Samedi, le président de la Commission des champs de bataille nationaux, André Juneau, a affirmé avoir revu la programmation des commémorations de la bataille des plaines d’Abraham. Selon lui, les activités ne seront pas festives et il n’y aura pas de reconstitution à proprement parler.
Même s’il s’agit là d’un pas dans la bonne direction, je vais attendre avant de me réjouir. Mardi, André Juneau doit expliquer de quelle façon sera souligné le 250e anniversaire de la conquête du territoire québécois par les Anglais. Attendons de voir… d’autant que le Bal masqué, dont le caractère festif est un irritant majeur, semble toujours au programme.
Ce projet, qui a pris racine au cœur du scandale des commandites, était bien mal accueilli par une grande partie de la population du Québec. Le Bloc Québécois s’est prononcé contre ce projet comme d’ailleurs plusieurs personnes et organismes de diverses allégeances. Même Jean Charest, fervent fédéraliste, s’en est complètement dissocié.
Josée Verner s’est prononcée contre les appels à la violence rapportés par le Journal de Québec. Dans notre société, de tels gestes sont en effet inadmissibles et nous les avons dénoncés à chaque occasion. Incapable de défendre ce projet de plus en plus indéfendable, Josée Verner sait que la meilleure défense, c’est l’attaque. C’est pourquoi elle a accusé du même souffle le Parti Québécois et le Bloc Québécois de cautionner ces menaces de violence. Un instant! Jamais le Bloc ni le PQ n’ont cautionné l’usage de la violence pour quelque cause que ce soit! C’est insultant de devoir préciser cela. Il faut vraiment mal connaître ces deux partis pour oser prétendre une chose pareille.
Avec ses accusations mensongères d’une gravité extrême, Josée Verner a démontré, encore une fois, qu’elle est absolument irresponsable. Elle doit maintenant s’excuser. Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’elle profère des énormités pour servir ses intérêts. Ces derniers jours, elle a toutefois dépassé les limites de l’acceptable.
Christiane Gagnon
Députée de Québec






Je me demande si Josée Verner comprend et sait ce qu’elle fait.
Publié par AntiPollution le 16 février 2009 à 13:41
Continuons notre surveillance. On voit que notre protestation a servi à faire changer le programme du 250e. Restons vigilants !
Publié par B. Léger le 16 février 2009 à 14:32
Je suis tout à fait d’accord à l’effet que Josée Verner doive s’excuser de faire peur au monde et d’accuser à tort et à travers. D’autant plus que les incitations à la violence et les propos violents sur le WEB qui sont dénoncés peuvent venir de n’importe qui. « Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage » ! Il a déjà été démontré dans le passé que des courriels violents et de propos haineux prétendant avoir des souverainistes comme auteurs venaient de fait d’une même adresse aux couleurs bien différentes. Stephen Harper aussi d’ailleurs devrait s’excuser auprès du Bloc pour avoir prétendu quelque chose comme « il y a seulement le Bloc pour qui cette bataille est actuelle ». Par ailleurs, je suis l’une de vos électrices et je ne comprends pas votre position d’attentisme : « André Juneau doit expliquer de quelle façon sera souligné le 250e anniversaire de la conquête du territoire québécois par les Anglais. ». Personnellement, je suis de ceux et celles – et nous sommes de plus en plus nombreux – qui croient que rien de cet anniversaire ne doit faire l’objet d’une commémoration organisée par une instance fédérale. C’est ce qui est le plus inacceptable. Alors, nous n’avons pas à attendre que Monsieur Juneau nous dise comment il entend célébrer ! Nous avons à lui signifier qu’il doit y renoncer. Et nous occuper nous-même de notre commémoration. Nous avons énormément à apprendre de ces évènements, ce qui est d’ailleurs déjà en train de se faire. Ne nous les laissons pas subtiliser, comme tant d’autres parcelles de notre Histoire et de nos symboles depuis l’avènement de la Confédération.
Daniel Charette Reply:
février 16th, 2009 at 23:04
Nous avons vu aussi des policiers, employés de l’état, semer la pagaille lors de manifestations pacifiques afin de mieux nous discréditer auprès de l’opinion publique. Ils ne reculent devant rien les gardiens de la prison fédérale.
Publié par Nicole Hébert le 16 février 2009 à 15:25
Les deux partis doivent demander des excuses formelles , non pas du genre » j’ai été mal citée » mais de véritables excuses.
Nous sommes souverainistes justement parce que la guerre et la violence ne font pas parties de nos valeurs morales , alors que les conservateurs avec mme j.v. font une guerre en Afghanistan parce qu’ils sont pour la guerre= violence . Ils n’ont aucune leçon a donner. De plus son parti est associé au mépris pour les femmes, au mépris de l’environnement, et au mépris de la culture , alors taisez-vous mme v.
