Dans son nouveau guide « Découvrir le Canada », le ministre de l’Immigration souligne que le Québec forme une nation et que la majorité de la population y est francophone. Par contre, pas un mot aux nouveaux immigrants sur la loi 101 et l’obligation d’envoyer leurs enfants à l’école française.
Le document omet aussi complètement de souligner que les nouveaux arrivants doivent apprendre d’abord et avant tout le français pour s’établir au Québec. Pourtant, une motion unanime du Parlement indique clairement que ce doit être le cas.
À la place, le guide s’attarde longuement sur la reine, allant même jusqu’à la qualifier de figure centrale de la citoyenneté, […] gardienne des libertés constitutionnelles, reflet de notre histoire et incitation pour les Canadiens à donner le meilleur d’eux-mêmes. Shocking!
Plutôt que de promouvoir une institution obsolète à laquelle les Québécois n’adhèrent pas, le ministre aurait plutôt dû rappeler aux immigrants qu’au Québec, c’est d’abord et avant tout en français que ça se passe!
Thierry St-Cyr
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de citoyenneté et immigration
Député de Jeanne-Le Ber


Tous les nouveaux arrivants doivent sans aucune exception 1* savoir que le québec est francophone dans ses institutions publiques , dans ses CPE, ses écoles primaires ,secondaires et très fortement souhaitables au cégep. ,2* que le français est la langue de travail partout , 3* de plus que l’État québécois est un État laique ou l’égalité femme/homme est inscrit dans la charte du québec . Rien de moins . C’est là que je veux vivre .
Répondre à ce commentairePublié par nicole L le 27 novembre 2009 à 13:26
Nous sommes l’Amérique française, que le monde le sache parce que c’est la vérité.
C’est bien le pays dans lequel je veux vivre moi aussi! Ce sont les valeurs que tout le monde épousera, je le souhaite sincèrement.
Celles et ceux qui choisissent de se joindre à nous sont bienvenus, celles et ceux qui ne souhaitent pas se joindre à nous…vous êtes totalement libres d’aller voir ailleurs comment ça se passe et notre porte sera toujours ouverte. Mais dans notre maison québécoise, c’est en français que nous voulons continuer à vivre.
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 27 novembre 2009 à 16:44
Ces royalistes… je croyais que leurs provinces respectives avaient aussi un sentiment de dégoût et de désuétude envers la Couronne!
Répondre à ce commentairePublié par Yvan Ung le 27 novembre 2009 à 20:15
En rapport avec l’immigration, il y a un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter.
Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l’engagement de la part de l’immigrant d’apprendre la langue officielle qui est le français s’il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu’aux immigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.
C’est à l’immigrant qu’il appartient de faire l’effort de s’intégrer à la majorité francophone et de respecter notre mode de vie et nos coutumes. Malgré ce que certains peuvent dire, les Québécois ont été très accueillants, même trop accueillants diront d’autres. Mais notre bonnasserie commence à nous jouer de vilains tours, la moitié des immigrants s’intégrant plutôt à la minorité anglophone.
L’insistance de groupes communautaristes qui veulent continuer à vivre comme dans leur pays d’origine et qui ont de la difficulté à accepter une meilleure intégration nous montre que l’inquiétude de la majorité francophone du Québec est fondée. Il est normal que cette majorité francophone veuille garder son identité. C’est aussi la situation dans plusieurs pays, pourtant beaucoup moins vulnérables que le Québec, où l’on sent une inquiétude face à la dilution de l’identité nationale suite à l’afflux d’immigrants plus ou moins intégrés. Ainsi, au Canada anglais on commence à insister plus sur l’identité canadienne que sur le multiculturalisme (triste héritage de Pierre Trudeau). Au Québec en particulier, îlot francophone dans une mer anglophone, il faudrait mettre plus d’accent sur l’identité québécoise et sur l’intégration des immigrants que sur les communautés culturelles. Il est grand temps de revoir l’à-propos des politiques de multiculturalisme et de communautés culturelles.
Il faudrait d’abord cesser d’utiliser l’expression boiteuse de « Communautés culturelles » pour qualifier les néo-Québécois. Les Québécois de souche (et ça existe des gens qui vivent ici sur les mêmes terres depuis plus de 300 ans, on peut difficilement être plus de souche que cela, que cela plaise ou non à certains), ont aussi une culture propre, sont aussi une communauté culturelle, sont ici en majorité, mais ils sont exclus des « Communautés culturelles »! Quel non-sens! Alors, parlons-donc clairement, sans langue de bois, et appelons les immigrants des néo-Québécois, tout simplement. Il n’y a rien de repréhensible dans le terme néo-Québécois, au contraire, il montre la volonté d’accueil du peuple québécois vis-à-vis des nouveaux arrivants, les invitant à devenir à court terme des Québécois à part entière une fois leur citoyenneté québécoise acquise.
Le terme de « Communautés culturelles » va dans le sens de la ghettoisation des nouveaux venus et même de leurs descendants nés ici. Pourquoi les immigrants venant du pays XYZ devraient-ils se référer ou être référés comme faisant partie de la communauté culturelle XYZaine? Dans un de ses ouvrages, l’écrivain Neil Bissoondath, lui-même immigrant au Québec, s’est insurgé contre le multiculturalisme à la canadienne qui fait ressortir les différences plutôt que les ressemblances entre les divers groupes ethniques du pays. Il a bien montré que les politiques canadiennes en matière de multiculturalisme, bien que naivement conçues au départ dans un but bien intentionné, n’ont fait qu’accentuer l’isolement des groupes culturels et propager les clichés à leur sujet.
Après un combat de quatre siècles, les Québécois ont le droit de continuer à vivre dans une société francophone laique de culture chrétienne.
Répondre à ce commentairePublié par Raymond, État du Québec le 30 novembre 2009 à 14:52
Nous voulons que le français rayonne…les pseudo-conquérants travaillent très fort à notre dissolution dans l’ensemble multiculturel canadian. Selon eux, le Canada est un pays de minorités et nous n’en serions qu’une parmi tant d’autres…c’est très clair!
Tant et aussi longtemps que nous jouerons leur « game » nous pouvons êtres certains que le déclin s’accélèrera. Il n’y a plus de temps à perdre, nous devons élire un gouvernement pro-français sans équivoque. Nous devons établir, réaliser la république française d’Amérique le plus tôt possible! Cela commence par l’élection du parti québécois avec un plan audacieux, précis de gouvernance souverainiste dans le but très concret de réaliser notre indépendance. Toutes et tous doivent être inclus dans ce formidable projet « rassembleur ».
Je crois que nous devons nous préparer sérieusement en ne laissant rien au hasard, comme monsieur Parizeau nous le suggère.
Nous sommes capables!
Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 30 novembre 2009 à 16:52