Au mois d’août 1976, Pierre Elliot Trudeau déclarait que le séparatisme au Québec était mort. Or, à peine quelques mois plus tard, dans ce qui a été un point marquant de la politique québécoise, le Parti Québécois de René Lévesque était porté au pouvoir pour la première fois avec un gouvernement majoritaire.
En 1995, au début de la dernière campagne référendaire, Jean Chrétien prévoyait une victoire facile. Là encore, quand on regarde comment ça s’est terminé, force est d’admettre que la divination n’était pas le point fort de M. Chrétien.
Malgré ce que certains penseurs fédéralistes essaient de faire croire, le projet souverainiste est toujours vivant et rassembleur, ses militantes et militants sont bien organisés et son appui au sein de la population québécoise demeure très fort.
Vingt ans après l’échec de Meech, alors qu’il n’y a toujours aucune volonté politique au Canada de répondre aux aspirations du Québec, beaucoup de Québécoises et de Québécois ont la conviction que la seule voie d’avenir pour le Québec, c’est la souveraineté. Et à mon avis, la souveraineté ne serait pas seulement préférable pour le Québec, mais elle le serait aussi pour le Canada, qui pourrait ainsi se développer et se construire exactement comme il l’entend.
Après les deux premiers jours de ma tournée du Canada, je constate que les Canadiennes et les Canadiens ont beaucoup de questions à ce sujet. Ils sont très intéressés de connaître les positions d’un Québec souverain sur différents enjeux, de savoir ce que le Québec fera une fois souverain. Il m’apparaît important de leur expliquer notre projet, d’entendre ce qu’ils ont à dire, de débattre avec eux, en toute franchise et dans le respect mutuel. Si nous ne sommes pas nécessairement d’accord, nous échangeons nos points de vue, c’est ça la démocratie.
Après m’être arrêté à Fredericton et à St-Jean de Terre-Neuve pour rencontrer des étudiants, des professeurs, des journalistes ainsi que des membres d’associations francophones et de groupes régionaux, je suis de passage aujourd’hui à Toronto, puis à Edmonton, Calgary et Vancouver la semaine prochaine. Le 8 mai, nous ferons le bilan et partagerons les conclusions de cette tournée dans le cadre du colloque organisé conjointement avec les IPSO : « 20 ans après l’échec de Meech, quel est l’avenir du Québec dans le Canada? » Je suis intéressé à lire ce que vous en pensez. N’hésitez donc pas à répondre à la question.
Gilles Duceppe
Chef du Bloc Québécois






L’histoire des derniers 40 ans nous montre que le Québec n’a aucun avenir avenir dans le Canada.
Et pourtant, le Québec, 22e économie mondiale (quant au PIB par habitant, classement de 2006) et le 18e quant à la superficie, est capable de s’occuper de SES affaires.
Que le fédéral se retire des champs de compétence provinciale et que le Québec récupère les points d’impôt que le fédéral lui a empruntés lors de la dernière guerre mondiale, mais qu’Ottawa a confisqués. On doit revenir à l’esprit du fédéralisme, et s’éloigner de l’impérialisme centralisateur d’Ottawa.
Par toutes sortes de moyens, les pseudo-fédéralistes à Ottawa ne cessent d’étendre leurs tentacules étouffantes dans les champs de compétence du Québec. Il ne s’agit pas de sortir le Québec du Canada, il s’agit de sortir le Canada du Québec. Que le Canada enlève ses grosses pattes dans nos affaires!
Il faut contrer l’action des pseudo-fédéralistes à Ottawa, et contrer le travail de sape continu des médias, inféodés au fédéralisme invasif et centralisateur, qui s’acharnent à rapetisser le Québec et à ralentir sa marche vers la souveraineté.
Vivement sortir le Canada du Québec.
Publié par Raymond, État du Québec le 8 avril 2010 à 17:31
[Message haineux effacé par le Blogueur québécois]
Publié par Audrey le 8 avril 2010 à 19:50
Monsieur Duceppe,
le travail que vous faites est capital. Il est nécessaire que les souverainistes se définissent eux-mêmes ainsi que leur démarche, au lieu de se laisser mépriser par les ennemis du Québec, dans la passivité. J’apprécie votre attitude pro-active.
