Une nouvelle discipline olympique : chercher le français à Vancouver!

Publié par Richard Nadeau le 18 février 2010 à 9:51 16 commentaires

Depuis un an déjà, le Bloc Québécois intervient à la Chambre des communes afin de s’assurer que le français aura sa place aux Jeux olympiques de Vancouver.

Depuis un an, le ministre du Patrimoine, James Moore, nous répète que ce seront les jeux les plus bilingues de toute l’histoire. Or, soit il a échoué dans sa capacité d’influencer les organisateurs, soit c’était de la poudre aux yeux, car rien, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux, ne pouvait laisser transparaître un tel bilinguisme.

Bien que les Jeux olympiques de Vancouver aient lieu dans un pays qui abrite deux nations, la nation québécoise et la nation canadienne, force est de constater que ces jeux sont avant tout anglophones et canadian. Ce n’est pas étonnant. C’est choquant et irritant, mais peu étonnant. Le message que le Canada nous envoie à répétition, c’est que la nation québécoise, une nation à majorité francophone, n’a pas sa place au sein de la fédération canadienne. Cette situation nous fait également prendre conscience que, pour le Canada, le français est devenu une langue quasi folklorique, une simple composante du multiculturalisme à la canadienne.

Le français est la langue de l’olympisme. Partout où les Jeux olympiques ont lieu, le français a sa place. Même là où on ne parle pas, ou peu, français. Pourtant, dans un pays qui se targue d’être bilingue, le français est relégué aux oubliettes. Qui plus est, le ministre Moore va même jusqu’à donner une note de 20 sur 20 aux organisateurs, justifiant celle-ci par le fait que le français est la huitième langue parlée à Vancouver.

Langue officielle des Jeux olympiques, langue officielle du Canada, langue oubliée et recherchée à Vancouver! Aussi rare que la neige! Pour couronner le tout, alors qu’il serait encore temps d’agir et d’exiger plus de français pour la cérémonie de clôture, le gouvernement conservateur s’en lave les mains et affirme qu’il ne lèvera pas le petit doigt. Après les « bienvenoue » de la cérémonie d’ouverture, ce seront les « saloue » de la cérémonie de clôture!

Richard Nadeau
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de langues officielles
Député de Gatineau

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16 commentaires

  1. Bonjour M. Nadeau !

    Je comprends parfaitement votre point de vue il reste quand meme que la langue anglaise reste et resteras toujours une langue internationale. C’est la langue du commerce et comme tous le monde le sais les olympiques ca reste un buisness internationale.

    en tant que francophone ,Québécois et aussi homme d’affaire je ne me sent pas offusqués du tout de ce manque flagrant de francais mais si vous ecouter bien les jeux en ce moment dans tous les disciplines tous les annonces se font en Francais D’abord et par la suite en Anglais donc je croit qui faut pas capoter la dessus des effort on été fait malheureusement on ne peut pas regler tous les problemes du monde en une seule journée et je croit sincerement que le bloc devrait engager d’autres combat plus important pour la nation québécoise en ce moment et je parle bien sur de l’economie la santé la justice bien franchement ce qui se passe a Vancouver on s’en sacre votre mandat comme votre chef le repete si souvent c’est de protéger les intérets du Québec et a ce que je sache Vancouver ne fait pas partis du Québec alors soyons raisonnable oui la cérémonie des jeux n’etais pas a la hauteur espérée la fermeture non plus ne le sauras pas mais dans l’ensemble je trouve que la place du Francais dans les jeux a son importance mais faut pas virer sur le top ca se passe a l’autre bout du pays pis eux aussi se sacre pas mal de ce que lon pense a ce sujet donc mettez vos effort a ce qui compte vraiment pour l’instant comme M. Bouchard dit l’économie, la santé, et l’education je ne suis pas d’accord sur la facon qui a été prise pour le dire mais il a fondamentalement raison sur ces sujets.Petite parenthese je ne suis pas d’accord avec M. Bouchard au sujet de la souveraineté je crois sincerement que la souveraineté occupe une place importante pour le Quebec. Mais ce qui se passe a l’autre bout du pays je m’en balance pas mal moi ce qui compte c’est ce qui se passe ici au QUEBEC

    Merci !
    Paul Saint-Germain
    compté Argenteuil-Papineau-Mirabel

    Publié par Paul Saint-Germain le 18 février 2010 à 15:37

  2. Ils ne reconnaissent pas le fait français au Québec. La langue française est battue en brèche à Montréal. Allez au centre « cloche » vous allez constater que le français y est la langue seconde.

