Développement ne rime pas forcément avec pouvoir

Publié par Gérard Asselin le 9 octobre 2008 à 12:04 12 commentaires

Je me nourris de politique depuis une trentaine d’années – dont les 15 dernières à titre de député fédéral au sein du Bloc Québécois. J’ai fait partie du premier front. Tous les jours, depuis sa création, je milite pour les gens de ma circonscription et, avec l’équipe du BQ, nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour le Québec.

Si nous nous dévouons tant à cette cause, c’est que nous estimons que nous avons des acquis à protéger et à défendre, et des causes à faire valoir auprès du gouvernement fédéral.

Contrairement aux autres partis, la prise du pouvoir n’est pas notre objectif ultime – notre seule préoccupation est : le QUÉBEC, le QUÉBEC et uniquement le QUÉBEC !

Depuis 1993, en votant pour la défense de la nation que nous formons ensemble, le BQ se fait l’écho de nos besoins, nos valeurs, nos acquis, notre identité et notre authenticité.

Notre démarche consiste à respecter les opinions divergentes et à dégager les consensus qui existent au Québec, au bénéfice du plus grand nombre. C’est fort de cette philosophie – que nous gardons toujours à l’esprit – que nous menons cette campagne et que nous nous engageons, de nouveau, à faire grandir nos régions et à nous battre contre les iniquités du système fédéraliste.

La reconnaissance de notre nation, en parole, c’est bien, c’est un premier pas, mais c’est clairement insuffisant. Sans gestes concrets pour l’appuyer, cette reconnaissance n’est malheureusement qu’un premier pas vers… pas grand-chose.

On se rend bien compte, maintenant, de ce que les conservateurs espéraient du Québec : qu’il se fasse duper par des mesures opportunistes, électoralistes et finalement bien superficielles. Or, ils ont été démasqués, sur ces questions et sur d’autres, et ils paient aujourd’hui le prix de leur arrogance. Dans Manicouagan, le candidat conservateur n’avait sûrement pas anticipé que la campagne de son parti déraperait de la sorte au Québec. Lors d’un débat devant des cégépiens, il a  donné l’image d’un candidat qui souhaitait fuir le troupeau avant même d’en faire partie. Il préfère la réhabilitation des jeunes contrevenants, s’oppose au C-484 sur l’avortement et à la guerre en Afghanistan. On se demande ce qu’il est allé faire dans la galère conservatrice…

Selon lui, si l’on n’est pas du côté du pouvoir, on ne développe rien. Les électeurs et les électrices de Manicouagan détiennent pourtant la preuve que développement ne rime pas forcément avec pouvoir. Nonobstant certains secteurs en difficultés, notre circonscription connaît  une des périodes les plus prospères de son histoire et ce, avec un député du Bloc Québécois, qui était, bien sûr, dans l’opposition.

Au Bloc Québécois, nous croyons qu’il est préférable d’avoir un député dans l’opposition qui se tient debout, plutôt qu’un député au pouvoir, mais à genoux. D’ailleurs, les gens de Manicouagan ont très bien compris qu’ils n’ont pas besoin d’un élu dont le travail sera prescrit à la lettre par le Bureau du premier ministre sans pouvoir prendre en considération les intérêts de son électorat. Ils n’ont surtout pas besoin d’un autre Jean-Pierre Blackburn qui s’évertue à voter contre des projets qui auraient pu profiter à sa région, à cause des ordres qui viennent d’en haut.

Le 14 octobre, je vous invite à voter pour une démocratie honnête et exempte de vices cachés.

Que pensez-vous de l’argument que nous servent les conservateurs, à savoir qu’on doit voter « du bon bord » si l’on veut espérer des retombées dans notre région ? Ne croyez-vous pas, comme moi, qu’il s’agit d’un argument d’un rare mépris pour les principes démocratiques ? Qu’il s’agit d’un retour tout à fait regrettable aux manières de faire de Duplessis ?

Envoyer un commentaire

12 commentaires

  1. Développement rimes-tu avec Pouvoir?

    Le développement d’une région ou autres, est fait par et pour les gens qu’y travaillent et cela pour leur épanouissement économique.

    Le pouvoir doit aider, favoriser ses développeur SANS TENIR COMPTE DE LEUR ALLÉGENCE POLITIQUE. Cela s’appelle être au service des citoyens, c’est pour cela aussi que nous élisons des députés.

