Mercredi dernier, la Chambre a adopté, à l’étape du rapport, un projet qui me tient particulièrement à cœur, le projet de loi C-241, qui a été déposé par mon collègue de Brome–Mississquoi, Christian Ouellet, et qui propose d’abolir le délai de carence qui est imposé aux prestataires d’assurance-emploi.
Depuis plus de 20 ans, les critères d’admissibilité du régime d’assurance-emploi ont été considérablement resserrés, ce qui fait qu’en 1989, plus de 84 % des chômeurs touchaient des prestations alors qu’aujourd’hui, ils sont moins de
47 % à y avoir accès.
Le délai de carence apparaît ainsi comme une autre brique qu’on envoie sur la tête des chômeuses et des chômeurs; en plus des délais d’ordre administratif, qui peuvent atteindre de 4 à 6 semaines, le délai de carence vient rajouter deux semaines au cours desquelles les gens ne reçoivent strictement rien.
Autrement dit, après avoir perdu son emploi, une travailleuse ou un travailleur, s’il se qualifie aux critères du régime, doit souvent attendre plus d’un mois et demi avant de toucher des prestations pour une assurance à laquelle elle ou il a cotisé toute sa vie…
Le projet de loi C-241 viendrait abolir cette injustice.
Reste à voir, maintenant, si Stephen Harper lui accordera la recommandation royale, nécessaire pour que les projets de loi présentés par des députés, et qui impliquent des investissements de fonds publics, puissent se rendre en troisième lecture et ainsi être adoptés.
Pourtant, Stephen Harper lui-même, alors qu’il était dans l’opposition, s’érigeait en champion du respect de la volonté démocratique du Parlement et réclamait à grands cris que le gouvernement de Paul Martin respecte les projets de loi ou motions qui y étaient votés.
Mais à voir comment il se comporte à l’égard de l’institution du Parlement, on ne se fait pas trop d’illusion.
Qu’à cela ne tienne, Yves Lessard, député de Chambly–Borduas et porte-parole du Bloc Québécois en matière de ressources humaines et de développement social, et moi continuerons à nous battre pour aider les travailleuses et les travailleurs du Québec à garder leur dignité lorsqu’ils ont la malchance d’être licenciés.
Et pour ce faire, je rencontrerai, mardi et mercredi, aux quatre coins du Québec, des représentants d’organismes qui luttent pour que les droits des travailleuses et des travailleurs soient respectés.
Ensemble, j’ai confiance que nous pourrons, un jour, y parvenir.
Josée Beaudin
Députée de Saint-Lambert
Porte-parole adjointe du Bloc Québécois en matière de ressources humaines et de développement social






J’appuie entièrement cette démarche du projet de loi c-241déposé par M. Christian Ouellette.
Publié par Guy Laverdière le 30 mars 2010 à 10:05
Pendant ce temps, à l’autre bout du spectre néolibéral, 25 individus empochent 25 milliards de revenus annuels. Vivons-nous dans un régime criminel? Affamer les pauvres pour gaver les riches voilà les fruits d’une démocratie en friche!
Publié par Daniel Charette le 2 avril 2010 à 23:12