Pas question de diluer la voix de la nation québécoise

Publié par Pierre Paquette le 25 septembre 2009 à 16:45 11 commentaires

On se rappellera que le projet des conservateurs visant à marginaliser encore plus le Québec au sein du Canada avait provoqué, en 2007, une véritable levée de boucliers au Québec.

L’Assemblée nationale avait alors dénoncé à l’unanimité cette tentative de diminuer le poids relatif du Québec à la Chambre des communes.

Or, voilà que le gouvernement Harper récidive avec un projet de loi similaire, piloté par nul autre que Steven Fletcher – l’homme derrière l’idée d’abolir le financement gouvernemental aux partis politiques… mais seulement pour le Bloc Québécois.

Fidèle à son habitude, le chef libéral Michael Ignatieff reste flou : « Je ne vais pas vous donner des chiffres. Je vais étudier le projet, mais je veux dire que le poids du Québec dans la fédération canadienne doit être toujours respecté. »

Parlons-en, du respect! À partir du moment où on reconnaît que le Québec forme une nation, il faut s’assurer que la voix de cette nation ne soit pas diluée dans les institutions fédérales. Depuis 1985, aucun des 48 nouveaux sièges* ajoutés au Parlement ne l’a été pour le Québec. Et quand Michael Ignatieff refuse de donner des chiffres, il laisse la porte grande ouverte à une nouvelle baisse du pourcentage des sièges détenus par le Québec à la Chambre des communes à Ottawa.

Le Bloc Québécois veut maintenir la proportion de 25 % de la députation à la Chambre des communes. Il est clair que les Québécois n’ont pas avantage à perdre des sièges au profit de l’Alberta, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, et le Bloc Québécois se tiendra debout pour faire en sorte que cette réforme inadmissible ne soit jamais mise en œuvre.

Pierre Paquette
Leader parlementaire du Bloc Québécois
Député de Joliette

* CORRECTIF 02/10/2009 : Depuis 1985, ce sont plutôt 26 nouveaux sièges qui ont été ajoutés hors-Québec. Le projet de réforme des conservateurs en 2007 aurait porté ce nombre à 48, tandis que leur projet actuel l’augmenterait à 60.

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11 commentaires

  1. Que l’on garde le pourcentage actuel tout en ajoutant des sièges à ces autres provinces serait sans doute le mieux que l’on puisse espérer. Mais combien de sièges supplémentaires aurait-on au Québec si on devait maintenir le pourcentage actuel?

    Par contre, l’ajout de sièges supplémentaires dans ces provinces est faite de manière à garantir que le nombre moyens de citoyens représentés par un député se rapproche de la moyenne des députés québécois, prise comme valeur de référence pour Fletcher et sa gang. (Avec un peu de chance, la fois d’après on aura plus de sièges que ça)

    Publié par Yvan Ung le 25 septembre 2009 à 19:13

  2. Et depuis quand le Bloc se soucie-t-il du nombre de siège à Ottawa? Je pense que le Bloc devrait utiliser toutes ses énergies à promouvoir la souveraineté et la langue française au Québec.

    Publié par PLasante le 25 septembre 2009 à 19:23

  3. Y’a pas à dire, ils nous aiment…à mort!

    Monsieur Paquette,

    étant donné qu’un ou une députée qui se tient debout à la chambre des communes, vaut très facilement une centaine de députés/es à genoux, (comme à l’époque de la loi des mesures de guerre et du rapatriement unilatéral de la constitution « canadian » par les libéraux), pouvons- nous considérer que le Québec est formidablement bien représenté?

    Je vous regarde aller et je comprends très bien ces pauvres fossiles qui n’en peuvent tout simplement plus! Ce sont les légionaires albertains, face aux gaulois d’Amérique. Votre potion magique, une culture politique dans laquelle vous êtes tombé/es quand vous étiez tout petit, une recette élaborée au fil de 400 ans de luttes, de résistance de notre nation qui refuse de capituler! Ils ne font tout simplement pas le poids les dynosaures!

    Je vous en conjure, ne frappez pas trop fort et laissez-nous en quelques-uns!…

    Publié par Daniel Charette le 25 septembre 2009 à 19:33

  4. Il y avait je crois un billet intitulé « : On les dérange  » C’est de plus en plus vrai

    Depuis 1993 le Bloc a toujours élu la majorité de députés pour le québec., et ils ne savent plus comment punir le québec pour lui avoir tourné le dos lors de la dernière élection. Ils n’ont rien vu encore car à la prochaine élection les conservateurs seront rayés totalement du québec.

    Yvan Ung Reply:

    Sauf votre respect, rayer totalement les conservateurs de notre province ne nous suffira pas, face à la menace libérale. Même si tous les grands camps fédéralistes (Conservateurs, Libéraux, Néo-Démocrates) ne font, essentiellement, que s’entre-déchirer au Québec, ils se disent que le public bloquiste le plus volatile va aller chez eux, alors que la plus grande menace de chacun des camps fédéraliste est chez nous, ici, au Bloc Québécois.

    Et aussi que notre campagne de perturbation que l’on mène depuis plus de quinze ans a fait des petits. Plusieurs personnes hors du Québec ont organisé des assemblées d’investiture dans leurs comtés respectifs (la vaste majorité des investitures hors-Québec sont acclamées) mais le BQ leur refuse le plein droit à la candidature. Le pire dans tout ça, c’est que les seules investitures bloquistes non acclamées hors du Québec se sont effectuées dans des comtés de l’Ouest canadien (à moins qu’il y ait un comté des provinces maritimes qui contient plus d’un candidat à l’investiture)

    Dans la majorité des comtés hors-Québec, tout ce qu’on peut y faire c’est faire sortir le vote, avec le résultat que les chiffres absolus ne changeraient peut-être pas tant que ça dans les camps fédéralistes mais que la participation totale, elle, a augmenté de quelques points.

