Les libéraux ont abandonné les chômeurs

Publié par Yves Lessard le 30 septembre 2010 à 13:26 7 commentaires

Le 29 septembre, lors de la tenue du vote sur le projet de loi C-308 visant à accroître l’accessibilité et les prestations de l’assurance-emploi, les conservateurs et les libéraux ont tourné le dos aux chômeurs et aux chômeuses. Le Bloc Québécois est consterné de voir la bonification du régime d’assurance-emploi rejetée du revers de la main par des partis qui, tour à tour, n’ont pas hésité à piger dans la caisse d’assurance-emploi pour rembourser la dette au détriment des chômeurs et des chômeuses.

Michael Ignatieff a décidé de se rallier aux conservateurs en tournant le dos aux chômeurs et chômeuses pour gagner des votes à droite. Le rejet par les libéraux est d’autant plus choquant que, jusqu’à ce jour, ils avaient appuyé notre démarche! Les libéraux, par leur volte-face, ont démontré leur insouciance et toute leur indifférence à l’égard des travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi, alors même que l’économie se relève à peine de la crise. Poussant l’effronterie à son comble, le chef du Parti libéral est allé jusqu’à déclarer que le projet de loi C-308 n’allait nulle part. Or, il n’y a pas si longtemps, il l’appuyait ouvertement!

Le projet de loi qui a été rejeté comprenait l’amélioration de l’accessibilité au régime ainsi que l’établissement d’un seuil d’admissibilité de 360 heures pour tous, seuil qui permettrait aux femmes, aux jeunes et aux travailleurs à statut précaire d’avoir accès plus facilement à des prestations. De plus, le projet de loi comprenait une hausse des taux de prestations de 55 à 60 % du salaire gagné et des modifications qui permettraient aux travailleuses et aux travailleurs autonomes d’avoir accès, sur une base volontaire, à toutes les prestations d’assurance-emploi. Ces mesures ont toutes été identifiées comme prioritaires par les regroupements qui travaillent auprès des chômeurs et chômeuses, mais les conservateurs et les libéraux en ont décidé autrement. C’est scandaleux! Alors que les syndicats et les groupes de chômeurs appuient notre initiative, comment le chef du Parti libéral justifiera-t-il son virage à 180 degrés d’une inconséquence flagrante?

Sans aucun doute possible, le Bloc Québécois demeure au Québec le seul parti à l’écoute des travailleurs et des travailleuses, le seul capable de défendre leurs intérêts!

Yves Lessard
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de ressources humaines et développement social
Député de Chambly–Borduas

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7 commentaires

  1. Même si je considère l’Assurance-Emploi comme un delirium tremens bourreaucratique, les libéraux n’ont simplement fait que ce qu’ils toujours fait, i.e. spolier les chômeurs!

    Sylvain Guillemette Reply:

    On le sait bien David, que vous n’aimez pas le socialisme et les tampons aux ratées sociales, des ratées économiques du capitalisme, corporatif ou non.

    Publié par David Gendron le 30 septembre 2010 à 14:44

  2. Je suis tanné de la censure de Radio-Canada
    j’ai émis mon opinion et ils ne le publient pas.

    Je crois que le Bloc devrait tenter d’invalider la hausse de l’assurance emploi en contestant cette mesure devant le tribunal Fédéral de l’impôt.

    Techniquement, si le gouvernement demande une hausse aux entreprises, c’est correct lorsque le régime n’est pas auto-suffisant. Mais lorsque le régime a démontré au cours des 15 dernières années des surplus gigantesque et que le gouvernement pige dedans, cela devient un impôt.

    ( car il ne justifie pas l’argent qu’il utilise spécifiquement )
    contrairement à une cotisation qui se justifie uniquement pour un régime public désigné.

    Puis que les cotisations de l’assurance Emploi ne sont plus de « cotisations » au sens propre, c,est de l’impôt ou une taxe salariale.

    (voir dispositions 181. à 197. ( « revenu imposable » ou impôt sur le gain en capital des entreprises )

    le salaire n’est pas un « revenu », mais une dépense, la définition de salaire versé ( comme revenu ) n’y est pas décrite.

