Alors que se tient le plus gros sommet sur la santé maternelle au monde, à Washington, prélude au sommet du G20, le premier ministre n’a même pas daigné répondre à l’invitation! C’est d’autant plus troublant que le gouvernement conservateur prétend à tout vent vouloir faire de la santé maternelle et infantile l’une de ses priorités lors du G20.
Quand vient le temps de se faire le lobbyiste des banques, s’opposant farouchement au projet de leur imposer une taxe, le premier ministre n’hésite pas à parcourir la planète, mais une petite heure d’avion pour les femmes, pas question!
Cet affront s’inscrit dans une longue série de décisions misogynes de la part de ce gouvernement conservateur: refus de financer l’avortement dans les pays en voie de développement; coupes au financement dédié aux groupes de femmes; endossement de projets de loi limitant l’accès à l’avortement.
Ce gouvernement réformiste conservateur, le premier ministre en tête, doit cesser de se faire du crédit politique sur le dos des femmes et faire la promotion d’une politique de santé maternelle et infantile qui inclut l’avortement.
Johanne Deschamps
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de coopération internationale
Députée de Laurentides–Labelle
Nicole Demers
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de condition féminine
Députée de Laval






MA POSITION CONCERNANT LES DROITS DE L’ENFANT À NAÎTRE.
APRÈS LA CONCEPTION
Faisons des recherches sur Google pour comprendre l’importance des réactions du fœtus dans le sein maternel. En cherchant sur Google des commentaires avec les mots suivants «vie fœtale capacités sensorielles» et «fœtus douleur» j’ai trouvé beaucoup de choses éveillant mon attention.
Dans la période prénatale nous trouvons plusieurs constatations concernant le développement précoce des divers sens du fœtus. Tapez sur Google les mots «vie fœtales capacités sensorielles» et vous découvrirez que le fœtus n’est pas insensible dans son développement. Il n’est pas simplement un corps qui se développe mais nous découvrons que la dimension humaine du fœtus est en développement : le toucher, le goût, l’audition. À un stade du développement le fœtus réagit aux gestes de son entourage comme les bruits, les voix, le toucher.
Nous pouvons lire que le fœtus a des réactions à la douleur selon le stade de son développement. Tapez sur Google «la douleur du fœtus». Malgré la controverse qui existe concernant ce sujet allez lire les différents arguments en faveurs et contre la douleur ressentie par le fœtus. Ce sont des arguments qui font réfléchir.
Dans son développement nous découvrons que le fœtus n’est pas un simple morceau de chair ! Que dire de la fécondation in vitro ? Ce qui veut dire que cette fécondation, jusqu’à 6-7 jours, se fait en dehors de l’utérus et c’est une vie nouvelle qui commence. Tapez in vitro sur Google. Que dire du fœtus qui prend son autonomie en se rattachant à la mère uniquement par le cordon ombilical. Sur Google, tapez : «Des médecins se prononcent sur l’avortement».
Heureusement qu’il y a des mères et des pères qui disent du fond de leurs cœurs : «Tu seras mon enfant et je t’aime déjà tel que tu es même avant ta naissance.»
AUGMENTER L’AIDE AUX FEMMES ENCEINTES
Actuellement il y a la prestation fiscale canadienne pour enfants de moins de 18 ans et l’allocation familiale du Québec.
Je trouve intéressante la démarche d’un groupe de femmes française signant une pétition dans le but que la Ministre de la Santé (Mme Roselyne Bachelot) aide les femmes enceintes en difficulté à éviter l’avortement. Voici les mesures qu’elles proposent et que le gouvernement du Québec et du Canada devraient en promouvoir l’existence:
1/ De faire modifier le livret officiel d’information remis aux femmes enceintes en dif-ficulté.
Au lieu de prôner l’IVG comme l’issue évidente de leur grossesse, il doit intégrer :
- le détail des aides permettant aux femmes d’éviter le recours à l’avortement ;
- un avertissement honnête sur les répercussions psychologiques de l’avortement.
2/ De lancer des campagnes gouvernementales pour promouvoir les droits des femmes enceintes, notamment en matière d’emploi et de protection face à toute violence ou pression économique, conjugale ou familiale.
Cf. Allez voir sur : http://www.auxlarmescitoyennes.org/petition/
FINANCEMENT À L’ADOPTION QUÉBÉCOISE
Mais quel gouvernement aura le courage de financer l’adoption d’enfants qué-bécois? Des couples adoptent à grand frais des enfants de d’autres pays mais nos gouvernements devraient subventionner l’adoption d’enfants québécois? Le résultat en serait probablement la diminution d’avortement.
En 2009 la RAMQ a payé 26572 avortements au Québec.
POURQUOI N’AVONS-NOUS PAS ÉTÉ AVORTÉS ?
Avons-nous de bonnes raisons d’exister, de n’avoir pas été avorté? Si un comité nous examinait peut-être trouverait-il que nous n’avions pas les qualités nécessaires pour exister? Si vous n’êtes pas né prématurément est-ce une bonne raison pour ne pas avoir été avorté? Si vous n’êtes pas né avec des malformations physiques est-ce une bonne raison de ne pas avoir été avorté? Si vous n’êtes pas né avec un handicap intellectuel est-ce une bonne raison pour ne pas avoir été avorté? Etc.
