Alors qu’il faut s’attendre à voir le taux de chômage augmenter à cause de l’incertitude économique, les mesures préconisées par le Bloc Québécois au régime de l’assurance-emploi seront plus que jamais nécessaires afin d’aider au maximum toutes les victimes de la récession appréhendée par tous les économistes maintenant. J’estime en effet qu’on a le devoir d’augmenter la durée des prestations, de réduire le nombre de semaines pour être éligible et d’admettre les travailleurs autonomes parmi les cotisants si on veut diminuer l’impact des folies des funambules de la finance dans l’économie réelle et en bout de course dans la vie quotidienne des travailleurs et travailleuses québécois.
La tournure des événements fait en sorte que je vais me battre encore plus fort pour l’élargissement de la couverture de l’assurance-emploi. Déjà, ces corrections s’imposaient parce que les surplus accumulés de 54 milliards de dollars à l’assurance-emploi s’étaient faits sur le dos des cotisants. Les libéraux et les conservateurs ont tout simplement pelleté le déficit dans la cour des chômeurs et des chômeuses en plus de celle des provinces.
Cette couverture élargie s’impose parce que le ralentissement va affecter encore plus les industries forestière et manufacturière qui étaient déjà fort mal en point avant même que les États-Unis nous fassent goûter aux vertus du capitalisme extrême. Comme l’économie américaine donne déjà des signes alarmants de ralentissement, il faut se préparer à un impact semblable ici d’ici la fin de l’année parce que nos exportations sont tributaires à 80 % du marché américain. Bombardier a d’ailleurs prévu que son carnet de commandes va diminuer du tiers à cause des annulations prévisibles des livraisons d’avions anticipées dans un contexte économique plus favorable.
Dans ce nouveau contexte, il est à craindre que les pénuries de travailleurs dans certains domaines vont être moins prononcées que prévu. Retrouver un emploi après avoir été mis à pied va être forcément plus difficile. C’est pourquoi les mesures mises de l’avant par le Bloc deviennent indispensables : réduction à 360 heures du nombre minimum d’heures travaillées pour avoir droit aux prestations, taux de celles-ci augmenté de 55 % à 60 % du salaire gagné, abolition du délai de carence et durée des prestations prolongée de cinq semaines dans toutes les régions sans égard au taux de chômage local. Elles auront pour effet d’adoucir le sort des nouveaux chômeurs et de combler tout à la fois le « trou noir » que connaissent les travailleurs saisonniers entre la fin de leurs prestations et la reprise de leur travail.
Le Bloc Québécois est le seul parti qui s’est intéressé sérieusement au sort des travailleurs autonomes. Nous nous sommes engagés à présenter une motion au comité des Finances afin d’inviter les travailleurs autonomes à présenter leurs doléances face au ministère du Revenu. Alors qu’ils gagnent 28 000 $ par année en moyenne, soit 3 000 $ de moins que les travailleurs salariés, ils se retrouvent fréquemment obligés de payer plusieurs milliers de dollars rapidement au moment de l’impôt.
De plus, afin procurer un peu plus de stabilité aux travailleurs autonomes, nous proposons qu’ils puissent cotiser au régime de l’assurance-emploi sur une base volontaire dans le but de mieux se prémunir contre les coups durs. Une telle mesure nous apparaît tout à fait normale parce que les travailleurs autonomes constituent une ressource corvéable pour les entreprises, des travailleurs et des travailleuses dont on tire le maximum quand les affaires vont bien et dont on se débarrasse en premier quand les recettes chutent.
Croyez-vous que les chômeurs méritent d’être mieux traités lors de la récession qui s’annonce après avoir été spoliés de 54 milliards au cours des dernières années ?






Monsieur St.-Cyr, Pourquoi pas une caisse d’assurance emplois du Québec et juste pour le Québec ?
Le Canada l’autre pays, nous imposent leur vision d’un Chômeur. Polyvalent et mal rémunéré. Pourtant ont contré bus à ce constat. Hier soir durant le débat je vous faisait savoir qu’il avait au Québec plus de 1, 200,000 personnes qui gagnent moins de 12 $ l’heure. Hors leur couverture ce limite à 55% de 12$. Donc 6$ imaginez-vous au salaire minimum.
Il me semble qu’une assurance est là pour pallier temporairement aux besoin monétaires des chômeurs. Ce qui n’est pas le cas présentement. Ont l’appauvrie aux max pour qu’ils retourne le plus tôt possible sur le marché du travaille. Une caisse Québécoise d’assurance chômage tiendrait compte de cette réalité MAIS SORTOUT celle du coût de la vie……..
Publié par Alain Lacasse le 10 octobre 2008 à 13:47
Bonne chance, M. St-Cyr! Le Québec a besoin de jeunes députés progressistes comme vous.
Publié par Alexis Simard le 10 octobre 2008 à 15:42
Malheureusement, les fonds destinés aux chômeurs ont été détournés pour servir comme en-lieu de revenu au gouvernement et non pas pour subvenir aux besoins des chômeurs, Le gouvernement fédéral a pigé dans l’assurance-chômage pour financer les autres programmes.
Publié par AntiPollution le 11 octobre 2008 à 11:07