Je crois que les cons.. essaient de monopoliser la région de québec comme ils l’ont fait lors du 400e , ils ont tellement peur de perdre leurs 10 députés ,qu’ils n’ont aucune limite de démagogie pour garder la région.
Quant a cette j.v. elle ne mérite même pas le titre qu »elle porte .
Publié par nicole le 16 février 2009 à 16:47
Le témoignage d’un français est très réaliste quant a cette commémoration .
Pourquoi nous sentons-nous encore fragiles, sensibles après 250 années ?? Pourquoi ça vient encore nous chercher?? Ce texte nous donne une piste de réponse je crois .
Tant que notre statut ne sera pas définitif , tant que le québec ne sera pas notre pays ,
cette bataille des plaines d’Abraham ne sera pas terminée, car j’ai encore la sensation d’être conquise , et pour mettre un point final a cette bataille nous devons devenir le pays du québec , nous devons se libérer de la france et du canada
http://www.vigile.net/La-deuxieme-bataille-des-plaines-d
Daniel Charette Reply:
février 17th, 2009 at 0:18
La France ce n’est pas Sarcosy, Sarcosy ce n’est pas la France…heureusement! Je ne veux pas me libérer de la France, pas plus qu’un arbre ne veut se libérer de ses racines. Quand le Québec sera vraiment libre, il le sera tout simplement, naturellement car la liberté est est un besoin fondamental, un droit absolument légitime dont veulent jouir aussi bien les individus que les peuples. Je ne veux pas me libérer du Canada ni des canadiens, je veux que nous nous libérerions de la prison fédérale dans laquelle croupit le Québec, pour mieux m’allier librement au Canada » après » réparation de cette grave et grossière injustice que constitue l’enfermement de notre nation dans un cadre constitutionnel sous-produit de la conquête et ultérirurement rejeté à l’unanimité par notre assemblée nationale, suite à son rapatriment unilatéral d’Angleterre. Soulignons que le gouvernement du Québec à cette époque était dirrigé par un parti fédéraliste donc, même les fédéralistes du Québec ont rejeté le carcan qui nous fut imposé en 1982 par les libéraux fédéraux. Souvenez-vous, ceux-là même qui nous ont solennellement promis de procéder à une refonte en profondeur du fédéralisme! Au lieu de cela, ils se sont empressé de la couler dans le béton et nous avec, mais voilà, le béton finit toujours par se fissurer…au climat québécois, nul béton ne résiste tandis que les femmes et les hommes eux résistent toujours…nous sommes les gaulois d’Amérique !!
nicole Reply:
février 17th, 2009 at 8:32
@ Daniel Charette
J’ai mal choisi le terme » libérer » de la France et du Canada; j’aurais dû plutôt employer » arrêter de dépendre » comme de la dépendance affective envers la France
Publié par nicole le 16 février 2009 à 19:30
Les conservateurs sont désespérés et cette histoire est leur planche de salut! Ils ont été pratiquement rayés de la carte au Québec, ils sont en plein désarroi mais…voilà qu’ils ont une chance inespérée d’occuper le maximum d’espace médiatique avec un sujet au potentiel de division nationale formidable, l’histoire de notre conquête dont on tient mordicus à nous imposer les festivités. En passant avez-vous remarqué le silence des libéraux…ils se sont transformés en cellules dormantes.. Au provincial parce qu’ils ont été élus majoritaires, au fédéral parce qu’ils n’en veulent pas moins. Pour en revenir aux dynosaures conservateurs, mâles et femelle, je suggère que nous ne les aidions pas trop dans leur opération provocation-division du peuple du Québec. Nous avons bien répondu jusqu’à présent, continuons à manifester fermement notre total désaccord mais il est grandement préférable de ne pas amener notre eau à leur moulin moribond au Québec. Ne tombons pas dans le piège de la division que nous tendent les politiciens, politiciennes fédéralistes. Ils veulent dresser les régions les unes contre les autres pour ensuite pouvoir proclamer haut et fort que » c’est à cause » des méchants séparatisses si notre nation s’entre-déchire. Ouvrons-nous les yeux et réalisons une fois pour toutes que ce genre de fumisterie fait partie de la très vaste panoplie strtégique fédéraliste.
