Copenhague – Tels sont les mots utilisés par le président Danois pour qualifier l’état de la négociation actuelle portant sur un nouveau traité visant à donner une suite au protocole de Kyoto. Alors que les chefs d’État affluent vers le centre de conférence dont on a limité l’accès, le président de la conférence a nommé un facilitateur afin de pouvoir présenter dans un court délai une proposition d’accord aux leaders du monde.
Deux textes qui correspondent à deux visions dans la lutte aux changements climatiques. Un portant sur une suite à donner à Kyoto avec des références directes aux engagements pris par les pays industrialisés par rapport à leur niveau de 1990. Et un autre, qui viserait à présenter un nouvel accord sur les changements climatiques.
Les pays en développement et émergents, plus particulièrement, veulent que soient reconnus les principes du protocole de Kyoto. À cet effet, le Soudan vient tout juste d’exiger en plénière que les discussions portent d’abord sur le texte se référant à Kyoto.
Pendant ce temps, le Canada, qui fait partie d’un groupe de 45 pays qui ont mené hier une discussion plus étroite, continue à considérer Kyoto comme du passé.
Cette situation nous rappelle la nécessité pour le Québec de négocier nous-mêmes nos propres accords internationaux. D’ailleurs, Jean Charest semble prendre conscience aujourd’hui de l’importance du projet de loi que j’ai récemment déposé visant à appliquer le plus rapidement possible la doctrine Gérin-Lajoie.
Le Québec ne doit pas accepter de se faire imposer des engagements environnementaux qui sont loin de ses ambitions économiques et environnementales.
Bernard Bigras
Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement
Député de Rosemont–La Petite-Patrie






Je pense encore mieux que la doctrine .. GÉRIN- LAJOIE,
C’EST NOTRE SOUVERAINETÉ.
Publié par nicole L le 17 décembre 2009 à 9:38