    Alors, ne comptons pas sur les rhodésiens pour la sauvegarde de notre langue. Il appartient à chacun de nous de la faire vivre, rayonner. Notre langue française est unique et magnifique!

    Vive l’Amérique française!

    Publié par Daniel Charette le 18 février 2010 à 18:36

  3. Ce triste épisode de la portion congrue de français aux Jeux olympiques montre que le Canada n’est pas UN vrai pays; il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

    Ce n’est pas UN pays paralysé, c’est DEUX pays paralysés.

    Le Canada sclérosé dans sa Constitution-camisole-de-force, qui réunit deux peuples ( le ROC et le Québec) aux aspirations différentes sinon divergentes; et le Québec enserré et étouffé dans les griffes de ce Canada qui nous aime tant …

    Deux langues, deux mentalités, deux pays.

    Vive le Québec souverain!

    donald Reply:

    Et bien je viens de regarder les ceremonies officielles de fermeture, et bien toute une representation du canada, Unilingue anglais….! Grec, De coubertin, Canada, What ever, ces tout ca ! Le canada est-il bilingue? ou non, je suis meme pas separiste mais il y a de qoui le devenir, la langue officiel deciderest le francais, et peu importe la money, peut-on respecter un jour quelqu’un….

    Alors my dear le respect tu connais pas!!! Une repponse a biendes gens….
    Ca m’attriste et je suis bien peu fier de ce pays avec plein de medailles dont une majorité apporter par des qubecois????????????????????????????

    Publié par Raymond, État du Québec le 18 février 2010 à 19:25

  4. Pour le français, c’est au Québec qu’il faut agir.

    Les cégeps anglophones débordent. Le Plateau s’anglicise à vue d’oeil. Les universités et cégeps anglophones du Québec reçoivent plus du quart des subventions, alors que les vrais anglophones sont moins de 10% de la population du Québec. Situation injuste et inquiétante.

    Avec 55 000 nouveaux immigrants par année, dont la moitié des allophones s’anglicisent à toutes fins pratiques, imaginons la situation dans 10 ou 20 ans …

    Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu’elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais.

    Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d’enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu’au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.

    Le temps presse. La moitié des allophones vont au cégep et à l’université en anglais, et commencent ainsi leur vie sociale et adulte en anglais : la meilleure recette pour qu’ils restent anglophones le reste de leurs jours! Alors, avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois. Imaginons la situation dans 10 ou 20 ans si un vigoureux coup de barre n’est pas donné …

    Va-t-on pour une fois s’interroger sur le degré de subvention des universités et des cégeps anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour quel pourcentage de vrais anglophones?

    À quand une Commission d’enquête sur cette situation absurde?

    Ce n’est sûrement pas M. Charest qui va la mettre sur pied, lui qui reçoit l’appui quasi unanime (sinon rhodésien) des anglophones et des allophones anglicisés.

    En tant que Québécois, voulons-nous rester ce que nous sommes, ou accepterons-nous de nous diluer dans la mer anglophone?

    À nous de décider, et d’agir en conséquence en exigeant d’être servis en français, en exigeant un engagement ferme des partis politiques en faveur de la langue officielle du Québec, le français.

    Quant à l’immigration, il y a un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter.

    Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l’engagement de la part de l’immigrant d’apprendre la langue officielle qui est le français s’il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu’aux immmigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.

    C’est à l’immigrant qu’il appartient de faire l’effort de s’intégrer à la majorité francophone et de respecter notre mode de vie et nos coutumes. Malgré ce que certains peuvent dire, les Québécois ont été très accueillants, même trop accueillants diront d’autres. Mais notre bonasserie commence à nous jouer de vilains tours, la moitié des immigrants allophones s’intégrant plutôt à la minorité anglophone.

    Le Québec est une nation pacifique avec ses caractéristiques distinctes qui mérite de se perpétuer avec son identité propre et selon ses propres choix. Nous avons pleinement le droit d’être ce que nous sommes, comme chaque peuple de la terre. Il est temps que le Québec soit le maître de son avenir.

    Publié par Raymond, État du Québec le 18 février 2010 à 19:32

  5. French is the original official language of the Olympics. Of course, all the official pronouncements are going to have to be in French.