L’astuce fédérale consiste à reconnaître la nation québécoise, pour mieux la regarder se pétrifier, impassiblement. Nous savons tous que dans la dynamique actuelle, à raison de 50,000 nouveaux arrivants par année, ce n’est qu’une question de temps pour que nous devenions non-seulement une minorité à l’intérieur du Canada mais également minoritaires ici-même, au Québec. Paul Martin a déjà affirmé que le Canada est un pays de minorités, ce n’est pas moi qui l’invente. Donc, dans l’esprit des fédéralistes, nous serions bel et bien une minorité parmi tant d’autres. Nous avons été à même de le constater de façon éclatante, lors de la sérémonie d’ouverture des jeux de Vancouver. Qu’est-il advenu du peuple fondateur?
Notre langue française est en déclin et lorsque celle-ci sera devenue minoritaire à Montréal, alors, il nous sera extrêmement difficile d’endiguer le raz de marée de l’anglicisation. Nous sommes conscients de la Louisianisation du Québec, pendant que les jovialistes libéraux nous chantent » it’s all right « . Si nous perdons la bataille linguistique, alors s’amorcera le déclin de notre nation.
Ils nous disent de faire plus d’enfants, tout en sapant les leviers et fondements de notre développement. Le Québec est volontairement maintenu dans un état de précarisation permanente, de telle sorte que l’insécurité ainsi entretenue constitue un frein à notre croissance démographique. Notre population avance en âge, nous devons nous tourner vers une immigration croissante, plutôt mal intégrée, dont les individus se considèrent d’abord et avant tout « sujets de sa majesté » et ainsi la boucle est bouclée!…La table est mise pour notre assimilation.
Le plusse beau pays est en train de perpétrer un génocide culturel, en douce! Les crapauds québécois tantôt seront bien cuits… à petit feu, à moins de bondir en dehors de la casserole. Aurons-nous ce réflexe salutaire ou nous laisserons-nous engourdir jusqu’à notre endormissement définitif?
Les fédéralistes démagogues (excusez le pléonasme) affirment que nous cherchons à faire peur aux gens. Il faut admettre qu’ils ne manquent pas de culot. Pour ma part, je crois qu’il n’a jamais été question de faire peur aux gens mais de leur présenter la réalité telle qu’elle est. Le Canada cherche à anéantir la nation francophone d’Amérique en la dissolvant dans le « melting pot » multiculturaliste. Voilà quel est notre avenir dans le système fédéral canadian.
À suivre…
Publié par Daniel Charette le 8 avril 2010 à 23:49
Y a-t-il du monde parmi ces « immigrants mal intégrés » qui veulent voir le Québec devenir souverain? Je dis oui. Ceux-là n’ont aucune envie de revoir les injustices qui les ont fait quitter leurs pays d’origine. Ce qui se passerait une fois le Québec devenu souverain, c’est la chose suivante: on aurait une Assemblée Nationale qui respecterait enfin nos intérêts alors que le Canada qu’il resterait alors deviendrait ultra-conservateur quand la transition du Québec sera achevée. À moins que le camp canadien-anglais chasse les Conservateurs qui ont été responsables de la cassure de leur pays du pouvoir fédéral…
Mais il y aurait aussi un risque que notre propre souveraineté amènerait d’autres provinces à se séparer; au niveau des valeurs, autant culturelles qu’économiques, le Canada actuel se comporte comme trois ou quatre pays… Non seulement ça mais il y a aussi des États américains qui seraient tentés par l’aventure de la sécession. On parle ici des 4 États limitrophes du Québec, par exemple. Par contre le plan de « souveraineté-confédération » un plan qui me rejoint un peu plus, n’est pas très mûr…
Si seulement le gouvernement conservateur voulait vraiment avoir sa majorité, ils devraient au moins comprendre que le Bloc Québécois leur bloquera la route et ce, jusqu’à ce que le Québec quitte ce système qu’ils sont eux-mêmes en train de rendre inutilisable.
