Copenhague – C’est dans un discours bien senti et suivi d’un concert d’applaudissements tant dans la salle de la plénière que dans les corridors du Bella Center que le président de la France, Nicolas Sarkozy, a sonné la fin de la récréation à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques.
Il a invité pour ce soir ses homologues, soit plus de 120 chefs d’État, à un dîner afin de préparer la négociation nocturne et ardue qui s’annonce pour en venir dès demain à un nouvel accord visant à lutter contre le réchauffement planétaire.
Scandant à au moins une vingtaine de reprises l’avertissement suivant : « qui osera le dire… », le président français a mis en garde la communauté internationale des conséquences d’un échec après neuf jours de négociations.
« Qui osera le dire que la limitation de l’augmentation de 2 degrés Celsius n’est pas essentielle? », a-t-il entre autres rappelé. Il a aussi indiqué que tous doivent faire des compromis et que le temps travaille contre nous.
Au moment où Stephen Harper arrive à Copenhague, il doit répondre à l’appel de la France. Il doit faire preuve de franchise et oser nous dire si le Canada croit au principe du 2 degrés, s’il compte réduire d’au moins 25 % ses émissions sous 1990 d’ici 2020 et quelle aide financière est-il prêt à accorder aux pays en développement afin de les aider à réduire leurs émissions de GES et à s’adapter aux changements climatiques.
Plutôt que de consentir de l’aide à l’industrie pétrolière sous forme de cadeaux fiscaux, le gouvernement Harper devrait aider les pays en développement et émergeants, qui seront les premières victimes des changements climatiques.
Bernard Bigras
Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement
Député de Rosemont–La Petite-Patrie






Crime contre l’humanité!
Le seul et inique objectif des fossiles canadiens c’est la mort de Kyoto!
Les pays en dévelopement ne représentent pour eux que des pays à exploiter…Depuis le début, ils travaillent très fort pour invalider Kyoto et l’année de référence, 1990. Les faussoyeurs de Kyoto, représentant les intérêts des pétrolières, préfèrent 2006 et un ridicule – 3%. Voilà pourquoi ils se voient décerner le prix « fossile de l’année ».
Nous devrions les poursuivre pour crimes contre l’humanité!
Yvan Ung Reply:
décembre 24th, 2009 at 8:59
Pour ça, Daniel, il faudrait leur ôter l’immunité diplomatique dont les députés disposent. Ou, à tout le moins, leur ôter cette immunité pour les crimes commis au pays. Bien sûr, ça va toucher tous les députés, même nos Bloquistes qui nous sont chers.
Crimes de guerre, crimes contre l’humanité, fraudes électorales, violations au C-288… la liste s’allonge pour ces fédéralistes! Ces Conservateurs vont croupir le reste de leur vie en prison s’ils se font arrêter!
Daniel Charette Reply:
décembre 24th, 2009 at 13:09
Fédéralisme de dictature…
Bien sûr, il y a l’immunité parlementaire qui concerne les propos tenus en chambre, lors des débats.
L’immunité dipomatique est en lien avec la fonction exercée par un/e diplomate. Selon les conventions entre États, les diplomates jouissent d’une protection lorsqu’ils sont à l’étranger et cette protection leur est garantie par le pays hôte. Il y a un certain nombre de privilèges inhérents à la fonction de diplomate dont le passeport diplomatique pour ne nommer que celui-là.
Un ou des criminels de guerre ne devraient jouir d’aucun privilège hormis celui d’avoir droit à un procès en bonne et due forme, incluant bien entendu celui d’être représenté par un avocat.Ce genre de procès est mené par un tribunal pénal international mandaté par les Nations-Unies. Mme. Louise Arbour y a exercé avec détermination le rôle de haut-commissaire jusqu’au 30 juin, 2008.
La situation qui prévalait dans les prisons afghanes avant l’arrivée des soldats canadiens était celle du moyen-âge. La torture et les exactions y étaient la norme. Il est évident que cette « culture » carcérale n’a pas pris fin dès le moment où les forces armées sont entrées en action sur le territoire afghan. Donc, selon la convention de Genève, les militaires étrangers avaient le devoir de s’assurer que leurs prisonniers ne risquaient pas de subir la torture qui était habituelle à l’intérieur des murs d’une prison locale.
Le fait de remettre des prisonniers de guerre entre les mains d’une autorité quelconque sans s’être préalablement assuré que ceux-ci ne risquent pas la torture ou les mauvais traitements, constitue aux termes de la convention de Genève , un crime de guerre.
Moi, citoyen québécois, du confort de mon domicile, à des milliers de kilomètres de Kandahar, je savais très bien que la torture existait dans les prisons de ce pays en situation de guerre perpétuelle…particulièrement durant l’époque où les talibans furent maîtres des lieux. La convention de Genève n’y avait pas force de loi…
Alors, personne ne me fera croire que M. Richard Colvin, diplomate, observateur en poste à Kandahar, n’a pas pris soin de prévenir le gouvernement canadien des risques réels de mauvais traitements à l’intérieur des murs des centres de détention d’un pays nommé Afghanistan, où la terreur est érigée en système!…
Pour le gouvernement canadien ce ne sont pas les exactions et la torture perpétrées à l’étranger qui sont interdites, ce qui est interdit par ce gouvernement …c’est de dire la vérité en dénonçant des crimes contre l’humanité commis à l’étranger. Avec le parti conservateur, nous vivons présentement sous la dictature de la droite, la « démocratie » est en berne dans ce pays.
Je crois fermement que le gouvernement conservateur se sait coupable de crimes de guerre pour avoir choisi de fermer les yeux, de laisser faire et qu’il tente maintenant désespérément d’étouffer toute cette nauséabonde affaire. Je ne serais pas étonné qu’ils nous refassent le coup de la prorogation de la session parlementaire avec la bénédiction de leur « majesté » la gouverneure générale!
Encore une fois, ils mettraient le cadenas sur la porte du parlement afin d’en empêcher le fonctionnement. À suivre…
Publié par Daniel Charette le 18 décembre 2009 à 10:34
Les militaires ne sauraient être tenus responsables, d’aucune façon! Les responsables, ce sont les conservateurs qui avaient été informés de la situation et qui ont choisi de feindre l’ignorance. Aujourd’hui, ils tentent de se disculper, d’échapper à leurs responsabilités en sabotant les efforts des parlementaires qui leur demandent de rendre des comptes, ce qui relève de l’imputabilité, principe maintes fois énoncé par l’actuel premier-ministre alors qu’il était chef de l’opposition officielle…
Publié par Daniel Charette le 24 décembre 2009 à 13:27
Le france-afrique de Sarko. Pour sauver les meubles il est prêt à tout.
Give me money, les dictateurs des anciennes colonies africaines lui lancent. Les peuples de ces pays ne verront jamais la couleur de cet argent.
Publié par Ivan Campagna le 28 décembre 2009 à 18:28