    As liberal American, I find it absolutely astounding how on this one aspect, English Canadians are just like White American Southerners of the 1960′s. It’s as if I were listening to some Segregationist stating, the « Olympic Games are in the White section of Atlanta, for goodness, sake, why are all those Negroes complaining about all the lack of Negro culture in the show? Didn’t we let Sidney Poitier walk through the front gate like all the other White people and deliver a little speech? »

    The Games were not just awarded to Vancouver. They were awarded to Canada. When you excuse non-inclusiveness of your own countrymen for reasons of race or language just because they « live over there », it’s repugnant. When you flippantly dismiss their complaints with a roll of the eyes, you hypocritically ignore the symbolic significance of small gestures.

    What I mean is if you still think Quebecois are too sensitive and beating a dead horse, then I don’t ever want to ever, ever hear again an English Canadian abroad complain about being mistaken for an American, or proclaim that English Canada has a right to restrict American movies, books, and television. Because after all, we all speak English and are really the same people. . . I mean, come on, really. (and if you are protesting inside, know that my eyes rolling).

    Publié par David B. le 20 février 2010 à 16:58

  6. What has the American David B been smoking? I hope to God its not [attaque personnelle effacée par le Blogueur québécois].

    The Oylmpic Games were started by the Greeks and it was war in that region which caused it to be discontinued for centuries. All that Baron Pierre de Courbertin did was re-start it in 1895. Thus the onlu language that should get recognition is Greek noy French [propos méprisants effacés par le Blogueur québécois]

    Publié par Kenneth T. Tellis le 21 février 2010 à 18:47

  7. Kenneth

    But french is way nicer, plus Vancouver is in Canada. What do you smoke

    Publié par paul pieter kruijmer le 22 février 2010 à 10:56

  8. J’ai eu un reality check la week-end dernier faut que je vous conte ca je suis aller en ontario dans le Prince edward county sur les rives du lac ontario. On entends toujours les quebecois chialer pour la protection de leur langue j’ai prit 3 autoroutes differentes et 16 routes secondaire [propos effacé par le Blogueur québécois] les panneaux de circulation , touristiques , parc nationaux pis toute les maudites pancartes etais bilingue en francais d’abord et apres en anglais. je suis aller dans 3 hotels différents dans lesquels j’ai été servie en francais merci beaucoup! 9 restos dont 6 ou j’ai eu droit a du service en francais. fecque je revient au quebec pis je m’Apercois qu’il y a juste a la frontiere ou il y a un message bilingue on fait dure mes amis on chiale pour que le pays soit bilingue mais de notre coté on fait pas grand chose pour montrer l’exemple. Meme des ptits vieux de 80 ans nous lachait en fin de semaine  » Bunjur je parlé francaise un pouti pou » desfois je vois des quebecois qui se force meme pas le [propos effacé par le Blogueur québécois] pour parler anglais et aider des touristes anglophones moi je croit que tous le monde doit faire un gros examen de conscience et se demander je fait quoi moi pour que le canada soit bilingue et que les deux langues officielles du canada soit parler et respecter d’un océan a l’autre, est-ce que je fait quleque chose. Moi je croit a un Québec souverain un Québec qui respecterait tous le monde, les cultures , et un Québec avec deux langues officielles le Francais et l’anglais. Hélas ce n’est pas le cas on est pas mieux que certain redneck de l’ouest canadien et hélas nous sommes pas mieux qu’eux car nous ne respectons meme pas notre minorité anglophones. Je m’excuse en passant je sais que je fait beaucoup de fautes mais j’essaye de m’améliorer Merci !

    Publié par Paul Saint-Germain le 23 février 2010 à 2:12

  9. Très bonne idée cette discipline olympique :)

    Il est vrai que le français n’est pas la langue seconde à Vancouver, mais, puisque c’est l’une des deux langues officielles du Canada, la langue de Molière n’a pas la place qui lui revient dans ces jeux. Le comité organisateur devait être rappelé à l’ordre CONSTAMMENT pour le français. Lorsqu’ils sont venus faire du recrutement à l’Université d’Ottawa (soi-disant bilingue), il l’ont fait en anglais seulement. James Moore fait l’autruche en leur donnant une note parfaite.

    Cela dit, ces jeux mettent en évidence, une fois de plus, l’hypocrisie du ROC qui fait semblant de reconnaître la nation québécoise et qui applique une constitution que nous n’avons jamais voulu pour réduire la portée de la loi 101.