Publié par Yvan Ung le 9 avril 2010 à 12:41
Can’t help but feel sorry for Quebec
With majority of Quebec shown over and over again they long to be in Canada no matter how many referendums they have, economically separatists accomplished nothing but to lose businesses for Quebec like each referendum before. So how can you help but not feel sorry for the majority that wants to stay in Canada. Socially federal funding that is in place would be a good place for Stephen Harper to put some propaganda in play putting letters in with those cheques emphasizing they won’t be coming in anymore and remember the millions it cost to change the name of Toronto Airport to Person International. I look at Quebec and see a majority wishing that Duceppe and his separatists would separate from Quebec and leave them alone. Nobody wants a liability like the separatists rather an asset that would help build a strong team to prosper globally with the rest of Canada; Duceppe and his separatists are not this. Do you realize how many people would give up everything they have to live in a country like Canada or the US and reap the rewards? I’m not the only one that sees Duceppe and his separatists as a liability as I glance through newspapers and internet reading comments about Duceppe and his separatists as Nazi, blockheads, living in the dark ages and a whole lot of other comments I could fill this page with, coming from coast to coast from boarder to boarder including Quebec. I look at Gilles Duceppe and he reminds me of Napoleon Bonaparte, not the French version but the Bugs Bunny version. I also find the separatists he leads like the ones that followed James Warren Jones who founded the « Peoples Temple » in Jonestown. James Warren Jones had the followers consume a Kool Aid like substance that was made with poison. It was classed as « The greatest single loss of American civilian life in a non-natural disaster until the events of September 11, 2001, the tragedy at Guyana also ranks among the largest mass suicides in history. » as recorded by Wikipedia. « Napoleon » Duceppe and his followers will never allow progress were jobs, economic recovery, inner harmony and a stronger Canada “with Quebec” that would be more prevalent, by taking on a shape of the FLQ. The terrorism this time is through political propaganda by the self-centered(Duceppe) and weak minded(separatists). I hope this time Canadian government cuts off all levels of government funding, sets boarders and leaves Quebec with their multi million dollar costs it takes to run a referendum. I’m sure that would take the savory flavour of referendum out of the mouth of resistance and put millions back into the stomach of economic Canadian growth. It’s obvious that tough love is the way to go with Quebec to alleviate the referendum addiction. I just feel bad about the rest of my brothers and sisters stuck inside those provincial walls that have to endure such imprudent times caused by a few, but as a Canadian I guess where all in the same circumstances, so lets put it back into proper perspective and do it right this time.
JFK
twitter.com/economicblow
Raymond, État du Québec Reply:
avril 10th, 2010 at 15:37
Quel ramassis d’attaques personnelles et de mépris, et cela de la part de “gens qui nous aiment tellement”! Vivement sortir le Canada du Québec.
Patrice Reply:
avril 20th, 2010 at 7:50
Dear JFK,
J’ai presque lu votre message jusqu’à la fin.
Patrice
Publié par JFK le 9 avril 2010 à 19:00
Il n’y a aucun avenir à demeurer dans le Canada. Par contre il n’y a aucun avenir pour le Bloc à travailler au fédéral, puisque les Québécois se pensent en sécurité de rester dans le Canada, puisque le Bloc protège notre Nation. Vous sécurisez tellement les Québécois qu’ils ne voient pas l’utilité à se séparer du Canada.
Comme vous pouvez le constater, nous sommes dans un cul-de-sac et il faudrait revoir votre stratégie qui est passé date. Parle parle, jase jase, mais l’action n’aboutit pas.
Je pense qu’il vous faudrait vous impliquer plus au Québec pour convaincre les gens du bien fondé de l’indépendance. Ouvrir un média consacré à l’information serait bénéfique pour parler beaucoup plus des bienfaits et des gains que nous ferions en quittant le Canada.
Donner moins de temps et d’attention au fédéral, et parler du Québec au Québécois.