    Le gouvernement devra donc créer une nouvelle « taxe salariale » qui sera retardée par ( Invalidation de la mesure du Gouvernement au Tribunal de l’impôt ) et devra reformuler un projet de Loi avec 2 lectures en chambre ( ce qui est long ) avant de pouvoir procéder ladite Loi.

    Ainsi, le temps nécessaire pourrait retarder de 1 an, voire que la durée du mandat et l’impopularité grandissante du projet vers la fin du mandat des Conservateurs ne permettra peut-être pas l’application de la Loi.

    Je regrette, mais Radio-Canada.ca n’a pas à censurer ce message.
    (il n’y a rien de Moquerie, Anti-Sémitisme ou Narcissisme envers la classe politique dans ce message-là.

    Sylvain Guillemette Reply:

    C’est effectivement une dépense. Pourquoi? Parce que le prolétaire, le salarié, paie le bourgeois, l’employeur, pour utiliser ses moyens de production, et tirer un montant de capitaux dont la valeur dépendra de l’entente sur les modalités de son exploitation, faite avec son exploitant, le bourgeois, l’employeur.

    Donc, l’employé, le salarié, ce prolétaire, paie pour se faire exploiter, ce qui fait précisément de l’exploitation dont je parle, un fait, et non une machination de «communisss» comme les libertariens disent.

    Et pour Radio-Canada, qui s’en surprend, d’où la fameuse «Radio-Cadenas» si populaire chez les humoristes et divers intervenants de la société.

    Je ne m’étonne pas d’ailleurs, qu’ils offrent aux côtés d’un paravent de la CIA des États-Unis d’Amérique -Reporters Sans Frontières a appuyé; la torture, l’invasion de l’Irak, le Coup d’État raté de 2002 contre un président démocratiquement élu et défendu des stations médiatiques privées dans leurs invitations à assassiner un président démocratiquement élu.Ils n’ont jamais condamné la torture de certains journalistes irakiens, ou la disparition d’autres du Honduras et de la Colombie…-, à une dite «socialiste» ex-présidente du Chili, si docile aux volontés du FMI, mais dont la dépendance économique dépend relativement de celle d’un pays socialiste, détesté par ses amis habituels. Le Chili ne s’est décidément pas encore remis de la dictature de Pinochet, la cicatrice semble profonde. Dire qu’Éric Duhaime en fait l’apologie…

    Publié par François Beauchesne le 30 septembre 2010 à 18:59

  3. Les libéraux de l’ère Trudeau ont fait grimper le déficit du Canada à des sommets stratosphériques. Malversations, détournements de fonds et très mauvaise gestion ont fait en sorte que le pays ne parvenait même plus à rembourser les intérêts de la dette. Le service de la dette, si je me souviens bien, représentait aux alentours de 40% de chaque dollar généré par l’activité économique.

    Les progressistes-conservateurs de Mulroney avec le ministre Wilson aux finances, ont bien essayé de juguler l’hémorragie mais ce gouvernement a dû de résoudre à une forme de fuite vers l’avant. Nous avons été témoins du mariage de la souris avec l’éléphant.

    Maintenant le Canada, selon la clause de la proportionnalité, se voit obligé de fournir du pétrole sale pour les États. Pour produire ce pétrole ils doivent brûler des quantités industrielles de gaz et des milliards de litres d’eau…un vrai massacre à grande échelle! C’est sans compter les milliers d’acres de forêts rasées, les cours d’eau et l’air pollués, en plus des émissions de carbonne et le réchauffement de l’atmosphère. Voilà ce que j’entends par fuite vers l’avant…

    Les libéraux sont revenus aux affaires et ont décidé de couper dans les transferts. Les provinces ont alors connu la saignée. Dans la foulée de ce massacre à la tronçonneuse, le fédéral a détourné des milliards de la caisse de l’assurance-emploi des travailleurs/euses. La cour « fédérale » a décrété que ce n’était pas gentil de faire ça…Et pour s’amender, les fédéraux ont décidé de réduire l’admissibilité aux prestations. Au moment où j’écris ces lignes, les rétrogrades-conservateurs s’apprêtent à augmenter les cotisations!…voilà qui stimulera certainement une économie anémique. Mais les travailleurs et employeurs peuvent s’estimer « chanceux », en effet, l’augmentation ne sera pas aussi forte que prévue! Au lieu de se faire frapper en plein front par une masse de quarante livres, les grands stratèges se contenteront de leur taper sur les doigts à coups de marteaux répétitifs.