    Publié par Richard Larouche le 25 février 2010 à 18:57

  10. M. David B. a raison de dire que la symbolique est importante.

    Que dire alors quand on réalise que le Canadien de Montréal n’est plus diffusé à la télé publique en français mais qu’il est encore diffusé gratuitement en anglais, avec la toute bénédiction du Canadien de Montréal?. Que dire du fait que les chansons qui sont diffusées au Centre Bell sont surtout en anglais, du fait qu’il n’y a presque plus de joueurs francophones dans ce club de hockey? Quand on sait ce que peut représenter pour nous cette équipe qui nous a donné 24 Coupes, dont plusieurs à des époques où on ne gagnait pas grand choses, la symbolique ne peut ne vouloir rien dire.

    Que dire du retour du bilinguisme 50-50 dans l’affichage au Québec, dont une au Complexe Desjardins de Tourisme Québec, et que dire aussi plusieurs affiches unilingues anglaises très visible à Montréal, plusieurs de CBC au centre-ville et une de CHOM FM sur le bord de la 15 en entrant sur l’île de Montréal?

    Que dire maintenant du message envoyé sur la scène internationale avec une cérémonie d’ouverture pratiquement unilingue anglaise, dans un pays qui s’est lui même imposé le bilinguisme «from coast to coast».

    Et que dire finalement du robinet de l’immigration qui a été ouvert à pleine capacité ou plus au Québec, alors qu’aucune mesure de francisation des nouveaux arrivant n’a été instaurée en parallèle?

    Nombreux sont ceux parmi ceux qui oeuvrent en politique qui sont bien placé pour le savoir: l’importance de la symbolique. On nous on nous envoit un signal clair et les québécois vont avoir avantage à le comprendre vite.

    Publié par Stéphane Russell le 28 février 2010 à 3:03

  11. Le Canada à découvert!

    Si c’est ce que ça prend pour nous réveiller, tant mieux! Ce qu’il y a de formidable dans ce qui vient de se passer, c’est que le monde entier a vu comment le Canada conçoit le « bilinguisme officiel » à la sauce pet Trudeau.

    La communauté internationale est témoin en direct, de l’imposture canadian! Dorénavent, lorsque l’Amérique française parlera de la promotion et de la protection de la langue française au Québec, je suis persuadé que le monde comprendra mieux notre incessant combat.

    Vive le Québec, vive la république francophone d’Amérique!

    Publié par Daniel Charette le 1er mars 2010 à 8:32

  12. Le gouvernement canadien bafoue la trève olympique

    par Martin Hébert

    En prévision de chaque année olympique, le protocole veut que le pays hôte en appelle au reste du monde à respecter l’une des traditions les plus centrales aux idéaux olympiques : l’ekecheiria, la Trêve olympique. Depuis 1993, cet appel prend la forme d’une résolution présentée devant l’Assemblée générale de l’ONU. Le 19 octobre 2009, c’était au tour du Canada de se présenter devant l’Assemblée Générale de l’ONU pour se faire le porte-voix de cet idéal. Le gouvernement fédéral ayant reculé devant cette responsabilité olympique fondamentale, c’est le Premier Ministre de la Colombie Britannique Gordon Campbell qui s’est présenté devant l’ONU pour soumettre cette résolution « au nom de la province hôte ».

    C’est ainsi que le Canada est devenu le pays parrain d’une résolution qui « somme les pays membres d’observer, dans le cadre de la Charte de l’ONU, la trêve olympique, individuellement et collectivement, durant les XXIe Jeux Olympiques d’hiver et les Xe Jeux Paralympiques d’hiver » (Article 1, Résolution 64/2)

    Pendant que les médias étaient occupés à compter les médailles récoltées par le pays et à se demander si le Canada remporterait la « médaille des jeux verts », il semble que personne ne se demandait si le gouvernement canadien s’acquittait de son rôle le plus fondamental en tant que nation hôte : faire la promotion de l’idéal de paix qui est le sens même des Jeux Olympiques. La question avait été jugée si importante il y a trente ans, qu’elle a mené le Canada et ses alliés à boycotter les jeux de Moscou en protestation contre la présence soviétique en territoire afghan. Malheureusement soumettre le Canada aux mêmes critères moraux en 2010, aurait été franchement gênant pour le pays hôte.