Sommes-nous rendus à privilégier l’eugénisme? Tapez sur Google le mot eugénisme et lisez dans Wikipédia. «L’eugénisme peut être désigné comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l’espèce humaine…»
POLITIQUE AU CANADA CONCERNANT L’AVORTEMENT
Au Canada il n’y a pas de lois qui viennent limiter ou encadrer l’avortement 1. Il est bon de voir que l’Europe de l’Ouest et les États-Unis, contrairement au Can-da, sont soumis à certaines mesures concernant l’avortement.2
1. Dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec du 25 mai 2010 Kathrine Lamontagne dans son article Avortement; Possible jusqu’à la dernière seconde; elle citait Louise Langevin (professeure à la faculté de droit a l’Université Laval) : «Le Canada est le seul pays occidental où il n’y a pas de lois qui viennent limiter ou encadrer l’avortement».
2. Voici un extrait tiré d’un texte de Mme Renée Joyal, Professeure associée Faculté de sciences politique et de droit, UQAM
«…afin de faciliter la compréhension des diverses lois nationales en matière d’avortement, précisons que l’on peut regrouper celles-ci sous trois catégories 5 :
a) la tendance restrictive : celle-ci vise les législations qui ne permettent ou n’acceptent l’avortement que pour sauver la vie de la femme. Dans certains cas, cette exception est expressément mentionnée dans la loi nationale; dans d’autres, elle ne l’est pas, mais les tribunaux admettent la défense de nécessité (avortement pratiqué pour sauver la vie de la femme) dans le cas d’accusations relatives à un avortement illégal 6;
b) la tendance intermédiaire : celle-ci comprend les législations qui admettent l’avortement en cas de péril grave pour la vie de la femme ou pour sa santé physique, voire, dans certains cas, pour sa santé mentale;
c) la tendance libérale : les législations regroupées sous ce vocable autorisent l’avortement pour les motifs que nous venons d’énumérer, mais aussi pour des motifs juridiques (viol et inceste), des motifs socio-économiques (extrême pauvreté, incapacité de prendre charge de l’enfant) ou des motifs eugéniques (malformations fœtales graves) : c’est la solution des indications; certaines législations de type libéral laissent aussi l’avortement au libre choix de la femme pendant une période déterminée : c’est la solution du délai.
La situation canadienne n’entre pour le moment dans aucune de ces catégories puisqu’il y a ici absence de législation.»
5 Bartha Maria Knoppers et Isabel Brault, La loi et l’avortement dans les pays francophones, Montréal, Les Éditions Thémis, p. 33 et s.
6 C’est cette situation qui prévalait au Canada avant 1969.
LYS LYS LYS LYS LYS LYS
«En tant que nationalistes…»
Je retiens le témoignage de Réjean Labrie de Québec
«…29 000 petits Québécois de souche, garçons et filles, sont supprimés chaque année, arra-chés de leur terreau.
Saviez-vous que le nombre d’enfants qu’on empêche de venir au monde chaque année au Québec est équivalent à la population entière de la capitale de la Beauce, Saint-Georges, ou de la population de villes comme Val-d’Or, Alma, Boisbriand ou Sept-Îles? Peut-on se mettre à rayer de la carte l’une de ces villes année après année et trouver cela normal, moderne et civilisé?
300 000 bébés depuis 10 ans, cela représente la population totale de la capitale nationale du Québec (avant les fusions avec les banlieues). Imaginez un instant la ville de Québec entièrement désertée et vidée de ses habitants. Une bombe atomique ne ferait pas pire. Mathématiquement parlant, l’équivalent de l’hécatombe de Nagasaki se répète chaque année ici-même et personne ne trouve à redire à la chose.
En tant que nationalistes, pouvons-nous rester indifférents à l’idée de supprimer une ville entière du Québec chaque année? Ce chiffre astronomique de 29 000 est plus gros que la population de toutes les villes et villages du Québec sauf 33.
Et, qui plus est, ce chiffre correspond démographiquement parlant au nombre précis de personnes requises, c’est-à-dire le seuil de remplacement, pour que la population qué-bécoise se maintienne et se renouvelle sans le besoin de recourir à l’immigration.
Il serait temps de réfléchir sur la question et de proposer des alternatives afin de conserver tous les enfants québécois que nous créons. Une politique nataliste doit favo-riser les naissances, pas l’inverse.»
Cf. Sur le Blogue de Jean-François Lisée,
Le 30, mai, 2010 à 12:49
VOICI MON TÉMOIGNAGE
Je suis né en 1939 et je suis le dernier enfant d’une famille de 15. J’ai appris de mes sœurs qu’à ma naissance l’accouchement avait été pénible et que ma mère et l’enfant ont passé près de mourir. À cette époque il n’était pas question pour des parents ou des médecins de songer à l’avortement pour sauver la mère. Je veux dire «Merci, de tout mon cœur, maman et papa pour la vie. Merci au Dr Millette de Ste-Adèle qui a manifesté sa compétence pour aider cet accouchement difficile.» «Maman, tu as pris le risque de mourir pour me donner un cadeau des plus précieux : La vie». «Maman, à ma naissance tu a risqué de mourir et je suis heureux de constater que ta vie ne s’est terminée qu’à l’âge de 89 ans.» Heureusement que je n’ai pas été un fœtus en 2010 car pour sauver ma mère, le médecin de l’an 2010 aurait recommandé l’avortement puisqu’il n’existe pas de législation concernant la protection de l’enfant à naître. Puisque j’ai la chance d’être vivant aujourd’hui au nom de tous les enfants à naître tués hier-aujourd’hui-demain je demande la reconnaissance d’un droit à vivre. Je demande de donner à nos mamans et nos papas les soutiens nécessaires pour les encourager à prendre la décision de nous donner la vie.
CONCLUSION
À une élection j’aurai toujours le droit de m’engager pour des candidats/es qui favorisent le respect de la vie de l’enfant à naître.
Jacques Beauséjour, député du Parti Québécois (Comté d’Iberville 1976-1985)
18/06/2010
Publié par Jacques Beauséjour le 18 juin 2010 à 9:39