D’une illusion à l’autre : comme Harper, Ignatieff contre la loi 101

Publié par Pierre Paquette le 10 février 2009 à 13:21 8 commentaires

Bien des gens aimeraient croire qu’un jour, un leader canadien ouvrira enfin les bras au Québec. Certains ont cru en Paul Martin et ils ont été terriblement déçus. Certains ont voulu croire en Stephen Harper et son fédéralisme d’ouverture et ils ont assisté à la mort de cette soi-disant ouverture.

C’est maintenant au tour de Michael Ignatieff de faire illusion auprès des fédéralistes canadiens qui espèrent gagner le cœur des Québécoises et des Québécois. Pourtant, Michael Ignatieff a été très clair et il n’y a aucune illusion à entretenir pour le Québec.

Je ne vous donne qu’un exemple parmi d’autres : en 2006, Michael Ignatieff affirmait que le Québec avait le droit d’être maître chez lui en matière de langue.

Quelques mois plus tard, il votait contre le projet de loi du Bloc Québécois prévoyant que la loi 101 s’applique aux entreprises sous juridiction fédérale sur le territoire du Québec.

Michael Ignatieff a donc voté contre la loi 101, contre le Québec. Comme Stephen Harper. Michael Ignatieff se targue d’avoir reconnu la nation québécoise, mais il refuse de reconnaître notre langue officielle, le français. Comme Stephen Harper.

Aujourd’hui, j’ai déposé à nouveau le projet de loi du Bloc Québécois pour la reconnaissance de la langue française dans les entreprises québécoises sous juridiction fédérale. J’invite les Québécoises et les Québécois à suivre attentivement l’attitude des partis canadiens au moment de voter.

Ils verront que la nation québécoise n’a aucune illusion à se faire. Que le gouvernement soit formé des conservateurs ou des libéraux, et qu’il soit dirigé par Ignatieff ou Harper n’y changera rien. Une nation a toujours la politique de ses intérêts et c’est ce qui se passe au Canada, peu importe les partis, peu importe les chefs : c’est le Canada d’abord et tant pis pour le Québec.

Pour une nation francophone en Amérique, la nécessité d’être maître chez soi en matière de langue, de culture et de citoyenneté est d’une brûlante actualité. Or, le Canada nous refuse ce droit.

Il n’existe qu’une voie réaliste pour que le français soit la langue de travail de tous les Québécois qui le désirent : c’est la souveraineté du Québec.

Pierre Paquette
Leader parlementaire du Bloc Québécois
Député de Joliette

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8 commentaires

  1. Oh! que j’aime ce que je vois et lis!!!!!
    Comme ils nous ont promis , nos deux chefs parlent souveraineté, et remettent a l’avant plan les raisons de faire notre pays. Par cette vidéo sur le manifeste et par l’argumentaire , nous n’avons aucun doute que la souveraineté est la solution .
    Merci!! M. Duceppe et Mme Marois qui travaillez conjointement , l’action conjointe de vous deux sera un apport important et mettra du poids en notre faveur.  » Un verre de lait c’est bien mais deux c’est mieux et 100 c’est la perfection  »
    Quant a M. Ignatieff il a ses intérêts en Ontario qui sont tout a fait a l’opposé des nôtres. Plus je vieillis , plus je veux que ma langue fasse partie de mon testament , et avec 2% de francophones en Amérique , si nous n’y voyons pas mon testament ne pourra être respecté hélas!!!!!

    P.S.: Ce travail conjoint va nous donner beaucoup de visibilité , pour contrer l’mage que les médias font au nouveau médaillé

    Répondre à ce commentairePublié par nicole le 10 février 2009 à 14:11

  2. Croire qu’un jour un fédéraliste viendra tendre la main au Québécois, c’est croire au Père Noël…..
    Par définition, un fédéraliste est contre l’indépendance du Québec, est contre un statut particulier pour le Québec et ne prendra jamais la défense des Québécois en Chambre des Communes…
    Quelle partie de mon énoncé n’avez-vous pas compris ?