Publié par maude levasseur le 12 avril 2010 à 15:00
Et j’ajouterais, que le Bloc et le PQ ne doivent pas attendre à l’élection pour nous soumettre leurs plans pour la souveraineté. Si ça tarde trop ça démobilise les gens….l’attente.
Laissez la partisannerie de côté et utilisez plus de temps à convaincre, à planifier une nouvelle constitution, la faire connaître, en débattre en public, l’ajuster aux besoins des Québécois et expliquer le mécanisme de l’indépendance.
On a un besoin pressant de se faire parler d’indépendance et non de Harper et Charest et de ce qu’ils font ou ne font pas. Ça leur fait trop de publicité gratuite et ça nous fais perdre du temps.
Publié par maude levasseur le 12 avril 2010 à 15:23
Il était temps que M Duceppe aille en personne corriger la mauvaise perception qu’ont les « canadians » sur le Bloc, les « séparatistes et les québécois en général ! Bravo !
Pour ce qui est de la nécessité de la présence du Bloc à Ottawa c’est vital !
-D’abord parce qu’en tant qu’indépendantiste je fais beaucoup plus confiance à des indépendantistes pour défendre les intérêts de la « province du Québec » qu’à n’importe quel autre individu.
-Ensuite je préfère recevoir l’appui des députés bloquistes durant les campagnes électorales québécoises, plutôt que de voir des députés fédéralistes venir sapper les efforts du P.Q. pour faire élire des députés péquistes.
-D’autre part, plus il y aura de bloquistes à Ottawa, moins il y aura de chance qu’un gouvernement majoritaire, pour ne pas dire « totalitaire », nous impose, par exemple, une constitution sans le consentement du Québec comme en 82, ou une loi sur la « clarté » sans nous demander notre avis.
-À l’époque où il n’y avait pas de Bloc à Ottawa, le vote des nationalistes se diluait parmi les votes des fédéralistes. Certains appuyaient le NPD, ou le parti RHINOCÉROS pour tourner en dérision ces élections fédérales. Plusieurs milliers d’électeurs s’abstenaient de voter ou mieux, annulaient leur vote. Cela n’empêchait pas les libéraux, avec les votes des fédéralistes de faire élire plus de 70 députés au Québec et de prendre le pouvoir à Ottawa appuyés par les autres provinces. Dites-moi où étaient représentés le million d’électeurs indépendantistes dans ce gouvernement. Pourtant nous y envoyions la moitié de nos impôts, non?
-Surtout il faut impérativement qu’il y ait le plus de députés bloquistes à Ottawa lors du prochain référendum afin de recevoir leur appui inconditionnel, plutôt que de voir des élus fédéralistes venir semer la zizanie chez les électeurs indécis. Nous n’avons absolument pas besoin d’entretenir cette confusion. La campagne référendaire serait beaucoup plus limpide avec une majorité de députés péquistes à Québec (+ ou – 95/125) et une majorité de députés bloquistes à Ottawa (+ ou – 55/75).
Avec la forte personnalité de M Duceppe comme chef à Ottawa et de Mme Marois comme chef à Québec la victoire deviendrait plus accessible !
-J,ai même la certitude que les députés bloquistes pourront être d’une très grande importance durant le processus de « séparation » d’avec le Canada. Sinon, imaginez vous une majorité de députés fédéralistes qui invoqueraient le fait qu’ils représentent les québécois autant que les députés péquistes élus au Québec ! Le problème ne vous saute pas au visage ?
Le gouvernement Harper a reconnu la nation québécoise, coquille vide s’il en est, étant donné que cette reconnaissance n’est accompagnée d’aucun pouvoir et surtout qu’elle ne pourra jamais être inscrite dans la « Constitution canadienne ».
Mais il faudrait le prendre au mot et parler à l’avenir d’indépendance nationale et non plus de souveraineté. Parle-t-on de la souveraineté de la France ou de la souveraineté des États- Unis ? Le 4 juillet les américains fêtent leur Indépendance et non leur souveraineté. Parle-t-on des 195 pays « souverains » qui siègent à l’O.N.U. ou des 195 États indépendants ?