    Un député honnête et intègre de son mandat qu’il a reçu par la population doit s’impliquer, à 150,000$ par année, il y a intérêt à se présenter devant ses électeurs pour qu’ils puissent déposer leur projet et non nous faire suer avec sa couleur.

    De plus par expérience dans Jeanne Leber, notre député est très présent auprès justement des décideurs et développeur et jamais je l’ai vue demander à ses commentant si il était membre du Bloc.

    Voilà pourquoi un député est élu. SERVIRE LA POPULATION SANS ÉTIQUETTE.

    Répondre à ce commentairePublié par Alain Lacasse le 9 octobre 2008 à 12:42

  2. C’est vrai, Monsieur Asselin, que vous avez la passion de la politique parce que faire la route Ottawa-Manicouagan, en auto, à toutes semaines, en vous impliquant dans toutes les causes, vous méritez notre admiration. C’est vrai que vous êtes un excellent représentant du Québec à Ottawa. Et vous n’avez pas de leçons à recevoir de Monsieur Blackburn ( qui a coûté $150,000.pour avions privés au lieu d’utiliser les vols commerciaux). Et oui de défendre les projets de la Côte nord comme vous le faites depuis tant d’années, pas besoin d’être au pouvoir mais  »travailler à faire grandir votre région avec consensus » comme vous dites si bien.

    Bonne fin de campagne, Monsieur Asselin, restez confiant, vous êtes un batailleur pour le Québec.

    Répondre à ce commentairePublié par Marina le 9 octobre 2008 à 22:46

  3. Voter du bon bord, ça veut dire strictement rien, puisque nous ne savons pas qui va être élu le 14 oct.

    Bon, il y en a plusieurs aussi qui ne peuvent pas défénir ce que le mot BON veut dire, surtout si on parle des 2 partis fédéralistes corrompus à l’os. PCC qui ment comme y respire, le PLC qui nous a servi des commandites et pour le NPD on sait pas trop trop où il loge dans ses idées.

    Je trouve ça tellement niaiseux cette expression, comme si une population de plusieurs millions d’habitants savaient d’avance qui va gagner les élections!…vraiment niaiseux.

    Répondre à ce commentairePublié par maude levasseur le 9 octobre 2008 à 22:53

  4. Finalement moi cette expression me fait penser aux pays qui votent d’un bord parce qu’il n’ont pas le choix du bon bord. Poutine pis sa Russie, par exemple. Le monde dans ce pays là votent toujours du bon et du mauvais bord en même temps, qu’ils le veulent ou non.

    C’est très subjectif ou étroit d’esprit de penser qu’on a tous la même conception du meilleur ou du mauvais. Nos priorités ne sont pas les mêmes, nos attentes ne sont pas les mêmes etc. c’est pour ça qu’on a plusieurs partis et qu’on veut garder plusieurs choix.

    Je voudrais pas qu’un conservateur viennent me dire ça en pleine face, je pense qu’il serait très mal reçu….Il ne le répèterait pas une deuxième fois.

    Répondre à ce commentairePublié par maude levasseur le 9 octobre 2008 à 23:13

  5. M. Asselin,

    Voici ce que je réponds à votre question au sujet du «bon bord» (je l’ai dit ailleurs, mais cela relaie les propos de Mme Maude Levasseur):

    Aux députés conservateurs de la région de Québec: ça donne quoi d’avoir des députés conservateurs dans l’opposition?

    Ça fait quoi un député conservateur s’il y a gouvernement libéral minoritaire (une possibilité)?

    Ça sert à quoi un député conservateur qui n’est pas au pouvoir?

    L’arroseur arrosé.

    Répondre à ce commentairePublié par Alexis Simard le 10 octobre 2008 à 8:55

  6. Avec 42% d’appuis pour le BLOC ce matin, en première page de la presse (Démarrais doit Halluciné), je suis en train de gagner mon pari personnelle, celui de voir ce construire un rempart pour stopper une droite conservatrice, qui carbure à l’oxygène pollué part une culture très orthodoxe.
    Et comme j’ai besoin d’un avocat pour défendre l’intégrité économique, social, culturel, territorial de mon pays en devenir, je vais en prendre un qui vient aux moins du Québec et qui est souverainiste.

