C’est à une bien triste célébration de la Fête des travailleuses et des travailleurs que les Québécoises et les Québécois sont conviés cette année. La crise économique nous frappe avec une ampleur qui n’avait jamais été vue depuis la célèbre crise des années 30. Au Québec, les emplois disparaissent par milliers et les industries manufacturières et exportatrices sont en chute libre.
Pendant ce temps, nous sommes dirigés par un gouvernement obnubilé par sa doctrine du non interventionnisme, à un point où il a fallu la menace réelle d’un renversement pour qu’il ne fasse que reconnaître l’existence d’une crise économique.
De l’autre côté de la Chambre, les libéraux de Michael Ignatieff tentent de capitaliser sur l’attrait de la nouveauté qui accompagne généralement la nomination d’un nouveau chef pour hausser leur popularité, mais ils n’ont fait jusqu’ici que cautionner à répétition les décisions de Stephen Harper, décisions qui sont la plupart du temps clairement néfastes pour le Québec.
Michael Ignatieff n’était même pas présent cette semaine, alors que la Chambre des communes a été appelée à prononcer un vote crucial pour interdire le recours aux travailleurs de remplacement dans les entreprises sous juridiction fédérale. Cette mesure est réclamée partout au Québec dans le monde du travail. L’absence du chef libéral, et plus encore son absence de leadership, ont fait en sorte que la motion présentée par le Bloc Québécois a été battue.
Après ses déclarations il y a quelques semaines lors d’une opération de séduction auprès des centrales syndicales, opération au cours de laquelle il s’était engagé contre l’utilisation des briseurs de grève, on se serait attendus à ce que le chef libéral dicte une ligne de parti à ses députés afin de permettre à ce dossier d’effectuer un bond vers l’avant. Rappelons-nous que Michael Ignatieff avait imposé une telle ligne de parti pour obliger ses députés du Québec à appuyer le budget conservateur de janvier, un très mauvais budget pour le Québec, avant de …permettre une exception pour ses députés de Terre-Neuve et Labrador…
De son côté, le Bloc Québécois a présenté cette semaine le deuxième volet de son plan de relance. Un plan prévoyant des investissements de 36 milliards de dollars sur deux ans et comprenant tout un train de mesures élaborées pour répondre aux besoins spécifiques du Québec en cette période de crise. Comme vous pourrez le constater, contrairement aux grands partis fédéralistes, le Bloc Québécois s’y inscrit dans cette même continuité qui a fait en sorte que les Québécoises et les Québécois ont été une majorité à leur faire confiance depuis près de 20 ans. Il s’agit d’un plan réaliste et réalisable. Un plan entièrement conçu pour servir les intérêts de ceux et celles qui sont nos vrais patrons : les gens.
Luc Desnoyers
Porte-parole en matière de travail
Député de Rivière-des-Mille-Îles






Ignatieff pourra peut-être vaincre Harper dans les prochaines élections mais il faut trouver un moyen de freiner l’hémorragie économique. Le plan bloquiste ne concerne pas que le Québec alors il y aurait forcément des éléments de ce plan qui sauraient trouver écho chez les élus d’autres provinces, dont des Néo-Démocrates.
Mais n’oublions pas que, dans un Québec souverain, on aurait tous les leviers (et les deux mains sur le volant) plutôt que d’avoir deux paires de mains sur le volant.
Répondre à ce commentairePublié par Yvan Ung le 1er mai 2009 à 11:37
Les libéraux n’ont plus qu’un seul agenda, c’est la prise du pouvoir, tout le » reste » est devenu secondaire pour eux. Maintenant qu’ils se sont trouvés une coqueluche, ils vont parader l’homme de Bay Street au large sourire… d’un océan à l’autre!
Mon petit doigt me dit que nous n’allons pas lui dérouler le tapis rouge. Je tiens à vous féliciter pour votre excellente opposition, vous en avez fait un art que vous pratiquez avec raffinement.
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 2 mai 2009 à 0:25