Les conservateurs doivent se concentrer sur les vrais enjeux

Publié par Michel Guimond le 22 septembre 2010 à 16:07 4 commentaires

À la suite d’une allocution prononcée par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, devant les membres du Canadian Club d’Ottawa le 21 septembre, je crois qu’il est nécessaire de remettre les pendules à l’heure. Le ministre Flaherty a tenu des propos purement hypothétiques sur la possibilité d’une élection cet automne en soulevant, entre autres, le fait que l’élection d’une coalition composée des trois partis d’opposition entraînerait des pertes d’emplois sans précédent. Un discours partisan, alarmiste, voire farfelu. Ces déclarations du ministre Flaherty relèvent de la pure fiction alors que le gouvernement conservateur devrait plutôt se concentrer sur les enjeux réels.

Ce discours nous rappelle malheureusement l’énoncé économique de l’automne 2008 du même ministre. En fait, ce n’était pas un énoncé économique, mais plutôt un énoncé idéologique. Tous se rappellent qu’au lieu de s’attaquer à la crise économique, le gouvernement conservateur avait choisi de créer de toutes pièces une crise démocratique pour des raisons strictement partisanes.

Plutôt que d’échafauder des scénarios catastrophes via son ministre des Finances, le premier ministre devrait se préoccuper des vrais enjeux, comme la véritable crise économique qui sévit actuellement. Pourquoi ne met-il pas en place un véritable plan de relance qui viendrait en aide à l’industrie forestière qui, elle, vit de vrais problèmes?

Si le premier ministre était sérieux, il demanderait à son ministre des Finances de cesser de jouer au « Bonhomme Sept Heures » et de reporter la date butoir pour les projets d’infrastructures. Le premier ministre fait preuve d’une attitude intransigeante dans ce dossier qui menace le tiers des projets d’infrastructures au Québec qui, pourtant, créent des emplois et font rouler l’économie. Il me semble qu’en pleine crise économique, c’est important!

Michel Guimond
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de transports, d’infrastuctures et de collectivités
Député de Montmorency–Charlevoix–Haute-Côte-Nord

Envoyer un commentaire

4 commentaires

  1. Tout ce qu’ils veulent, c’est le pouvoir, tout le pouvoir et rien d’autre que le pouvoir. Ne vous y trompons pas, ce ne sont ni les conservateurs, ni les libéraux qui détenaient, détiennent ou détiendront le « vrai pouvoir ». Le vrai pouvoir, ce sont les oligarques et multimilliardaires qui le « monopolisent », en réalité et en vérité. Le gouvernement fédéral d’Ottawa n’est qu’un instrument de contrôle des masses de plus, entre les mains de ceux qui tirent les ficelles, les concepteurs du nouvel ordre mondial. Ces « nazis » nouvelle mouture!

    Dans la succursale américaine appelée Canada, arrière-cour des U.S.A.,c’est sur Bay-Street, Toronto, Ontario, que ça se joue, nulle part ailleurs, depuis que Montréal n’est plus dans les grandes ligues. Après la bourse, c’est maintenant à notre commission des valeurs mobilières qu’ils s’attaquent férocement. Au Canada, tout se passe donc à partir de Toronto. 60% des compagnies minières sont inscrites à la bourse de Bay-Street, pourquoi? À partir de leur base à Toronto, Canada, ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent, enfreindre toutes les lois, commettre tous leurs méfaits, tous leurs crimes immondes, leurs exactions, sans avoir à répondre de leurs agissements. Aucune, absolument aucune loi, ni quelque volonté pour les restreindre, incroyable! Oui, c’est incroyable, mais vrai.

    Contamination des puits des villages en afrique et ailleurs pour forcer les gens à s’en aller et ensuite raser tout, pour s’assurer qu’ils ne reviendront jamais chez eux!

    Enterrer vivants des mineurs « récalcitrants », qui travaillent dans des trous profonds, en passant le « bulldozer » par-dessus, afin de dissuader les autres de continuer à travailler sur ce qu’ils considèrent être leur terre depuis toujours.

    Chasser des paysans de leurs terres, les abattre si ils ont le courage de protester, revendiquer.

    Fomenter des coups d’État, des guerres civiles. Corrompre des gouvernements en entier (tiens, ça me fait penser aux gaz de shistes…) afin de s’accaparer les ressources, les terres les contrats, bref tout ce sur quoi ils peuvent poser leurs mains souillées par le sang de pauvres innocents voués à eux-mêmes, immolés sur l’autel de « l’économie d’abord ». Des centaines de milliers, des millions de morts, d’innombrables hordes humaines chassées de leurs villages, de leurs terres. Des milliers de personnes décident de quitter leur pays, venant grossir les vagues d’immigrants dans les pays ainsi déstabilisés. Semer le désordre, l’insécurité, la peur sur la terre pour faire main-basse sur ses innombrables richesses, exploiter les masses vulnérables, apauvries, affamées.

    Réalisons-nous que cela se passe ici aussi, au pays des nègres blancs d’Amérique… Si nous disposions de tout l’argent que nous laissons des étrangers nous soutirer par le pillage de nos ressources, les coffres de l’État seraient suffisamment remplis pour répondre à tous les besoins essentiels de notre nation. L’éducation en premier, notre système de santé, la formation professionnelle continue en entreprise, le recherche et le développement, les nouvelles énergies, pas les énergies fossiles, non, les énergies vraiment vertes, celles du ving-et-unième sciècle. Je pense aux logements abordables, au communautaire, aux arts, à la culture ainsi qu’à l’aide aux démunis, aux pauvres d’ici et à ceux d’ailleurs.

    N’attendons pas après les gouvernements serviles pour réaliser cela. Nous devons nous emparer du pouvoir, nous devons prendre le pouvoir à Québec et encourager tous les peuples, toutes les nations à en faire autant. Le Québec peut devenir le laboratoire de la société libérée des vampires en « tuxedos » et de leurs exécutants qui occupent systématiquement nos parlements.

    Vous me direz que c’est impossible…moi je vous dis que nous pouvons le faire, avec notre pouce et notre index, armés d’un petit bout de crayon-mine, en faisant un X au bon endroit, sur un bulletin de vote.

    Sauvons la démocratie!

    Publié par Daniel Charette le 24 septembre 2010 à 12:39

  2. Bien dit monsieur Charette! Vous m’enlevez les mots des «doigts»!

    Publié par Sylvain Guillemette le 24 septembre 2010 à 21:42

  3. L’indépendance est en cela, le levier qu’il nous faut! Il faut faire l’indépendance du Québec, donner à ce dernier les leviers économiques nécessaires pour se préparer à une nouvelle économie, alternative au capitalisme.

    L’indépendance est indispensable pour quelconque révolution au Québec. Commençons par cela.

    Publié par Sylvain Guillemette le 24 septembre 2010 à 21:45

  4. Mais sur ce, Québec-solidaire préconise le projet d’indépendance, conjugué au projet de société. Et je suis d’accord avec l’approche. Elle peut servir d’outil de canalisation des intérêts indépendantistes.

    Publié par Sylvain Guillemette le 24 septembre 2010 à 21:47

Tel qu'expliqué dans ce billet, il n'est maintenant plus possible de poster un commentaire.