    J’en suis venu à sa seule alternative de choix pour cette élection ci.
    LE BLOC

    Le Bloc est un amalgame de genre concentré sur leur propre agenda politique, ce qui est correcte en sois, puisse que cela démontre bien une forme concrète de pratique démocratique. Il peut y avoir à l’occasion, une convergence sur le fond et le contenu, ce qui provoque par la force des choses, un front commun.

    C’est exactement ce qu’il arrive présentement aux BLOC, une coalition cristallisé qui ont un solide point en commun celui de stopper Harper. Mois après si L’avocat ne fait pas sa job ou que le rempart s’éfrite pour des raison partisane, à la prochaine je réévaluerai.
    Une à la fois…….

    Allez bonnes chances.

    Répondre à ce commentairePublié par Alain Lacasse le 10 octobre 2008 à 10:08

  7. Bien vrai, mais n’oublions pas que pour que les sondages deviennent réalité, il faut aller voter!

    Rappelez-le à vos amis, à votre famille, votons!

    Répondre à ce commentairePublié par Jeanne Brunet le 10 octobre 2008 à 10:31

  8. La vision unie du canada de S. Haper versus la vision debout du québec.
    Avec le Bloc le québec se tient debout aujourd’hui et, parler contre le Bloc et les québécois rapporte des ovations debout à S. Harper dans le roc.
    En 2006 ils achetait le vote des québécois en promettant la reconnaissance de la nation et aujourd’hui il achète le vote du roc en parlant contre les québécois.
    Quelle homme intègre !!!!!
    Il fait la démonstration évidente de ces deux visons- ces deux solitudes de la presque reine—– ces deux pays.
    Qu’attendons-nous pour comprendre que notre véritable pays est le québec ?

    http://carnetsdudevoir.com/

    Répondre à ce commentairePublié par nicole le 10 octobre 2008 à 10:37

  9. Faisant un peu suite à mon commentaire ci-haut , . Joseph Facal terminait le billet de son blogue de mercredi le 8 par : Posez-vous la question : pourquoi S. Harper risquerait -il , pour faire des gains aujourd’hui au québec de mécontenter le reste du canada,et d’y perdre les appuis qu’il a ,alors qu’il peut se maintenir au pouvoir avec une poignée de députés québécois? Il part avec 26 députés en Alberta qui lui sont acquis, sans une seule phrase prononcée. Une aubaine .!!!!!!!
    Conclusion , par opportuniste électoral S. Harper a compris ces dernières journées que les québécois ne sont pas rentables politiquement ces temps -ci et, il se concentre donc dans le roc .
    Ça, c’est la vraie politique , ce qui se passe dans la vraie vie pour les fédéralistes.C’est probablment de ça que S. Harper parlait lorsqu’il disait  » qu’acheter en bourse pouvait amener de bonnes affaires » On a acheté les québécois en 2006 et aujourd’hui on achète le roc

    Répondre à ce commentairePublié par nicole le 10 octobre 2008 à 11:06

  10. Chère Nicole,

    je crois que l’appartenance à un pays ou à une nation, c’est quelque chose qui se ressent. On peut  » expliquer  » en long et en large et c’est très valable mais si en plus, dans notre façon de nommer de notre pays, nous parvenons à leur transmettre ne serait-ce qu’un peu de la flamme qui nous habite et de notre très grand amour pour le Québec, comme vous le faites si généreusement…peut-être parviendrons-nous à les toucher vraiment et à leur donner le goût de joindre la famille souverainiste. Moi je suis heureux de pouvoir partager ma passion pour notre pays avec vous. Continuons à faire vivre, fleurir et resplendir notre LYS QUÉBÉCOIS !!

    Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 10 octobre 2008 à 19:17

  11. Pourquou le Bloc ne défend-t-il pas les droits des francos hors Québec, comme les acadiens? Le BQ a l’obligation morale de pousser le prochain gouvernement fédérale à reconnaître la nation acadienne.

    Répondre à ce commentairePublié par Mohamad Ali le 12 octobre 2008 à 10:24

  12. C’est pas le Bloc Acadien, M. Ali.

    Répondre à ce commentairePublié par Gébé Tremblay le 12 octobre 2008 à 10:55

Envoyer un commentaire ou une question