Cessons d’avoir peur des mots et stimulons plutôt le fibre nationaliste chez tous les québécois en les invitant à obtenir leur indépendance nationale comme toutes les autres nations !
Pour y parvenir, il ne faut surtout pas procéder comme pour les 2 référendums précédents.
Ici je suis d’accord avec Jean Chrétien qui disait lors du référendum de 1995: « …Il ne faut pas signer un chèque en blanc à Parizeau… qui ne nous dit pas dans quelle sorte de pays nous allons vivre… »
Et M Parizeau répondait que ce ne serait pas le chaos dans le Québec et que la Constitution canadienne allait continuer à s’appliquer en attendant que nous nous en donnions une. Faut-il se rappeler que cette constitution n’a jamais été reconnue par aucun gouvernement québécois depuis 1982, fédéralistes ou péquistes confondus. Il y est même mentionné que la Reine est le chef d’État ???
Donc il faut absolument que le P.Q., en prenant le pouvoir, lance une assemblée constituante afin de d’écrire la plus moderne des constitutions nationales . Que cette assemblée constituante soit représentative de la nation québécoise et non pas composée seulement de « pères » de la constitution.
Ce sera une très bonne façon de faire avancer la réflexion de chacun des québécois.
Elle devra être fondée sur nos valeurs profondes et inspirée des meilleurs constitutions contemporaines.
Puis,dans un premier temps, cette constitution serait approuvée par la population, et comme en Norvège en 1905, un référendum se tiendrait sur l’indépendance nationale dans un deuxième temps.
Les québécois en majorité se reconnaîtraient dans cette constitution et se différencieraient enfin de la nation canadienne. On y mentionnerait la priorité de la langue française, de la culture et de la charte québécoise. On se débarrasserait de la Reine, des sénateurs non élus, de la cour suprême canadienne etc etc. Cette fois-là, la démarche référendaire sera stimulante et certainement gagnante!
[Note du Blogueur québécois : Comme l'écriture en lettres majuscules est considérée comme une parole criée, il est recommandé de ne pas l'utiliser sur ce blogue. Merci de votree collaboration!]
Publié par Luc Lemoine le 15 avril 2010 à 2:58
Je crois qu’une des raisons qui expliquent le taux de cynisme chez les citoyens québécois, c’est le statut quo : le fait d’être « prisonniers » d’un pays dans lequel ils se reconnaissent de moins en moins. Comme l’explique Jean-François Lisée sur son blogue, les aspirations du Québec et du Canada sont opposées.
En particulier, l’industrie des sables bitumineux tue l’industrie manufacturière québécois par l’entremise de la hausse du dollar canadien. Parrallèlement, puisque le Québec est un importateur de pétrole et de voiture, l’industrie automobile contribue (et contribura de plus en plus) à l’accroissement de la dette de la nation. C’est pour ça qu’il faut investir dans les infrastructures favorisant le transport actif et dans le transport en commun. Or, ceci va à l’encontre des intérêts du ROC.
La protection de la langue française est également bafouée par la constitution que PET a rappatrié unilattéralement lorsqu’il a comploté avec les premiers ministres des autres provinces à l’insu de René Lévesque. Encore une fois, la Cour suprême du Cadenas (comme dirait feu Pierre Falardeau) a produit un jugement défavorable à la langue française l’automne dernier.
Personnellement, je suis devenu souverainiste après avoir habité en Ontario durant une partie de mon adolescence, là où j’ai vu à quel point l’assimilation est un problème réel ! J’y ai même vu des francophones qui préféraient employer la langue de Shakespeare parce qu’ils croyaient ça « plus cool ». C’est sans parler de l’idéologie de Durham qui est toujours présente.
Je suis convaincu que le Québec se tire dans le pied en demeurant au sein du Canada. Non seulement, son poids politique et démographique est en baisse, mais les intérêts du Canada sont contraires à ceux du Québec. D’ici les prochaines élections provinciales, il est grand temps de préparer le terrain en vue d’un troisième référendum. J’ose croire que cette fois ci peut être la bonne !
