Depuis le début des années 1960, le Québec s’est donné un modèle de développement économique régional qui lui est propre, fondé sur notre conviction que chaque région, chaque communauté contribue de ses forces vives, à sa manière et en tenant compte des conditions qui lui sont particulières. Nous croyons que chaque région est aussi la mieux en mesure de connaître ses faiblesses et ce qui lui est nécessaire afin d’élever son niveau de prospérité et ainsi contribuer à la richesse collective.
Le Québec s’est ainsi doté d’un immense réseau d’organismes de concertation qui, avec le temps, ont tissé les liens entre eux et ont développé des expertises complémentaires. Ils ont aussi appris à travailler main dans la main avec nos entreprises afin de connaître leurs besoins et développer les réponses qui sont les mieux en mesure de servir l’ensemble de la collectivité. Ce réseau d’organismes à but non lucratif (les OBNL), cette façon de faire les choses, nous en sommes extrêmement fiers.
Les différents gouvernements qui se sont succédé à Québec ont bien compris cette dynamique et ils l’ont toujours appuyée avec toute la force de leurs moyens.
De son côté le gouvernement fédéral a respecté pendant un temps cette volonté du Québec. Entre 1973 et 1994, il existait une entente cadre entre Québec et Ottawa selon laquelle les deux paliers de gouvernement étaient forcés de s’entendre, sans quoi Ottawa ne pouvait intervenir. L’essentiel des sommes fédérales passait par les structures québécoises et une paix relative régnait dans ce dossier.
En 1994 toutefois, à l’approche du référendum sur la souveraineté du Québec, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a déchiré l’entente cadre. C’était, pour le gouvernement fédéral, le début de l’ère de la visibilité coûte que coûte, des malversations et des cadeaux aux amis du parti. On connaît la suite.
L’occasion était donc idéale en 2006 pour le nouveau gouvernement conservateur de rétablir les ponts avec le Québec. Malheureusement, Stephen Harper a plutôt résolu de s’attaquer directement aux OBNL en mettant fin à leur financement. Les conservateurs veulent instaurer un système où ce sont eux, et eux-seuls, qui décideront à qui donner les chèques. Comme à l’époque des libéraux, cela ouvre la porte à bien des excès…
Ce coup de force des conservateurs a provoqué au Québec une levée de boucliers qui a contraint Stephen Harper à reculer. Une partie de ces OBNL ont retrouvé leur financement. Mais qu’adviendra-t-il au terme de la période probatoire de deux ans assortie au rétablissement du programme ? Stephen Harper nous a souvent fait la démonstration de son entêtement idéologique.
S’il est un bilan que l’on doit tirer de toutes ces années, nul doute que l’expérience en matière de développement régional démontre que le Québec n’est jamais aussi bien servi que par lui-même. La vraie solution demeure le transfert sans condition au gouvernement du Québec de tous les fonds fédéraux destinés au développement régional. Voilà, et de très loin, la meilleure façon d’assurer un développement durable des régions, tout en respectant les façons de faire du Québec.
Jean-Yves Roy
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de développement régional
Député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia


Dans deux ans, les réformistes seront probablement retournés au pays de l’or sale. Ils auront peut-être un nouveau cheuf, un frisé repeint en bleu pour les besoins de la cause…
Monsieur le comte, on ne sait toujours pas le fond de sa pensée…peut-être qu’elle est trop profonde. Tout ce que l’on sait c’est qu’il a peur des ponts d’or, pardon je voulais dire des pandores…comme dans boîte de Pandore. Le pont d’or…je pensais à l’autre, le frisé.
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 20 avril 2009 à 18:02
Charest? Jean Charest pourrait être tenté par l’aventure de la chefferie conservatrice? C’est le seul frisé que je connaîtrais qui serait tenté d’aller mener les Conservateurs après Harper. D’ici à deux ans Harper et sa gang de Réformistes (ou Alliancistes) sans vision va se faire abattre dans un vote de confiance et se faire défaire en élection, BQ à la clé, notre garde-fou à Ottawa.
Si seulement le développement régional pouvait être un champ de compétence provincial… Dieu sait comment les autres provinces feraient leurs choses. Mais, au Québec, on maintiendrait la ligne courante.
Répondre à ce commentairePublié par Yvan Ung le 21 avril 2009 à 9:26
Capitaine- Canada serait envoyé par mononc Paul, en service-commandé pour prendre le relais du cheuf de l’ouest. C’est comme ça que ça fonctionne et ils ne se gênent même plus puisqu’ils contrôlent la presque totalité des médias de conditionnement de masse. Exemple: la nomination politique de Sabia à la direction de la caisse de dépôt.
Pour l’État-Desmarais c’est gagnant-gagnant le poulain-frisé à la place du cheuf des pétrolières et monsieur le comte, clone de p.e.t.,à la barre des libéraux . Ainsi le fédéralisme canadian ne risque pas de changer de sitôt. Ainsi va le statut-quo…
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 21 avril 2009 à 11:23
En ce qui concerne les O.S.B.L., ils devront s’adresser directement au ministre Lebel, à condition de faire la belle.
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 20 avril 2009 à 18:07
Chanson de J.Pierre Ferland : » Les hommes au centre, les femmes au milieu et swingner votre compagnie »"
……Le ministre Paradis veut augmenter les effectifs au québec en vue des prochaines élections mais aussi veut assurer un équilibre et faire des tandems PLQ/ADQ tout le monde doit être conservateur d’abord.
Si je comprends bien M. Paradis quelque soit votre allégeance politique niez la et devenez conservateur. Cet homme est vraiment [propos effacés par le Blogueur québécois] et tous ceux qu’il a embauché sont également du même calibre. Renier son allégeance politique pour devenir conservateur démontre la faible qualité conservatrice , c’est-à-dire être n’importe qui et devenir conservateur
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/200904/20/01-848573-paradis-compte-retablir-la-paix-au-pcc.php
Répondre à ce commentairePublié par nicole le 21 avril 2009 à 8:28
Arrêté de perdre votre temps avec Ottawa,
Ils vont toujours passé l’intérêt national, avant celui des régions.
C’est exactement ça un fédération.
Et de plus
Ont veut être indépendant, MAIS on continue à quémandé des miettes au reste du canada.
En passant le canadien (Hockey) va être bientôt éliminé.
Pourquoi c’est le seul moment de l’année ou je suis fière d’être Québécois?
Répondre à ce commentairePublié par Alain Lacasse le 21 avril 2009 à 10:44