Se réconcilier sans se parler… ça ne durera pas

Publié par Carole Lavallée le 3 mai 2009 à 19:36 5 commentaires

Ce week-end à Vancouver,  les libéraux ont vécu une véritable lune de miel avec leur nouveau chef, Michael Ignatieff. J’y étais à titre d’observatrice avec mon collègue et député d’Argenteuil-Papineau-Mirabel, Mario Laframboise.

Comme lorsqu’on va à des noces, il aurait été fort mal à propos de leur rappeler que ça ne durera pas, que trois ménages sur quatre finissent par un divorce.

Et de leur rappeler aussi que plus ca change, plus c’est pareil. Il était très symbolique de voir le jeune Justin Trudeau présenter le nouveau chef, lui passer le flambeau si je peux dire. Comme si le parti avait voulu bien ancrer dans l’imaginaire qu’Ignatieff succédait à Trudeau.

Ce qui se vérifiera certainement par la même ligne dure avec le Québec. Ignatieff a d’ailleurs commencé. Il a déjà dit que le fédéral pouvait contrecarrer et limiter la loi 101.

Et tout comme les conservateurs, il condescend à nous reconnaître comme nation mais refuse de mettre de la chair autour de l’os. Il a à cet effet voté contre le français au travail au Québec dans les entreprises sous juridiction fédérale.

Même incohérence que les conservateurs, alors qu’il dit vouloir aider et protéger Radio-Canada, il vote comme les conservateurs et n’augmente pas son budget.

Il vote aussi avec le gouvernement de Stephen Harper pour ne pas rétablir les programmes coupés en culture, mais il affirme vouloir rétablir ces programmes.

Bien sûr, les libéraux étaient en liesse en fin de semaine, mais quand ils débattront entre eux de leur programme (ce qu’ils n’ont pas fait en fin de semaine, c’était le congrès du désert), le diable étant dans les détails, ils verront bien que la mariée était belle, mais n’avait pas tout raconté…

« Parfois, la responsabilité est provinciale, mais  d’avoir un plan d’action national, c’est un rôle essentiel d’un gouvernement fédéral », a-t-il affirmé en fin de semaine. Et ainsi Michael Ignatieff nous parle déjà d’empiéter dans les champs de compétence du Québec en venant nous dire comment instruire nos enfants et en imposant des priorités fédérales pour l’éducation.

Carole Lavallée
Députée de Saint-Bruno­­-Saint-Hubert
Porte-parole en matière de patrimoine

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5 commentaires

  1. Peut-on affirmer que Ignatieff parle des deux cotés de la bouche selon l’endroit et selon l’auditoire ? Oui, le québec l’affirme. Il fait des mamours aux québécois et lui tourne le dos lorsqu’il est dans le roc . Un vrai fédéraliste, aucune surprise là.

    Publié par nicole le 4 mai 2009 à 10:19

  2. Encore une fois, cela souligne toutes les incohérences des fédéralistes, qu’ils soient libéraux ou conservateurs ne changeraient rien. Seul le Bloc Québécois possède la cohérence nécessaire pour nous fournir la souveraineté, ou à tout le moins, un meilleur Canada pour tous. Désormais, plus jamais je ne supporterai de fédéralistes à Ottawa (à moins d’avoir une équipe cohérente comme celle du BQ dans sa forme actuelle)

    Publié par Yvan Ung le 4 mai 2009 à 13:24

  3. Nous avons eu une girouette à Québec et nous en avons maintenant une au fédéral…une gracieuseté de Bay Street! Elle tourne en rond, pointe dans toutes les directions tout comme le Jello bouge sans avancer! Monsieur le comte se fera toujours le gardien du désordre établi par et pour les financiers, en conformité avec la plus pure tradition de  » l’establishment  » libéral.

    J’espère de tout coeur que nous allons lui donner tout le temps nécessaire à son apprentissage des vertus de l’opposition puisque de toute façon, il n’est pas intéressé au pouvoir. Cela lui permettrait de se dévoiler au peuple, de lui exposer enfin sa pensée tout en la précisant au fil des mois ou des années…ainsi notre curiosité s’en trouverait peut-être rassasiée!

    Publié par Daniel Charette le 4 mai 2009 à 13:34

  4. Jetez donc un coup d’oeil là-dessus si vous voulez : http://www.vimeo.com/1711304

    Publié par Daniel Charette le 4 mai 2009 à 13:38

  5. Vincent marissal disait ce midi à Mme Dusseault que durant ce congrès le français a presque été aux oubliettes dans ce beau pays bilingue .
    Une question pour ce comte  » Que viendra=t-il dire aux québécois lorsqu’il viendra nous voir le 24 juin?

    Publié par nicole le 4 mai 2009 à 18:45

Tel qu'expliqué dans ce billet, il n'est maintenant plus possible de poster un commentaire.