Publié par Daniel Charette le 16 février 2009 à 22:37
On se regarde avant de parler, Médor
Mme Verner ,l’envoyée spéciale de Harper a-t-elle condamné les propos de certains fédéralistes zélés , qui font sans doute partie de ses admirateurs inconditionnels , qui se sont sentis investis d’une mission sacrée. Ils ont écrits a Patrick Bourgeois qu’il était un
» enfant de pute de chienne » et un » batard de la pire epèce » Ils lui ont dit que les autorités l’attendent a québec avec des » matraques et du » gaz en masse »
http://www.vigile.net/Lettre-d-un-patriote-au-conquerant
Publié par nicole le 17 février 2009 à 10:01
La haine n’engendrera jamais rien d’autre que la haine. Nos adversaires cherchent à nous provoquer en nous rabaissant à leur niveau…vers le bas, pour mieux nous accuser de tous les maux. Restons debouts, calmes et dignes. Serrons les coudes, restons unis et ne nous laissons pas distraire dans notre marche vers la souveraineté. Ils sont paniqués de constater à quel point nous sommes déterminés, enracinés, regroupés et inébranlables! Surtout, pas de violence car ce serait pour eux la victoire…pensez-y bien chers compatriotes. Nous devons faire confiance à nos chefs en nous inspirant d’elle et lui. Évitons les pièges, les faux-pas. Ensemble, nous sommes invincibles.
Nicole Hébert Reply:
février 17th, 2009 at 12:33
Comme vous avez raison, M. Charette! Et vous irez sur Vigile lire un texte en ce sens qui devrait être bientôt publié par M. Fernand Couturier. Ne tombons pas dans le piège de la violence. Et dénonçons ceux qui, parmi nous, serait tentés par elle. Même au niveau du langage. Restons dignes!
Publié par Daniel Charette le 17 février 2009 à 11:29
Le tournesol se tend vers le soleil, les souverainistes vers la liberté.
Publié par Daniel Charette le 17 février 2009 à 11:34
Nous avons obtenu gain de cause en ce qui a trait aux célébrations de notre défaite. Maintenant nous demandons au fédéral de ne plus se mêler des affaires québécoises. Après s’être vus forcés de se retirer des champs de bataille ils devront tôt ou tard se retirer définitivement de tous les champs de compétence strictement québécoise. Les envahisseurs seront obligés de se retirer de notre maison pour commencer à s’occuper de leurs problèmes chez eux. Nous ne voulons plus de commandites au Québec, quelles que soient les multiples formes qu’elles puissent prendre! Nous reprendrons notre patrie en mains. Vive le Québec libre!
Publié par Daniel Charette le 17 février 2009 à 12:57
C’est une personne qui n’a pas un bon jugement et qui est très agressive. Elle n’a pas l’air d’aimer le Québec et comme politicienne c’est nul…Il y en a comme ça qui n’ont pas de talent et qui sont élus quand-même…elle une de celles-là.
Je suis contente que les souverains se soient tenus debout et qu’ils n’aient pas permis qu’on fasse de nous des victimes. Finalement le fédéral est victime de sa cupidité et son manque de respect envers le Québec.
Restons debout et assumons notre différence…bravo à tous celles et ceux qui ont protesté et qui ont retourné aux organisateurs de la bataille, leurs erreurs de jugement et leur mépris.
Publié par maude levasseur le 17 février 2009 à 16:46
Même un Bloquiste un tant soit peu compétent aurait fait mieux que ça! Une chance que nous avons encore des Bloquistes de qualité comme députés dans mon coin de province! Peut-être que la population de la région de Québec va finir par comprendre que les Conservateurs n’ont guère casé de bons candidats dans la région de Québec. Certaines circonscriptions de la région de Québec étaient le théâtre de luttes Conservateurs-Bloquistes lors des dernières élections. Espérons que le Bloc pourra aligner des candidats suffisamment compétents pour leur ravir des sièges.
Publié par Yvan Ung le 17 février 2009 à 21:41
Feter l’anniversaire d’une victoire dans la capitale du pays conquis est une serieux manque de tact. La bonne commemoration pour les Quebecois serait une minute de silence,
Plus concretement, tous les medias qui se veulent quebecois devraient simplement IGNORER cet evenement et aucune entreprise ni aucun individi qui se dit qu/becois ne sevrait y participer. On se souviendra de ceux qui y participeront . C »est peut-etre le moment de distinguer entre ceux qui sont au Quebec et ceux qui en sont.
Toute protestation, au dela de ce simple embargo, serait contreproductifve.
Pierre JC Allard
Publié par Pierre JC Allard le 18 février 2009 à 6:20
J. V. a perdu la face après l’annulation de la bataille , c’est elle qui doit se sentir petite maintenant , il est vrai qu’elle l’est a mes yeux.