    Publié par nicole L. le 25 septembre 2009 à 21:45

  5. @ Yvan Ung

    Je ne vous comprends absolument pas , cela fait quelques fois que vous proposez de sortir du québec pour aller chercher des votes hors québec, c’est totalement impensable de par la charte du Bloc qui est voué à la défence des intérêts des québécois/ses exclusivement. Il n’y a aucun intérêt à faire ces gestes . le bloc n’est pas un parti fédéraliste . Nous sommes souverains POINT/ Si d’autres personnes veulent former des partis semblables ils peuvent le faire POINT/
    Faut penser à nos intérêts et que eux pensent à leurs intérêts POINT/

    Publié par nicole L. le 26 septembre 2009 à 8:37

  6. Absolument rien dans la plate-forme de notre parti n’indique que le Bloc a des visées pancanadiennes.

    Même si nombre de canadiens/nes pensent que Monsieur Duceppe est le meilleur chef politique à Ottawa, malheureusement pour eux, un personnage politique de cette envergure il n’en pleut pas et notre chef n’est pas à vendre…

    Il est vrai que récemment, les électeurs ontariens ont clairement manifesté leur désir d’ avoir un parti qui se consacre exclusivement à la défense de leurs intérêts…c’est à croire que leurs désirs sont des ordres, puisque maintenant ils ont trois partis au pouvoir,  » pour les servir « , les libéraux de Dalton Mc Guintey, les libéraux de John James Charest et le dernier mais non le moindre avec ses milliards à la rescousse, le parti réformiste-conservateur grand serviteur de la clique des oligarques et vampires en toxedos de Bay Street!

    Nous, nous ne demandons pas leur aide, tout ce que nous voulons c’est qu’ils cessent de nous nuire et que notre droit à l’auto-détermination soit enfin respecté! Mais ils nous aiment telllllement qu’ils sont prêts à toutes les bassesses pour nous empêcher de voler de nos propres ailes.

    Publié par Daniel Charette le 26 septembre 2009 à 10:32

  7. @ Daniel Charette

    Et V’LAN entre leurs dents Bravo Daniel

    Publié par nicole L. le 26 septembre 2009 à 14:50

  8. Encore une fois je crois que les strateges du Bloc font fausse route. Si nous sommes vraiment democrates le projets de donner plus de deputes aux provinces dont la demographie a explose est tout a fait correct. Le jour ou nous n’aurons plus d’influence a Ottawa va peut-etre ouvrir les yeux de nos concitoyens qui se sentent a l’aise actuellement.

    Yvan Ung Reply:

    Ceux des stratèges bloquistes aussi. Ils vont finir par s’apercevoir que la façon la plus fiable de faire notre souveraineté reposerait sur le sentiment de colère du reste du pays à notre égard. Et plus jamais le reste du pays nous critiquerait si on acceptait toutes les candidatures venant de comtés hors-Québec. (Je crois qu’il y aurait eu plus de candidats bloquistes hors-Québec qu’il n’y aurait de sièges au Québec) Les Bloquistes, des « méchants séparatistes »? Il s’en trouve plus d’un qui feraient confiance aux Bloquistes plutôt qu’à tous les autres fédéralistes, car bien moins corrompus que les autres.

    Mais McGuinty lui-même avait exprimé le désir d’un Bloc Ontario. Il a réclamé non pas dix sièges supplémentaires mais 22. L’Alberta en aurait 5 de plus, 7 de plus en Colombie-Britannique. Par contre, pour ces Ontariens, leur Bloc Ontario est loin d’être sorti de l’ombre, et ce, malgré le désir de leur Premier Ministre et de son cabinet. Ce BO, par contre, se chamaille à propos de la souveraineté de l’Ontario et du Québec. Il s’en trouvent certains pour dire que le Canada fonctionnerait mieux en tant que confédération, c’est-à-dire un Québec souverain et un Ontario souverain au minimum. D’autres disent qu’il ne faut accorder la souveraineté au Québec et/ou à l’Ontario qu’en cas d’extrême urgence.

    Je connais dans quel état se trouve le Bloc Ontario parce que je suis un des ambassadeurs du Bloc Québécois au Bloc Ontario. J’ai même agi, pendant un temps, comme l’organisateur en chef de la branche fédérale de ce parti avant que le conseil d’administration ne commence à débattre des droits des non-Ontariens face à la branche fédérale (car il y a une branche provinciale, fermée aux non-Ontariens) Tout ce que j’ai dit au reste du CA de ce parti c’est que le moment n’était pas propice de s’aventurer davantage s’il était dans notre intérêt de foutre Harper à la porte. Tant que le débat ne sera pas clos, mon poste d’organisateur en chef du BO est en tutelle.

    Publié par raymond calvert le 26 septembre 2009 à 17:16

  9. merci à ous ceux qui ont réagi à mon texte.
    Il y a bien la logique du « Nation bulding » canadien derrière la tentative des conservateur de noyer la représentation politique de la nation québécoise dans les institutions fédérales. Mais est-ce que nous devons comme québécois et comme souverainiste accepter cette logique? Bien sûr que non! René Lévesque a toujours dénoncé les empiètements du fédéral dans les compétences du Québec. Lucien Bouchard a refusé de signer l’Union sociale pour les mêmes raisons.
    La résistance au fédéral et « Nation bulding » canadien n’a de sens et d’avenir qu’accompagner par un travail incessant et offensif de promotion de la souveraineté du Québec. Sinon c’estaccepter que nous sommes nés pour un petit pain…

    Publié par Pierre Paquette le 1er octobre 2009 à 13:56

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