques programmes de soutien aux arts ont été annulés.”, mon commentaire est le suivant:

    La reconnaissance de la nation n’est pas une décision importante en faveur du Québec et ce n’est surtout pas un “geste historique”. Votre argument massue pour me convaincre de voter conservateur ne me touche donc absolument pas. Et comme je ne souffre d’aucun complexe d’infériorité par rapport à votre titre “prestigieux” d’éditorialiste en chef de La Presse, je vous mets au défi de contredire mon analyse de la reconnaissance de la nation. Si vous dites que j’ai tort, prouvez-le.
    En discutant avec moi qui ne suis qu’un humble citoyen sans pouvoir (comme le Bloc), vous donnerez tort à ceux et celles qui vous accusent de faire de la propagande sans aucun souci de la vérité et qui vous accusent d’être au service de l’idéologie de Paul Desmarais, votre patron, sans aucun souci de la démocratie polluée par la propagande et enrichie par la vraie discussion.

    Robert Barberis-Gervais, Longueuil-Pierre-Boucher, comté de Jean Dorion, dimanche, 5 octobre 2008

    nicole Reply:

    @robert barberis

    Jadis , les québécois tendaient l’autre joue lorsqu’on l’insultait,on se mettaient à genoux devant ces beaux parleurs que sont les journaleux. Maintenant la récréation est teminée le québec a changé , les québécois se sont instruits , éduqués et ne tendent plus l’autre joue, ne plient plus devant les faux discours Non, les québécois se respectent trop pour se laisser endormir par de faux paons.
    DEBOUTS QUÉBÉCOIS, ne laissons pas les Pratte-Dubuc-Marissal
    de ce monde endormir notre cerveau. Nous sommes une nation fière avec plein de potentiel ,capable de décider par nous-mêmes de toutes nos priorités.
    Ce Québec que j’aime est à nous et prenons-le et que S. Harper s’en retourne dans son alberta natale
    Le québec au BLOC

    Publié par robert barberis le 5 octobre 2008 à 12:06

  16. A Luc Desnoyers, J’espère de tout coeur que vous serez élu. Permettez-moi d’ajouer ceci qui n’a pas rapport avec le secteur manufacturier (sauf pour le référence à l’industrie de l’automobile) mais qui pourrait vous intéresser.

    Selon Jeffrey Simpson
    Gilles Duceppe est une insulte pour le Canada anglais

    Le chroniqueur politique « prestigieux » du Globe and Mail de Toronto a publié jeudi le 2 octobre dans La Presse une analyse du débat des cinq chefs qui devait avoir lieu en anglais le soir même.

    Son dernier paragraphe est à remarquer. Le voici.

    « En ce qui concerne Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois, sa présence dans le débat en anglais est une complète perte de temps et même une insulte étant donné que son parti ne présente aucun candidat hors du Québec. Presque personne dans l’auditoire anglophone au Canada n’est intéressé par ses plaintes prévisibles et inspirées par un esprit de clocher à propos du Québec. »

    Donc Jeffrey Simpson, s’il n’en tenait qu’à lui, exclurait Gilles Duceppe, chef d’un parti important de l’opposition à Ottawa, du débat en anglais des chefs. Les Canadiens anglais, selon Simpson, ne sont pas intéressés « à ses plaintes prévisibles inspirées par un esprit de clocher à propos du Québec ». Je suppose que quand l’Ontario a obtenu l’ensemble de l’industrie de l’automobile, elle n’était pas inspirée par un esprit de clocher.

    M. Simpson, je suis indépendantiste mais actuellement je paie mes taxes et mes impôts à Ottawa et Gilles Duceppe me représente. Je veux l’entendre parler en mon nom au débat des chefs et je comprends très bien l’anglais de telle sorte que je n’aurai même pas recours à la traduction simultanée.

    Vous voulez exclure Gilles Duceppe de ce débat crucial comme Michaël Fortier et le parti conservateur, dans leur fameux panneau publicitaire veulent exclure le Bloc québécois parce qu’il serait inutile et coûteux. Jeffrey Simpson et Michael Fortier, même combat, même intolérance, même esprit d’ostracisme et même visée antidémocratique.

    M. Simpson, la prochaine étape de votre pensée devrait être d’exclure le Québec au complet du Canada comme vous le suggérait une indépendantiste de la première heure Andrée Ferretti sur le site Vigile.net. Ne trouvez-vous pas que le Canada fonctionnerait bien mieux sans le Québec. Vous auriez le gouvernement majoritaire que vous voulez et vous n’auriez plus à endurer non seulement Gilles Duceppe mais aussi un Jean Charest ou une Pauline Marois qui sont des maîtres « des plaintes prévisibles et de l’esprit de clocher ». Qu’attendez-vous pour convaincre le Canada anglais que le temps est venu de vous débarrasser du Québec puisque vous voulez exclure Gilles Duceppe du débat des chefs au mépris de citoyens canadiens comme moi qui ont voté et vont voter pour le Bloc à Ottawa.