M. Juneau , voulait en faire un évènement POLITIQUE dès 2007 .
Il est écrit dans un rapport annuel produit en 2007 : » que l’évènement en 2009 constituera une occasion exceptionnelle et une opportunité unique et ponctuelle pour accroître la visibilité du gouvernement fédéral dans la ville de québec. Il a fait de la politique avec une défaite sur les plaines d’abraham. Aujourd’hui il a dit qu’ils avaient reçu des menaces mais du même souffle affirme qu’il n’a pas vu les courriels et les lettres en question , quel bon fédéraliste il est , se fier sur des »oui-dire »
En ligne l’extrait de l’entrevue de M. Juneau et celle de Patrick Bourgeois
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/
Écoutez bien , il dit qu’il ne voulait pas en faire un débat politique
http://www.vigile.net/La-bataille-des-Plaines-Une-sage
Publié par nicole le 18 février 2009 à 8:24
Travestir une question de respect, de dignité pour en faire un débat quasi-fratricide entre souverainistes et fédéralistes constitue l’essentiel du travail des saboteurs de notre nation. Voyez comment le retrait d’un vestige de commandites a été récupéré par les fédéralistes de service…ils sont dans l’impossibilité d’assurer la sécurité des participants » à cause » bien sûr, des extrémistes souverainistes. En bons gestionnaires responsables, ils ont donc décidé d’annuler la reconstitution de la bataille ainsi que les festivités qui devaient suivre le beau spectacle. Nul part dans le monde, une nation célèbre dans une ambiance festive l’horreur de son anéantissement. Si ils ne nous ont pas éliminés, c’est tout simplement dû au fait que stratégiquement ils ne le pouvaient pas. Ils n’ont jamais cessé d’essayer de nous étouffer à petit feu tout en se servant de nous pour mieux s’enrichir. Ils continuent toujours à se comporter en maîtres chez nous puisque dans leur esprit nous ne sommes rien de plus que leurs sujets, leurs vassaux. Ils se sont installés par la force violente dans notre maison et ne veulent plus en sortir. Les envahisseurs anglais sont toujours omniprésents à Québec avec le consentement du gouvernement libéral dirrigé par Paul Desmarrais. Pour ce qui est de Labaume je ne veux pas gaspiller notre temps. Ils croient nous tenir pour toujours mais un jour ou l’autre ils devront reconnaître qu’en se comportant de la sorte, ils affichent au monde entier leurs vrais visages…d’un côté celui qui envoie des hommes et des femmes mourir au champ d’horreur au nom de la liberté et de l’autre celui d’une nation qui en écrase une autre en bafouant son droit le plus légitime à cette même liberté. Oui les fédéraux ont perdu la face sur les hauteurs d’Abraham mais ils en ont plusieurs autres derrière leur masque!…
Publié par Daniel Charette le 18 février 2009 à 10:16
Super-Juneau déclare : Protégeons les femmes et les enfants !!!
C’est la raison exposée par Super-Juneau pour justifier la modification du programme humoristique des Fêtes du 250e.
En fait, c’est ainsi qu’il a présenté à l’opprobre populaire les méchants séparatisses qui encouragent la violence. Les plus âgés d’entre nous se rappelleront qu’il s’agit ici du « remake » d’un vieux film que les autorités fédérales et provinciales ont passé et repassé en faisant les mêmes liens insidieux entre le PQ et le FLQ du temps. La charge avait été tellement violente que René Lévesque en avait avalé sa cigarette.
Aujourd’hui c’est le retour des vierges offensées. Offensées par le langage sacralisé employé par ceux qui en ont assez d’être pris pour des caves. Or, des injures et de gros mots provenant des deux côtés de la barrière ont foisonné ces dernières semaines.
Fidèle à son habitude, Jean Charest a affirmé que cette controverse a terni l’image du Québec à l’étranger. Pour sa part, le prétendant au trône Ignatieff 1er a écrit que les Québécois n’ont pas été « totalement » perdants lors de la Conquête. La preuve, dit-il : On parle encore français au Québec… Après tout, il faut bien reconnaître, que Champlain est le fondateur du Canada et la Gégère actuelle sa descendante en droite ligne… ;o)
Il est vrai que cela a gueulé pas mal fort et en français depuis quelques semaines. En fait, ça gueule encore plus fort, mais en anglais, depuis que les souverainistes ont remporté cette rapide victoire sur les Plaines. Cela reflète la nouvelle dynamique qui s’installe dans le merveilleux monde de la politique, particulièrement depuis la reconnaissance, forcée par le Bloc québécois, de la nation québécoise, plus de vingt-cinq ans après l’adoption de la Constitution de 1982 qui a officialisé le rejet définitif du Québec par le ROC.
