Michael Ignatieff a profité du conseil général de l’aile québécoise du Parti libéral pour tenter de séduire les électrices et les électeurs du Bloc Québécois. Le chef libéral a imploré les Québécoises et les Québécois de lui faire confiance, de lui laisser sa chance. Mais qu’a-t-il à leur offrir?
Les libéraux ont tourné le dos au Québec lorsqu’ils ont décidé d’appuyer le budget injuste et idéologique du gouvernement conservateur en janvier dernier. Ils ont laissé tomber les femmes en sacrifiant leur droit à l’équité salariale. Michael Ignatieff a par la suite interdit à ses députés québécois de voter en faveur de la motion du Bloc Québécois qui réclamait que le gouvernement fédéral renonce à la création d’une commission unique des valeurs mobilières et qu’il fasse marche arrière dans sa décision de modifier la formule de la péréquation. Ce faisant, les libéraux ont fait perdre un milliard de dollars au Québec en péréquation pour cette année, confirmant du même coup que leurs priorités à eux sont ailleurs.
Michael Ignatieff fait référence à la fierté d’appartenir à la nation québécoise, nation qui, selon lui, doit coexister au sein d’un Canada fort et uni. Le chef libéral souhaite conquérir les Québécoises et les Québécois en évoquant des sujets qui leur tiennent à cœur comme la culture, l’industrie forestière et les énergies renouvelables.
Michael Ignatieff a livré un discours charmeur et mielleux tout à fait adapté à ses objectifs de séduction. Il a sorti le grand jeu. Ce sont de belles paroles, mais les Québécoises et les Québécois en ont entendu d’autres.
Nous en sommes aux gestes concrets. Et le Bloc Québécois est le seul parti qui se tient debout pour défendre les intérêts du Québec. Le Bloc Québécois est le seul parti qui propose des moyens concrets pour affronter la crise économique, soutenir les travailleurs qui perdent leur emploi, faire respecter le droit des femmes à l’équité salariale, aider nos aînés les plus démunis et assurer la reconnaissance de la nation québécoise. Il s’agit là de propositions sérieuses et réalistes bien ancrées dans la réalité québécoise.
Pierre Paquette
Leader parlementaire
Député de Joliette






Tout ce que M. Ignatieff pourrait ramasser au Québec ce serait des miettes conservatrices (et peut-être des néo-démocrates!) Je ne vois en ce grand jeu que la possibilité d’un éventuel blocage des Conservateurs, mais je crois que tout ce qu’il pourra gruger ce serait des voix de Conservateurs désenchantés.
Répondre à ce commentairePublié par Yvan Ung le 23 mars 2009 à 19:25
Ignatieff ne sauvera pas le Québec, le Québec ne sauvera pas Ignatieff. Le Québec est sur la voie de son propre salut.
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 23 mars 2009 à 19:39
Ignatieff est sans doute un peu mieux que Harper mais, mais, mais, méfiez-vous, bonnes gens !
Monsieur le Comte n’est pas pro-nationalisme québécois pour deus sous. Il est fédéraliste ! tout comme Chrétien, Martin, Trudeau, etc…
Continuons à supporter le Bloc, on n’a pas le choix !
Répondre à ce commentairePublié par Garamond le 24 mars 2009 à 7:12
Il me semble avoir entendu que Pet a été un mentor pour Ignatieff, Est-ce que je me trompe???
Charest pourrait tester Ignatieff en faisant sa liste d’épicerie, mais gageons que les deux resteront muets . Le fédéral doit au québec 6 milliards en dette de toute sorte. Voici quelques unes: 421 millions pour la crise du verglas, 60 millions transfert pour la santé, un milliard en péréquation, 800 millions pour l’étude postsecondaire, 2 milliards : chantier canada ( programme infrastructure). C’est ça le fédéralisme canadian.
Charest avait 14 demandes durant la campagne électorale fédérale , depuis pas un mot , une carpe parlerait plus que Charest. Tous les montants sont sur le site du P.Q et Alexandre Cloutier nous l’a confirmé vendredi dernier lors d’une interpellation à l’assemblée nationale face à Dupuis . Ignatieff ne pourra jamais faire respecter les intérêts du québec et ceux de l’ontario , tout comme ses prédécesseurs, les deux sont incompatibles.
Répondre à ce commentairePublié par nicole le 24 mars 2009 à 8:04
Monsieur Paquette,
Quand le séducteur commence sa relation en disant à
la personne convoitée qu’elle a l’air fatiguée,ça com-
mence très mal une relation de couple. Son conseiller
et lieutenant au Québec, Denis Coderre utilise le terme
» souverainistes fatigués », comme si nous étions vulnérables
plus susceptibles de se faire embarquer par un chanteur de
pommes.Être souverainiste, c’est s’affirmer, se tenir debout,
jusqu’à ce que nous tenions les rênes de notre pays.
