Échec du Canada à l’ONU : seuls les conservateurs sont à blâmer!

Publié par Pierre Paquette le 13 octobre 2010 à 9:37 4 commentaires

Les conservateurs ont lamentablement échoué dans leur tentative d’obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies. Du jamais vu! Non seulement le Canada des conservateurs a dû retirer sa candidature à la dernière minute pour éviter l’humiliation d’être battu par le Portugal, mais en plus, cet échec – le premier du Canada depuis la création de l’ONU – n’a pu être empêché malgré une campagne de séduction – la première elle aussi – pour tenter d’aller chercher l’appui des pays membres de l’ONU.

Le message de la communauté internationale a été on ne peut plus clair : on ne peut dénigrer l’institution qu’est l’ONU, boycotter des initiatives comme la Déclaration sur les droits des peuples autochtones et saboter des ententes comme le protocole de Kyoto et aspirer à un siège au Conseil de sécurité.

Des politiques rétrogrades en matière de santé maternelle, des coupes dans l’aide internationale aux pays d’Afrique et un éloignement des positions traditionnellement équilibrées du Canada envers le conflit au Moyen-Orient ont eu raison de l’image diplomatique canadienne.

C’est vrai que cette dérive avait commencé avec les libéraux, mais le gouvernement conservateur, Stephen Harper et Lawrence Cannon n’ont qu’eux-mêmes à blâmer pour cette marginalisation du Canada.

Pierre Paquette
Leader parlementaire du Bloc Québécois
Député de Joliette

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4 commentaires

  1. Au fond, les conservateurs sont contents, ils se retrouveront tous chez Tim après leurs parlementeries.

    Publié par Daniel Charette le 13 octobre 2010 à 18:40

  2. Pendant qu’au Québec le gouvernement Charest se rapproche des positions environnementales du gouvernement Harper tout en faisant fi de la majorité québécoise voulant un moratoire sur les gaz de schiste, et que la ministre de la condition féminine s’affectionne des recruteurs militaires dans nos écoles québécoises, le Canada plonge dans une suite de défaites, qui ne seront pas sans impact sur l’avenir de son gouvernement.

    Alors qu’aux Émirats Arabes le Canada se fait mettre à la porte de la seule base militaire de laquelle pouvaient partir ses troupes pour l’occupation de l’Afghanistan et le maintien du régime du dictateur Hamid Karzaï, à l’O.N.U., Ottawa essuie un cuisant revers sur son application au poste non-permanent du Conseil de Sécurité. Incapable de s’acquitter de sa responsabilité ministérielle en ce qui concerne les dossiers internationaux, et le reflet de celle-ci par le vote punitif de la communauté internationale, le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon chemine le péché vers l’opposition. Il accuse celle-ci de diviser le Canada.

    Mais ce n’est pas l’opposition qui se dégage de ses responsabilités envers l’enfant-soldat Omar Khadr, détenu dans une prison jugée illégale par la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique, où il y est torturé, et dont la notion de droit n’existe pas pour les prisonniers. Steven Blaney affirmait pour sa part, qu’Omar Khadr avait commis un geste grave sur les ondes de Radio-Canada lors du «Match des Élus». Mais quand on s’y attarde, qu’y a-t-il de grave à lancer des grenades à ceux qui nous en lancent également, lors d’une guerre par exemple, et pour préciser, lors de la défense de «sa terre» des forces illégitimement invasives? Et n’est-ce pas l’un des premiers gestes, que de lancer une grenade efficacement, qu’on apprend en cours d’instruction dans les Forces Armées Canadiennes, ou à tout de moins, dans le métier d’infanterie? Encore faut-il que l’histoire racontée par les soldats envahisseurs de l’Afghanistan soit vraie…, ce qui ne semble pas être le cas. Mais qu’importe si elle est vraie ou non, avec une logique pareille, il n’y aurait plus de place dans les prisons! Quel geste de guerre, dans une guerre, n’est pas un geste grave, dites-moi? Dire qu’Ottawa vient de se payer des machines à tuer des civils, sans pilote…, ça promet.

    Refusant donc d’en venir à l’évidence de son incompétence à se faire impartial dans plusieurs dossiers, le ministre Lawrence Cannon reflète bien l’irresponsabilité de ce gouvernement, qui se complaît dans une hypocrite extension des politiques impérialistes états-uniennes. D’une part, il appuie tous crimes d’Israël, au nom de la défense, lorsqu’il s’agit pour la plupart du temps, d’attaques.