On peut aussi établir un lien avec le référendum de 1995, volé pour cause de non-respect de la Loi, l’État fédéral ne pouvant être subordonné à une loi « provinciale ». Comme toujours au Canada, c’est business as usual, confirmant ainsi que les Québécois sont une quantité négligeable dans l’évolution d’un pays que l’on présente comme étant profondément « uni ».
Lorsque l’on rappelle ces incongruités qui ne datent pourtant pas de 250 ans, on se fait répondre que c’est du passé. Cela justifie largement les fédéralistes colonisés (ils ne le sont pas tous) à répéter ad nauseam le leitmotiv : C’est du passé! Pourquoi donc revenir sur le passé?
Comme si le passé n’influait pas sur le présent !
Devant les débordements appréhendés par rapport à cette gaffe monumentale qu’est la reconstitution de la Bataille des Plaines, les fédés ont rapidement mis en place un processus de «damage control».
Se sont alors présentés les bien-pensants pour se plaindre du ton belliqueux employé par certains souverainistes. Josée-la-poupée Verner, James-Patrimoine Moore, Jean-John-James Charest, l’ineffable Monsieur Juneau et même Madame Bombardier (oups, je crois bien que je viens d’employer un mot violent, là!) vomissent leur colère ou leur haine et font porter le chapeau de la violence au Parti québécois et au Bloc québécois. Et tous, de reprendre en chœur le refrain suivant : Les souverainistes sont des gueulards émotifs. Ce sont des brutes qui intimident les femmes et les enfants qu’il faut protéger; ce que Super-Juneau s’est empressé de faire en écartant les maudits séparatisses du champ de bataille.
Hélas, l’amnésie sélective dont est affublé le bon peuple fait que l’Histoire est un éternel recommencement. C’est le cas des Québécois qui loin d’être violents sont plutôt considérés comme de la bonne pâte que modèlent allègrement les prétendus détenteurs de la vérité historique en ce pays qui n’est pas encore nôtre.
Or, cette fois, la bonne pâte n’a pas levé dans le sens anticipé par les politiciens fédéralistes encore grisés par le succès des chiffons rouges du 400e. Préparons-nous à entendre à satiété le contenu des discours livrés par quelques Bonhommes Sept heures : Les intimidateurs souverainistes sont des terroristes en puissance, tonneront-ils du haut de leur chaire, pardon, de la tribune politique. Après tout, cela préparerait bien une nouvelle campagne électorale qui porterait encore une fois sur les méchants séparatisses, peut-être même des terrorisses potentiels qui refusent de jouer le jeu démocratique.
Beau programme en perspective !
Or, non contents d’avoir détourné le sens des Fêtes du 400e de la fondation du Canada (hum!), cette fois-ci, les fédéralistes ambitionnaient de détourner les conséquences de la défaite. À cet égard, admirez la nouvelle image prônée pour favoriser l’unité canadienne : La poignée de main entre le descendant de Montcalm et celui de Wolfe qui s’apprêtaient à danser le rigodon dans un bal masqué.
Juneau et sa clique ont préparé une série d’activités où le bon peuple en liesse aurait versé une larme de reconnaissance devant cette autre révision historique. Surtout que Juneau avait concocté une fin heureuse du genre : ils vécurent ensemble, en toute égalité, unis, et partageant les mêmes Rocheuses.
Or, ce n’est pas comme cela que cela se passe dans la vraie vie.
Les intimidations quasi feutrées (les conquérants n’ont pas besoin de gueuler pour se faire entendre) n’ont pas manqué d’apparaître tout au long de l’histoire récente: La Constitution de 1982 non signée et passée à travers la gorge des Québécois; le mépris ouvertement exprimé de Harpeur envers les séparatisses du Bloc qu’il refuse de consulter au même titre que les autres partis d’Opposition; la prétendue reconnaissance de la nation québécoise conditionnelle à son inclusion dans un Canada uni; la non-application de la Loi 101 pour les employés du gouvernement fédéral œuvrant en territoire québécois; l’insensibilité totale du ROC vis-à-vis la culture québécoise et j’en passe…
L’expression du mépris des conquérants et de leurs alliés québécois complètement assimilés n’a plus de limite. Il est plus que temps que nous cessions d’adopter cette vilaine attitude qui est celle de faire l’autruche. Heureusement que depuis la courte défaite de 1995, les Québécois ont refait leurs forces et les dos courbés par la fatigue, conséquence d’un combat à finir, recommencent à se redresser.
Ce n’est qu’un début.
Regardez-nous bien aller !
Serge Longval,
Longueuil
Publié par Serge Longval le 20 février 2009 à 11:48