    Se faire vider la caisse à coups de dizaines de milliards, payer davantage de cotisations au régime, tout en se voyant réduire l’admissibilité en situation de besoin. Payer plus cher pour avoir moins…Vive le néo-libéralisme, voler les pauvres pour donner aux riches!

    Oui ils ont besoin d’argent, ça nous le comprenons. Ce que nous comprenons moins bien, c’est pourquoi le gaspillage des milliards des contribuables, pour l’infrastructure pétro-militaro-industrielle, la répression et les prisons. Achetons-en donc des avions à cent-millions… ils ne nous consultent pas, de toute façon!

    Il y a des milliards et des milliards gaspillés pour la guerre, mais pour les plus pauvres, qu’ils restent dans leur misère!

    Publié par Daniel Charette le 4 octobre 2010 à 6:36

  4. C’est bien dit monsieur Charette.

    Maintenant, pouvons-nous avoir un débat sur les solutions?

    J’en propose une. Sinon deux d’une pierre. Je propose l’indépendance du Québec et un vif débat sur le système économique, ce fameux débat entre la droite et la gauche. Faisons-le en profondeur. J’aimerais bien, moi.

    Car on dit, par exemple, qu’on a besoin de $ pour faire avancer nos projets. Le problème n’est en fait pas le $, c’est plutôt que le système le concentre, ce $, dans les mains des bourgeois, des possédants des moyens de production pour être plus clair.

    Si on ne fait pas de débat sur les conditionnements des conditions, on ne fait rien du tout. On fera des changements quantitatifs tout le restant de notre existence, et je n’y crois pas à ce surplace.

    Le capitalisme mène inévitablement au débat des écarts de richesse. Il faudra tôt ou tard, «vouloir» comprendre l’évidence. Et le débat nous mènera lui, j’en suis certain, aux alternatives, au socialisme entre autre.

    Les coopératives ne sont pas un mal nécessaire, elles sont un mieux nécessaire. Les villages mono-industriels peuvent être revalorisés en ce sens qu’elles disposeraient de leurs propres moyens de production, et donc de pouvoir de gérance en matière de production et de décisions difficiles à prendre. On élimine aussi du coup, la notion d’exploitation des humains par eux-mêmes.

    Et tôt ou tard, le socialisme fonctionne et l’on ne fait plus de drame à ce que les contrats soient alloués aux coopératives locales par exemple, puisque tout devient logique, et que la science est appliquée en fonction que, les matières industrialisées n’ont pas à traverser l’océan pour répondre au fond, à des dogmes à la con du système capitaliste -qui ne partagera jamais les richesses…-.

    Publié par Sylvain Guillemette le 6 octobre 2010 à 10:56

  5. Il faut faire le débat sur les classes, et démystifier les élucubrations des libertaires. Le débat s’impose. Je refuse de me faire exploiter, et de participer à la concentration des richesses aux mains d’une classe minoritaire, qui comme par hasard, s’en trouvent toujours privilégiée par quelconques évènements.

    On voit ce que ça donne de toute façon.

    Les guerres, précisément, enrichissent les riches et tuent les pauvres. Je vais toujours me rappeler de la tête de Harper quand il condamnait pratiquement les civils libanais et palestiniens de s’être retrouvés en travers du chemin des Armes de Destruction Massive du seul pays au monde qui peut détenir des Armes Nucléaires, sans que ça n’agace les États-Unis d’Amérique, l’OTAN, l’ONU, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et notre si cher Canada!

    Même la CIA n’essaie pas de démanteler le programme nucléaire «pu secret pentoute» d’Israël! C’est bien normal, la CIA travaille avec le Mossad qui se permet de tuer des civils à l’étranger, sans se faire taper sur les doigts. Le SCRS aussi, travaille avec ces tortionnaires et ces tueurs sans scrupule, ni regret. Ils torturent eux-mêmes des enfants-soldats, alors pour les leçons à donner aux autres…

    Publié par Sylvain Guillemette le 6 octobre 2010 à 11:09

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