Continuez votre bon travail M. Duceppe ! J’espère toutefois que vous saurez contribuer à ce que vos camarades du PQ relisent leur article #1 et qu’ils s’efforcent de ne pas renier leur aile militante. Une campagne référendaire devrait être menée par l’ensemble des souverainistes, y compris ceux de Québec Solidaire et de feu le SPQ-libre.
Publié par Richard Larouche le 17 avril 2010 à 12:05
Il est plus que temps que les francophones du Québec se concertent pour chasser M. Charest du pouvoir. Ce dernier n’a été élu que grâce à l’appui quasi unanime des anglophones et allophones anglicisés combiné à la division des francophones.
M. Charest ne représente pas la majorité des Québécois.
Le Parti Libéral du Québec a toujours été le parti des Anglais. Les anglophones de longue date et les nouveaux arrivants ayant choisi de s’intégrer aux anglophones forment environ 16 % de la population du Québec. Le Parti Libéral du Québec tire la moitié de ses votes de ce groupe qui l’appuie à 99 %. C’est démocratique, mais c’est inquiétant. C’est cet appui quasi unanime qui lui permet trop souvent de prendre le pouvoir.
Dans ces conditions, il est suicidaire pour les francophones et pour les souverainistes de diviser leurs votes.
La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour l’affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s’agit d’élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti.
Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l’a vu aux dernières élections générales, où même Jean Charest aurait été défait dans son comté n’eussent été les votes que Québec solidaire a détournés du Parti québécois.
Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.
L’angélisme du parti Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagée dans le public, mais il est devenu l’allié objectif de ce gouvernement de droite. C’est triste et navrant. Il y a sûrement un groupe puissant qui a intérêt à alimenter cette division du vote des francophones.
M. Charest est fort de l’appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés, mais il profite surtout de la division des francophones pour se glisser au pouvoir. Il gagne pour ainsi dire par défaut. Il ne représente pas la majorité des Québécois.
Aux prochaines élections, il suffira d’un peu de cohésion chez les francophones pour envoyer M. Charest aux oubliettes. Qu’il retourne à Ottawa, c’est son pays.
Publié par Raymond, État du Québec le 19 avril 2010 à 11:44
SORRY FOR QUEBEC
[Note du Blogueur québécois : Ce commentaire était un lien vers un article qui a déjà été publié intégralement sous la forme d'un commentaire ci-dessus.]
paul pieter kruijmer Reply:
avril 19th, 2010 at 19:35
J’ai lu l’article moi aussi je pense que la separation va causer un desastre financier pour cette province. Tandis que le reste du Canada va pouvoir ce deberasser d’un boulet qui leur coute une fortune en paiement de perequation a chaque annee.
Raymond, État du Québec Reply:
avril 20th, 2010 at 10:42
Vivemernt sortir le Canada du Québec! Tout le monde va être content: le ROC et le Québec.
En 2006, le PIB du Québec s’élèvait à 230,6 milliards de $ US PPA, soit 19,7 % du PIB canadien. En 2006, l’État du Québec se situait ainsi au 22e rang dans monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant de 30 143 $ US, derrière Singapour et la France, mais devant l’Italie et l’Espagne. Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le Québec souverain se placerait au 18e rang dans le monde et, en regard de la population (7 651 531 habitants), il se situerait au 94e rang. Dans le même peloton que plusieurs pays européens de taille comparable (Norvège, Danemark, Suède, Suisse, Irlande, etc). Cela malgré le fait que nous n’ayons pas le plein contrôle de nos impôts, et malgré l’histoire séculaire d’un Québec rapetissé par les politiciens fédéraux.
Les souverainistes québécois veulent construire le Québec de demain. Le Québec, 22e économie mondiale, ne l’oublions pas. On n’est pas né pour un petit pain, on est capable. Malgré les entraves d’Ottawa, nous avons réussi à nous imposer dans plusieurs domaines dans le monde. Il est temps que le Québec soit le maître de son avenir. Nous avons pleinement le droit d’être ce que nous sommes. Il faut faire la souveraineté du Québec.
