Sur les traces des patriotes…

Publié par Jean Dorion le 21 mai 2010 à 13:14 3 commentaires

Le lundi 24 mai prochain, nous célébrerons la Journée nationale des patriotes. Cette journée est non seulement l’occasion de nous recueillir en mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la reconnaissance de notre nation, mais également l’occasion de réfléchir au Québec d’aujourd’hui et de demain. 

La lutte continue

Plusieurs événements nous rappellent la nécessité de poursuivre le combat pour la défense des intérêts du Québec et l’indépendance de notre nation. Pensons entre autres au rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982 par le Canada, sans égard aux revendications du Québec et de René Lévesque, ou au fait que le Canada a carrément violé les règles démocratiques lors du référendum de 1995 en multipliant les fraudes et en contrevenant à la Loi électorale du Québec. Ou, plus près de nous, à la tentative actuelle des partis fédéralistes de réduire le poids politique du Québec à la Chambre des communes en augmentant le nombre de députés fédéraux en Alberta, en Ontario et en Colombie-Britannique.

Bref, pour les partis fédéralistes, la reconnaissance de la nation québécoise n’est qu’une coquille vide. Pas question de rendre cette reconnaissance effective ou d’accommoder le Québec de quelque façon que ce soit. C’est le Canada avant tout, et le Canada continue de se construire à sa façon, trop souvent au détriment des intérêts du Québec. D’ailleurs, selon un récent sondage, les Canadiens ne veulent toujours pas rouvrir une nouvelle ronde de négociation avec le Québec, et ce, vingt ans après l’échec de Meech. Pire encore, ils rejettent catégoriquement les cinq conditions de base de Meech et nient le droit au Québec de se séparer du Canada advenant un référendum gagnant.

Gilles Duceppe honoré

C’est dans ce contexte que la grande famille souverainiste se réunira au Gala des patriotes 2010, organisé par le Rassemblement pour un pays souverain (RPS), afin de souligner le chemin parcouru au Québec pour la reconnaissance de notre nation. J’aurai alors le privilège de présenter le récipiendaire du prix Louis-Joseph-Papineau, Gilles Duceppe.

Siégeant à titre de député souverainiste à Ottawa depuis 1990 et ayant participé activement à la fondation du Bloc Québécois après l’échec de l’Accord du lac Meech, il va sans dire que la contribution de notre chef à la défense des intérêts du Québec est des plus considérables. Il a consacré, au cours des 20 dernières années, son temps et ses énergies à l’avancement de la cause souverainiste, et il le fait d’ailleurs toujours avec la même passion et la même inspiration.

Merci Gilles!

Jean Dorion
Député de Longueuil–Pierre-Boucher

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3 commentaires

  1. J’aurais bien aimé me joindre à vous, cependant il n’y a plus de places disponibles. Vous serez donc à guichet fermé. J’approuve totalement le choix des récipiendaires, Monsieur Duceppe recevra une distinction honorifique bien méritée. En effet, tandis que le prix Louis-Joseph Papineau lui fait honneur, Gilles Duceppe, par ses actions, ennoblit le souvenir du grand tribun patriote, épris de liberté et de justice.

    Lisette Lapointe, une patriote indéfectible, femme engagée, coeur battant au service du peuple. Et que dire du choix de René Marcel Sauvé, sinon qu’il est on ne peut plus opportun. Je pense que nous tirerons grandement avantage à nous inspirer de la somme considérable de ses connaissances en géopolitique, éclairées par un jugement digne de Salomon.

    Certes, ils ne sont pas les seuls à mériter notre reconnaissance, cependant toutes et tous, s’ils le désirent, peuvent se reconnaître en eux.

    Publié par Daniel Charette le 22 mai 2010 à 10:57

  2. Quelle belle façon de souligner le travail assidu de Gilles Duceppe, cet homme qui a considérablement marqué la politique québécoise… et canadienne! Qui, au Québec, ne connaît pas le chef du Bloc Québécois? Sa popularité traverse même nos frontières, si bien que même les Canadiennes et Canadiens reconnaissent ses grandes qualités de leader. Ce n’est pas peu dire!

    D’ailleurs, je me permets d’attirer votre attention sur un sondage réalisé pour le magazine Reader’s Digest. Gilles Duceppe occupe le 11e rang du palmarès de la confiance au Québec. Selon Christian Dufour, « malgré la position paradoxale du Bloc au fédéral, il a réussi à s’imposer. Cela méritait d’être souligné. Depuis toujours, il fait figure de rempart pour le Québec. Les gens en prennent acte. » On y lit aussi : « Pour sa part, Diane Pacom, considère que, cette année, les répondants ont plébiscité des personnalités qui combinent ténacité, expérience et envergure. « Des gens qui ont du poids, précise-t-elle. Des gens qui se tiennent debout, quoi! L’ascension prodigieuse de Gilles Duceppe le prouve de manière éloquente. » »

    Sur une note plus humoristique, les répondants de ce sondage l’ont même choisi comme la personne à laquelle ils feraient le plus confiance pour négocier en leur nom avec un voisin irascible ou attraper une souris dans leur cuisine! Ce à quoi le chef du Bloc Québécois a répondu : « Je conseille souvent à mes collègues du Bloc de traquer leurs adversaires en Chambre exactement comme on piège une souris! Me voilà démasqué! »

    Ce sondage est la preuve même que l’audace, la persévérance et la détermination sont des qualités unanimement reconnues par les Québécoises et Québécois. Chapeau, M. Duceppe!

    Pour ceux et celles qui voudraient lire l’article du Reader’s Digest :
    http://www.selection.ca/cms/xcms/confiance–votre-palmar-s-2010_3743_a.html

    Publié par Francine le 28 mai 2010 à 12:14

  3. Gilles Duceppe mérite tout à fait le prix Louis-Joseph Papineau. Avec acharnement, et depuis longtemps, il rappelle devant les députés fédéraux et tout le Canada l’existence de la nation québécoise et ses valeurs. Il réclame la reconnaissance de notre nation par la Constitution canadienne. Il le fait sans doute par acquis de conscience. Il sait ,cependant, qu’il n’y a aucune ouverture. Je me demande , en tant que souverainiste, quel est l’intérêt de continuer d’insister en vain et, de déplorer le manque d’ouverture des Canadiens à cet égard. J’aimerais que quelqu’un m’explique. Je serais plutôt porté à dire, o.k. nous sommes une nation, vous n’avez pas de place pour nous dans votre constitution, nous allons alors nous donner notre propre constitution interne au Québec. Nous allons nous reconnaître nous-mêmes et prendre tous les moyens démocratiques pour qu’elle soit respectée, et au besoin, nous l’opposerons à la constitution canadienne. En cas de litige insoluble, le peuple sera consulté par référendum et sa décision devra être respectée , c’est lui qui tranchera.

    Publié par Forcier Denis le 29 mai 2010 à 23:29

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