    Pendant que les Canadiens avaient les yeux rivés sur le petit écran à regarder les jeux, l’une des plus grandes offensives menées par les forces américaines, britanniques et canadiennes depuis 2001 battait son plein en Afghanistan. Pour qui prend la peine de convertir les heures locales d’un fuseau horaire à l’autre, il est facile de constater que le début des cérémonies d’ouverture des jeux, soit le 12 févier 2010 à 18h00, heure de Vancouver, correspond, à une ou deux heures près, aux premières salves de l’Opération Mushatarak. Non seulement cette opération de 15 000 hommes lancée aux petites heures du matin le 13 février, heure de Kaboul, coïncide-t-elle presque parfaitement avec l’amorce des jeux de Vancouver, mais la fin de cette « offensive de deux semaines » annoncée par l’Association France Presse le 27 février, et reprise à travers le monde par d’autres agences de presse, correspond à la clôture des jeux olympiques.

    Les États-Unis ont fait l’histoire en 2002 en devenant la première nation hôte à être en guerre au moment de la tenue des Jeux Olympiques d’hiver. Le Canada et ses alliés en Afghanistan ont renchéri non seulement en refusant la trêve olympique, mais aussi en participant délibérément à la planification d’une offensive brutale dont l’amorce a été cyniquement prévue pour coïncider avec le début des jeux. Profiter du fait que l’attention des Canadiens est tournée vers les olympiques pour mener une telle escalade n’est rien de moins qu’une honte. « En respectant la Trêve olympique, nous favoriserons la paix et la compréhension », déclarait le Ministre d’État délégué aux sports Gary Lunn sur le site du Ministère des affaires étrangères du Canada en octobre 2009. Mais c’est le directeur général du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, John Furlong, qui s’est exprimé avec le plus d’éloquence sur la question lors de son discours devant l’Assemblée Générale de l’ONU préalable au passage de la résolution sur la Trêve Olympique de 2010 : « Pour que les jeux aient un sens vrai et durable aux yeux de tous ceux qui seront touchés par eux, nous devons assurer un legs humain, un legs qui utilisera le pouvoir du sport afin de transformer l’esprit d’une nation, voire de la communauté mondiale ».

    En ce jour de clôture des Jeux Olympiques de Vancouver, je pense aux habitants de la région de Marjah. Ils ont passé les deux dernières semaines à être pilonnés dans l’indifférence. Pour eux, le legs humains de la Trêve olympique de 2010 se compte en morts et en blessés. Eux aussi ont été les hôtes du Monde durant ces deux semaines. Eux aussi ont vu les uniformes des Canadiens, des Américains, des Britanniques et des Estoniens défiler dans leur ville. Il y a fort à parier, par contre, que la mémoire qu’ils conserveront de la Trêve olympique de 2010 sera noire plutôt que dorée…

    Martin Hébert : Anthropologue et Vice-président du Centre de ressources sur la non-violence

    Articles de Martin Hébert publiés par Mondialisation.ca

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=H%E9B20100303&articleId=17911

    Le Blogueur Québécois Reply:

    Cher monsieur Hébert,

    Votre texte, quoique pas tout à fait en lien avec le sujet du billet ci-dessus, est intéressant. Étant plutôt tolérant de nature, je vous accorde cette première autopromotion. Afin d’éviter de saturer nos pages de commentaires avec les articles des autres, nous préférons publier des textes dans notre section « Autres conversations sur la blogosphère », dans la colonne de gauche de ce blogue. C’est ce que je pourrais faire à l’occasion, si vous me soumettez un texte en m’écrivant à blogue@bloc.org.

    Une façon plus subtile de faire l’autopromotion de vos textes peut aussi consister à écrire ici, en commentaire, une courte partie de votre texte, tout en expliquant aux internautes que s’ils désirent lire la suite, ils peuvent cliquer sur le lien que vous fournirez. Si votre extrait et votre lien cadrent avec le sujet initial du billet, tout le monde est heureux… ;)

    Publié par crnv le 3 mars 2010 à 16:39

  13. [Commentaire à teneur raciale méprisant et hors sujet effacé par le Blogueur québécois]

    paul pieter kruijmer Reply:

    [Commentaire à teneur raciale et hors sujet effacé par le Blogueur québécois]

    Publié par Kenneth T. Tellis le 24 avril 2010 à 19:08

Tel qu'expliqué dans ce billet, il n'est maintenant plus possible de poster un commentaire.