L’histoire du Canada est une vaste farce en ce qui concerne la notion de fédération. La dérive a commencé dès 1867, avec la mal-nommée CONFÉDÉRATION, qu’on a ensuite appelée FÉDÉRATION, mais qui en pratique a tendu de plus en plus vers un état centralisé, sans respecter les compétences des provinces constituant la fédération. Il faut contrer l’action des pseudo-fédéralistes à Ottawa, et contrer le travail de sape continu des médias, inféodés au fédéralisme invasif et centralisateur, qui s’acharnent à rapetisser le Québec et à ralentir sa marche vers la souveraineté.
Le Québec est une nation pacifique avec ses caractéristiques distinctes qui mérite de se perpétuer dans son identité francophone et selon ses propres choix.
Par toutes sortes de moyens, les pseudo-fédéralistes à Ottawa ne cessent d’étendre leurs tentacules étouffantes dans les champs de compétence du Québec. Il ne s’agit pas de sortir le Québec du Canada, il s’agit de sortir le Canada du Québec. Que le Canada enlève ses grosses pattes dans nos affaires!
Le Québec, 22e économie mondiale (quant au PIB par habitant, classement de 2006), est capable de s’occuper de SES affaires.
Publié par JFK le 19 avril 2010 à 17:26
Beaucoup d’exageration dans vos chiffres, le FMI situe l’afrique du sud avec 255 milliards au 29e rang chiffres de 2006. Il ne faut surtout pas oublier qu’il risque d’avoir un desastre economique apres la separation au quebec et, de plus il ne faudra plus compter sur le federal avec des paiements de perequation de presque 10 milliards par annee. SVP enleve vos lunettes roses et soyez realiste.
Jeanne Brunet Reply:
avril 21st, 2010 at 8:25
Il ne faut pas non plus être condescendant. Émettez des idées non fondées si ça vous fait plaisir, mais ne dites pas à quelqu’un qui cite ses sources qu’il n’est pas réaliste. Votre histoire de désastre économique, c’est une vieille histoire pour faire peur aux gens, ça date d’avant le référendum de 1980 et des tas de gens sérieux ont démontré que le Québec s’en sortirait très bien après son indépendance.
paul pieter kruijmer Reply:
avril 22nd, 2010 at 12:57
Raymond etat du quebec ne cite aucune source, tandis que moi oui. J’ai utilise le FMI.
Publié par paul pieter kruijmer le 20 avril 2010 à 18:58
Après bientôt deux sciècles et demie dans la patente fédérale, ayant traversé les « crises » financières répétitives, subi le pillage systématique de nos ressources, l’empiètement généralisé de nos champs de compétence, les coups fourrés, les mesures de guerre, la mafia libérale municipale-provinciale, l’enterrement de Meech, les détournements de démocratie par référendums volés, le déménagement de la bourse, de Mirabel, les valeurs mobilières, le scandale de la caisse de dépôts (à peine 40 milliards), le coup de force de 1982, les commandites, le démembrement de la loi 101, la crise forestière, le déclin de notre langue sérieusement menacée, au moment où la politique énrgétique et économique du Canada nous fait perdre des dizaines de milliers d’emplois…
voilà qu’on nous annonce « le désastre » si le Québec décide de récupérer ses pleins pouvoirs!?
Le vrai désastre, si nous choisissons de nous sortir la tête du sable bitumineux, c’est ce qui se produit présentement dans la ploutocratie canadienne. Les criminels, les bandits sont aux commandes. Tout fout le camp présentement et pour le peuple, c’est la saignée.
Ouvrez-vous les yeux, le désastre c’est ce qui se produit actuellement. Nous disons non à ce modèle de société, à la loi de la jungle, au développement pas endurable, à la destruction des écosystèmes, de la biodiversité, de la diversité culturelle, à l’exploitation, à l’injustice, au mensonge, à la culture du secret, au copinage. Nous voulons le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Nous voulons prendre notre destinée en main.
N’essayez plus de nous faire peur, nous avons tout traversé et nous sommes toujours debout! Plus forts et solides que jamais, nous sommes prêts pour le grand ménage.
Publié par Daniel Charette le 21 avril 2010 à 9:25