    Suivez les conseils d’Andrée Ferretti qui fait la promotion de l’intérêt de tous les Canadiens. Voici ce qu’elle écrivait le 3 septembre sur la Tribune libre de Vigile.net:

    “L’impossibilité de plus en plus évidente pour un Parti fédéral de former aujourd’hui et demain un gouvernement majoritaire, conséquence majeure de la présence du Bloc québécois sur son théâtre d’opérations, devrait inciter ce Parti à éclairer les Canadians et les Québécois sur leurs intérêts communs, à savoir la séparation à l’amiable des deux entités.”

    Selon Ferretti qui est plus pertinente que jamais, en élisant un grand nombre de députés du Bloc, les Québécois démontrent “leur pouvoir d’empêcher le Canada de se doter d’un gouvernement capable de fonctionner selon les aspirations et intérêts de sa majorité, tant qu’il ne se libérera pas du Québec”.

    Débarrassé “des plaintes prévisibles et de l’esprit de clocher”, le Canada cesserait de perdre son temps et de se faire insulter et pourrait alors fonctionner dans son propre intérêt, c’est-à-dire celui de sa majorité historique anglaise et écossaise et leurs descendants.

    Puisque le chef du Bloc est une insulte et une perte de temps, que Jeffrey Simpson soit logique et contribue à ce que que la nation du Québec se dote d’un Etat national pour que le Canada puisse discuter en paix et s’épanouir comme une vraie nation qui serait débarrassée du boulet d’une fausse nation.

    Robert Barberis-Gervais, Longueuil-Pierre-Boucher, 5 octobre 2008

    Publié par robert barberis le 5 octobre 2008 à 12:14

  17. Bein franchement, votre discours encourage les souverainistes qui ont voté et votent Conservateur !

    Si tout va bien au Québec, pourquoi faire l’indépendance ?

    Le pétrole d’Alberta tue et va continuer de tuer l’industrie québécoise.

    Encourageons Harper !

    Ou bien les Québécois vont se laisser mourrir, ou bien ils feront leur indépendance.

    Ils mourront comme des souris ou se battront comme des hommes.

    Publié par Gébé Tremblay le 5 octobre 2008 à 12:25

  18. Pourquoi aller demander l’aide de l’Ontario qui n’a pas plus à coeur les intérêts du Québec ?

    Soyez francs et direct.

    Le Québec industriel se meurt à caus du pétrole de l’Alberta. Seule l’ Indépendance peut nous sauver.

    Publié par Gébé Tremblay le 5 octobre 2008 à 12:33

  19. Est-ce que ça vaut encore la peine de se battre pour ce peuple de souris ?

    Publié par Gébé Tremblay le 5 octobre 2008 à 12:41

  20. « C’est toute la société canadienne-française qui abandonne. C’est nos commerçants qui affichent des raisons sociales anglaises. Et voyez les panneaux-réclame tout le long de nos routes. Nous sommes une race servile. Nous avons eu les reins cassés, il y a deux siècles, et ça paraît. »

    Les Insolences du Frère Untel 1960

    Publié par Gébé Tremblay le 5 octobre 2008 à 12:53

  21. M.Tremblay Le pétrole de l’Alberta tue l’industrie du Québec. M.Tremblay si vous voulez passer l’indépendance du Québec arrivez avec un autre raisonnement que celui-ci. Avec des raisonnements comme celui la, quel Pays allons nous devenir.

    Publié par Jerry le 5 octobre 2008 à 15:33

  22. Jerry

    Vous avez raison, ce n’est pas le pétrole qui tue l’industrie au Québec, ce sont les politiques économiques de M.Harper qui sont à sens unique, dirigées en faveur des multinationnales et le laisser-faire des marchés au détriment du bon sens de la régulation logique des marchés.

    Publié par maude levasseur le 5 octobre 2008 à 16:07

  23. Bravo Mme.Maude, c’est avec des gens comme vous que le Québec pourra un jour espérer devenir un PAYS. Salut.

    Publié par Jerry le 5 octobre 2008 à 16:30

  24. Jerry

    Retournez sur les bancs d’écoles pour apprendre l’histoire du développement économique de l’ouest Canadien et vous découvrirez comment ces provinces se sont enrichis et développer grâce aux taxes payés par nos arrières grands parents!
    Oui monsieur les magouilles des provinces de l’ouest sont des arguments historique pour l’indépendance, il n’y a que les Bob Gratton du Québec qui collaborent avec ce régime fédéraliste corrompu!

    VIVE L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC et le BLOC QUÉBÉCOIS!

    Publié par Regent Martin le 8 octobre 2008 à 20:42

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