Jim Prentice demeure inflexible

Publié par Bernard Bigras le 14 décembre 2009 à 15:52 4 commentaires

Copenhague – Alors que le Québec et de nombreux pays souhaitent que le nouvel accord environnemental sur les changements climatiques signé à Copenhague s’inscrive sur les traces du protocole de Kyoto, le Canada demeure inflexible et affirme que Kyoto, c’est du passé! Ce genre d’attitude de la part du Canada vient évidemment compliquer les négociations à quatre jours de la fin de la conférence historique.

En effet, les pays africains ont décidé de mettre de la pression sur les pays industrialisés afin qu’ils bonifient leur offre en quittant momentanément la table des négociations. Cette colère manifestée par les pays en développement à l’endroit des pays industrialisés comme le Canada s’ajoute à une sortie du Québec, qui dénonce le peu d’ambition du gouvernement canadien à Copenhague.

Afin d’éviter un dérèglement climatique, l’effort du Canada devrait consister en une réduction d’au moins 25 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990. Or, le gouvernement fédéral se limite à un maigre 3 %. De plus, sur la tribune internationale de Copenhague, le Québec a dit craindre d’être pénalisé à la suite de l’utilisation de 2006 comme année de référence plutôt que 1990.

Il ne fallait pas s’en étonner, le ministre Jim Prentice a rappelé au Québec que le Canada était le seul à pouvoir négocier au nom du Canada et que le pays parlerait donc d’une seule voix.

Le problème, Monsieur Prentice, c’est que cette voix n’est pas la voie du Québec!

Bernard Bigras
Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement
Député de Rosemont–La Petite-Patrie

Envoyer un commentaire

4 commentaires

  1. La « voie » du Canada n’est pas notre voie. La voie du Québec, c’est la souveraineté énergétique, notre affranchissement des énergies fossiles… et pourquoi pas des fossiles eux-mêmes un coup parti?!

    Répondre à ce commentairePublié par Daniel Charette le 14 décembre 2009 à 18:56

  2. Le Canada n’a jamais été mon pays. J’ai bien hâte que l’on soit indépendant d’un fossile.

    Répondre à ce commentairePublié par Mélanie Robert le 14 décembre 2009 à 19:11

  3. Mélane, j’entends toutes ces voix qui s’élèvent dans le reste du Canada réclamer notre départ. Mais la majorité de ces voix se trouvent dans l’Ouest canadien; pourquoi Harper ne nous laisse pas faire?

    Répondre à ce commentairePublié par Yvan Ung le 14 décembre 2009 à 20:02

  4. Avant de mettre tant de pression pour qu’un accord doivent « absoluement » aboutir à Copenhague, n’y aurait-il pas lieu de se (re)poser les bonnes questions sur ce « supposer » réchauffement climatique? En effet, de nouveaux évènements, études, groupes scientifiques et universitaires, etc, remettent en question ce réchauffement, ainsi que l’incidence du CO2 (généré par l’être humain) sur l’effet de serre.

    Avant d’établir des politiques qui auront certainement des impacts majeurs sur des centaines de millions de vies humaines, ne devrait-on pas prendre le temps qu’il faut pour découvrir la VRAIE vérité qui dérange…

    Références:

    « La religion verte »: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/international/archives/2009/12/20091203-100921.html

    500 études scientifiques démontrant le scepticisme de ce réchauffement généré par l’être humain:
    http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting.html

    Conférence de Vincent Courtillot – Les erreurs du GIEC:
    http://www.youtube.com/watch?v=N57tx8YeTEM

    Et bien d’autres… sur demande.

    Répondre à ce commentairePublié par Serge Pagé le 14 décembre 2009 à 20:36

Envoyer un commentaire ou une question