    Répondre à ce commentairePublié par B. Léger le 10 février 2009 à 14:50

  3. C’est clair comme de l’eau de roches! Tout les citoyens, citoyennes peuvent comprendre cela. La souveraineté de notre nation n’est pas une anomalie, contraire à la loi. C’est le droit légitime de notre peuple à son autodétermination, tel que reconnu par l’assemblée des nations. De fait, plusieurs ont décidé de devenir souveraines depuis quelques décennies et aucune d’entre elles n’a voulu revenir sur son choix ! Ni-Ni…Rien de mal ni d’illégal dans cette démarche de notre peuple vers son affranchissement de la tutelle fédérale aliénante, envahissante, harcelante, méprisante. Mettons fin une fois pour toutes à la domination, aux ingérences du fédéral dans nos affaires. Soyons maîtres chez nous !

    Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 10 février 2009 à 16:27

  4. Rien ni personne ne pourra s’opposer à la volontée exprimée démocratiquement par le peuple du Québec. Dehors les envahisseurs!

    Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 10 février 2009 à 16:41

  5. La marche vers la souveraineté va être longue et va nécessiter des efforts non seulement aux Communes et à l’Assemblée Nationale mais c’est aussi l’affaire de la population. C’est pour ça qu’il nous faut rejeter Harper. Nous, souverainistes, avons nos raisons de chasser Harper du pouvoir alors que les autres camps majeurs fédéralistes ont d’autres motivations à le faire. La seule façon qu’un parti fédéral puisse d’une manière quelconque supporter notre projet serait de présenter l’indépendance du Québec comme un projet qui serait mutuellement bénéfique (ou de présenter le Québec comme une province dont on doit se débarrasser si ce parti se lance dans une campagne de salissage) tant au Canada qu’à un Québec souverain.

    Répondre à ce commentairePublié par Yvan Ung le 11 février 2009 à 20:39

  6. Peu importent les siècles…que nécessiteront notre libération du joug de l’envahisseur! Oui, nous sommes un peuple en marche…

    Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 12 février 2009 à 13:55

  7. Ce matin, en tant que citoyenne ordinaire suivant la politique au
    quotidien j’ai besoin de parler!
    Ce matin, en tant que québécoise ayant  » encore » des voix québécoises » qui se doivent (un devoir ) de parler en notre nom et défendre les intérêts des gens qu’ils représentent (notre droit), j’ai besoin de parler!
    Ce matin, j’ai le goût de dire è la québécoise Honorable et ministre et
    députée Josée Verner, que je suis souverainiste depuis très longtemps, que j’ai le Québec dans mon coeur et dans mes valeurs mais que j’ai aussi dans mon coeur : la paix, la justice et la liberté!
    Alors vos propos insultants et ceux de Monsieur Sarkosy, corroborés par quelques députés adéquistes ayant besoin de visibilité,
    en l’absence d’un leadership fort de celui qui est supposé ëtre
    le Premier ministre du Québec et de tous les Québécois, ces propos, les vôtres, ne me feront pas jouer au  »martyr » mais me déçoivent et me donnent une image d’hostilité envers nous, êtes-
    vous la députée d’un vote ou de personnes que vous avez le devoir de représenter fièrement et avec enthousiasme.
    Pour ma part, je n’ai pas à me sentir coupable de faire partie d’un parti souverainiste et de croire en mon option. Je suis contre la violence et vous auriez tout intérêt à faire de la politique et non de la politicaillerie, alors on vous verrait comme une  »politicienne » ayant
    à coeur les québécois et les québécoises que vous avez le devoir de défendre. Outre le fait que vous avez aidé, c’est très bien
    c’est votre travail aussi les gens de Shannon, ce qui n’est pas un cadeau mais un dû et un devoir pour vous.
    Cette voix du  »Peuple québécois » qui s’élève pacifiquement
    mais avec la passion de son histoire et du respect que nous avons de nous-mêmes vous avez l’obligation et le devoir (de par vos fonctions) de l’écouter et de la défendre et non pas de la provoquer
    et de l’incendier comme vous l’avez fait. Je suis et je demeure pour la
    non-violence avec une liberté de parole!

    Répondre à ce commentairePublié par Marina le 16 février 2009 à 10:29

  8. Marina, je me permets d’attirer votre attention sur un billet que Christiane Gagnon vient tout juste de publier, après que vous ayez écrit votre commentaire, et qui se trouve à cette adresse :
    http://blogue.blocquebecois.org/2009/02/16/josee-verner-doit-s-excuser/

    Répondre à ce commentairePublié par Le Blogueur Québécois le 16 février 2009 à 13:17

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