Ils exploitent le terme »Séparatistes » de bord en bord du
Parlement à Ottawa mais quand on courtise au Québec
on touche les cordes sensibles, on utilise un mot doux.
Souverainistes »en pleine forme », ne souffrant d’aucune
dépendance affective, toutes ces québécoises et ses
québécois ont depuis longtemps, la certitude de leurs
propres convictions et des choix qu’ils assument en votant
pour le Bloc,sans tenir compte du pouvoir ou du bon bord.
Répondre à ce commentairePublié par Marina le 24 mars 2009 à 11:36
Ignatieff ne pourra chercher le moindre souverainiste s’il en est ainsi. Le coeur du Bloc Québécois est composé de souverainistes « en pleine forme » et c’est ainsi que le Bloc peut se tenir debout pour le Québec depuis des années. Je me demande bien des fois, pourquoi le BQ ne se serait pas formé avant… même dans les premiers jours du Parti Québécois, il fallait du monde qui se tienne debout à Ottawa pour le Québec et il y avait une masse critique de souverainistes à aller chercher, déjà en 1973. Il est impératif que, pour chasser ces fédéralistes sans vision, l’on vende notre salade souverainiste à ceux qui se sont fatigués au cours des années.
Mais la bataille s’annonce longue et périlleuse. Plus que jamais, le Bloc a son rôle à jouer à Ottawa. Et plus que jamais, la souveraineté nous est nécessaire. Nous ne sauverons pas Ignatieff comme Ignatieff ne nous sauvera pas. Une fois de plus, le camp fédéraliste nous laisse tomber. Espérons que la population puisse se laisser convaincre de la nécessité de la souveraineté.
Répondre à ce commentairePublié par Yvan Ung le 24 mars 2009 à 15:13
Nous sommes divorcés du fédéral depuis 1993 , nous vivons très très bien ce divorce , même que nous avons obtenu de
petites compensations depuis ce divorce grâce au Bloc , et nul ne pourra nous ramener en arrière puisque notre destin est vers l’avant , vers notre souveraineté qui représente notre nouvelle vie, une vie meilleure . une vie de personnes matures que nous sommes devenus.
Répondre à ce commentairePublié par nicole le 24 mars 2009 à 16:54
M.Ignatieff, M. Coderre, c’est à des québécois que vous vous adressé. Hey, on est en 2009 !
Je pense qu’on a passé l’étape de se laisser endormir.
On est rendu plus loin que ça, et vous devriez y aller aussi.
Allez, ouste !
Répondre à ce commentairePublié par Mado le 26 mars 2009 à 15:04
Dans «Parti libéral du Canada» et dans «Parti conservateur du Canada», le mot clé n’est ni «libéral», ni «conservateur». Le mot clé est «Canada». La fédération et les aspirations profondes des Canadiens anglais, incompatibles avec l’émancipation de la nation québécoise, ne changeront pas parce que les libéraux ont trouvé un nouveau vendeur de chars usagés.
Le semblant de pouvoir avec lequel ce vendeur à la mine de tsar essaie d’aguicher le Québec, ce n’est pas le pouvoir de la nation, mais l’enfermement de la nation à l’aide des profiteurs et des collabos, comme les libéraux l’ont fait avec les 74 vendus sur 75 qui ont voté pour l’inique Loi constitutionnelle de 1982 conçue pour torpiller la Charte de la langue française.
Ni les libéraux, ni les conservateurs, ni les autres défenseurs du pouvoir fédéral n’ont l’intention de changer quoi que ce soit à la domination du Canada sur le Québec. Ils n’ont que du mépris de libération nationale du Québec.
Ils ne reviendront jamais sur 1982.
Ils ne s’excuseront jamais pour 1995.
Ils ne s’excuseront jamais de s’être servi des Néocanadiens et des immigrants comme boucliers humains dans leur sale guerre contre l’indépendance du Québec, comme un certain lieutenant québécois du tsar, qui déclarait en 1993 qu’il voulait renvoyer le député bloquiste Osvaldo Nunez dans son pays d’origine, le Chili, pour avoir osé prendre parti pour la liberté du peuple québécois.
Ils n’abrogeront jamais la loi sur la clarté. Pour eux, le Québec restera toujours une province qu’il faut remettre à sa place.
Le pouvoir des députés québécois libéraux, conservateurs ou néodémocrates à Ottawa, c’est le pouvoir de remettre le Québec à sa place.
Ce n’est plus le temps de chanter «Libérez-nous des libéraux!». C’est le temps de chanter «Libérez-nous du Canada!»
Répondre à ce commentairePublié par Bernard Desgagné le 26 mars 2009 à 15:42
Quand on entend M. Ignatieff dire aux canadiens de l’ouest que:
« Les souverainistes ne connaissent pas NOTRE pays. »
C’est donc qu’il nous exclu de ce dit « pays. »
Quand il leur rappelle combien les libéraux ont lutté contre les séparatistes…et qu’il vient ensuite nous faire la cour….
Peut-on trouver un chef aussi hypocrite…
Il dit de la ré-ouverture de la constitution: les québecois n’ont pas envie de recommencer ces débats et nous sommes en crise économique…même réponse pour la péréquation.
Y en a marre de tous ceux qui parlent faussement en notre nom.
Même démarche que Harper…nous flatter d’un côté et nous attaquer de l’autre.
Fallait voir Harper et Charest aujourd’hui, dans un comté conservateur, annoncer des investissements longtemps attendus…deux chefs en chute libre dans les sondages
qui flattent leur image…visages à deux faces.
Répondre à ce commentairePublié par Denise L. le 26 mars 2009 à 16:14
@ Denise
C’était tellement pathétique hier de voir deux guignols se serrer la main et sourire devant les caméras , pensant que les sondages s’ajusteraient subito presto , oubliant du même souffles qu’ils n’ont plus aucune crédibilité au québec , que les deux sont usés et qu’il est temps de passer le flambeau . Mais,hélas! le québec est pris pour encore 4 ans , à moins que voyant son image baisser en deçà de 30% Charest décide que son égo en a assez et parte. OUf pourquoi pas!!!
Répondre à ce commentairePublié par nicole le 27 mars 2009 à 13:13
Cette fois-ci, ça prendra beaucoup plus qu’une coqueluche libérale pour enjôler les québécoises et les québécois. Il est fini le temps des belles paroles et des beaux discours sans lendemain. Nous n’accepterons désormais rien de moins que du solide, du concret!
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 26 mars 2009 à 21:20
Les annonces Harper-Charest à Lévis (26-03-’09) : 50% de réchauffé et si peu de déboursés…
Pas capable de faire confiance à monsieur notre premier ministre Harper; de moins, en moins capable de faire confiance à monsieur JANUS Ignatieff, qui lui itou, trahit les Québécois morceau par morceau, et a deux discours …
Où est madame MAY?
Sapristi! ??!!!
Et monsieur Charest qui n’a pas de vision, que des amis à soutenir, on dirait, du Mont Orford jusqu’à…
Et le PQ qui a perdu ses «grosses pointures» et ne trouve pas de vrai printemps énergique, enthousiasmant, trop piégé, englué qu’il est dans son labyrinthe, dans ses saprés z’habitudes qu’il logent à l’enseigne de la démocratie (cachette/poudre aux yeux qui me rappelle les stratégies de l’église catho)
Pas de vrai parti vert au Québec. Pas encore. Pourtant, c’est prioritaire que de penser vert écolo durable
Avec plus de 70% de notre commerce qui se fait avec les USA, pays qui s’effondre comme les Twin Tours mais au grand ralenti, comment pourrait-on ne pas souffrir de récession, de haut taux de chômage, etc. ?
Et ici, quand nos pensions ont été jouées par des dirigeants inconséquents lesquels jouissent eux, ou jouiront de super pensions à vie de plus de 200 000$/an, à la tête de la Caisse de dépôt, et qu’on se fait dire par la dame-à-la-sacoche que ça ne nous fera pas tellement mal,pendant qu’on remplace un mauvais gestionnaire par un pire encore, nous disent les analystes…
@!&*#*!!
Mais où va-t-on?
Ayant perdu ma santé dans le para public, j’ai dû prendre ma retraite avec 40% de mon salaire; la CARRA ( qui me donne ce 40% à chaque mois) a perdu plus de 50% des $omme$ confiées à la Cai$$e de Dépôt : ai-je bien compris? Alors comment pourra-t-elle me donner une pension ?
Bref ds quelques années, même les femmes très instruites devront former une commune de Bag Ladies, si je comprends bien, pour organiser leur survie?!?
gcritoultemps, 19 ans d’école, ouais, née en 1947 .
Répondre à ce commentairePublié par Cathrine le 26 mars 2009 à 22:12
Tu n’es pas seule. Nous sommes de plus en plus nombreux à trouver que tout ça n’a pas de sens. Restons solidaires et ensemble nous pourrons changer des choses. Reste avec nous, viens enrichir le débat, surtout ne te décourage pas…ensemble nous sommes forts.
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 26 mars 2009 à 22:43