    Au nom de la défense, Ottawa sous les conservateurs, laisse Israël user d’armes de Destruction Massive sur des civils. Au nom de la défense, Ottawa n’est aucunement gêné qu’Israël possède un arsenal nucléaire de plus de cent ogives alors pourtant, qu’Israël déboute les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique hors de ses frontières, tout en refusant de signer le Traité de Non Prolifération nucléaire. Ottawa se réfugie pourtant derrière la «menace nucléaire» inexistante de l’Iran pour s’empresser de la bombarder de sanctions, et de justifier la prochaine guerre de l’impérialiste Yankee. Et pourtant, Téhéran a signé le TNP, puis ne refoule pas les agents de l’AIEA.

    Sinon, les attaques, et de 2006 au Liban, et de 2008 à Gaza auront également démontré les vraies couleurs des conservateurs à Ottawa, se complaisant de crimes commis contre l’humanité, n’étant plus très loin de condamner celle-ci de se retrouver en travers du chemin des ADM d’Israël. Qui ne s’en rappelle pas? On dirait bien que certains s’en sont rappelés à l’ONU.

    Outre les crimes et les atrocités que le Canada ait pou soutenir sous les conservateurs, il y a bien entendu le dossier de l’environnement, qui n’arrange rien dans le contexte. Alors que des pays sont au bord de se faire avaler par les océans, les conservateurs continuent de braver «Gaïa», comme s’il était normal que les nappes phréatiques des régions touchées par les sables bitumineux soient imbibées de produits chimique et de métaux lourds, et que les communautés autochtones les bouffent et les boivent, au gain de multiples versions cancéreuses.

    Le Canada, qui signait jadis des ententes auprès des nations unies sur des engagements clairs et définis quant à l’environnement, passe désormais ses contrats auprès chez Lockheed Martin, plus conciliante, finalement, avec ses nouveaux principes.

    Finalement, le Canada n’est-il pas que le bras canadien de l’Empire États-unien?

    Publié par Sylvain Guillemette le 20 octobre 2010 à 9:17

  3. Continuez votre bon travail monsieur Paquette!

    Publié par Sylvain Guillemette le 20 octobre 2010 à 9:20

  4. L’art de se dégager de ses responsabilités et de mettre la faute sur les autres

    Alors que Tel-Aviv continue de se ficher de la communauté internationale en bafouant ses propres engagements auprès de l’Autorité Palestinienne, autorisant la construction de milliers de demeures sur les territoires occupés palestiniens, notre premier ministre canadien, Stephen Harper, revient sur sa défaite du vote à l’ONU, quant au siège temporaire au conseil de sécurité, et en remet la totalité de la faute sur l’antisémitisme apparent des Canadiens, plus précisément, des Québécois.

    Or, Stephen Harper ne peut que s’en prendre à lui-même, puisqu’il a décidé en 2006, en 2008 et en 2010, de soutenir les atrocités commises par Israël, dont des crimes de guerre des plus atroces et des actes terroristes, usant l’Arme de Destruction Massive qu’on reprochait pourtant à Saddam Hussein de posséder…, cela servant de prétexte pour envahir l’Irak et y perpétrer d’autres massacres d’innocents via la guerre, une guerre que défendaient et monsieur Harper du Parti conservateur canadien, et monsieur Ignatief du parti libéral canadien.

    Les crimes de guerre et les actes terroristes d’Israël au Liban

    En 2006, l’opération israélienne dans les territoires libanais tue plus de 1100 civils, dont une famille montréalaise qui sera complètement décimée. Pour ce faire, Tsahal utilisera des armes de destruction massive, dont la maniabilité ne permet pas de faire distinction entre combattants et civils. Elle accusera le Hezbollah d’user des civils comme bouclier humain, mais la police, à ce qu’on sait, ne tire pas sur les otages d’un preneur d’otages, sous prétexte qu’il retient ces otages comme bouclier humain.

    Tsahal usera également de bombardements aveugles via les airs et l’artillerie, de phosphore blanc utilisé à des fins offensives –crime de guerre-, de NAPALM, d’obus à l’uranium appauvri et de multiples armes dont la destruction était certes massive.

    Bref, le Liban sera dévasté, ses infrastructures détruites, ses civils, meurtris. Aucune condamnation ne surviendra de la part de Stephen Harper, tout au contraire, offrant son plein soutien à l’État voyou en pleine infraction des droits internationaux et du droit humain en général.

    Les crimes de guerre et les actes terroristes d’Israël dans la bande de Gaza.

    Dans la bande de Gaza occupée, les Palestiniens se sont habitués aux martyrs et à la tyrannie de Tel-Aviv. Mais le 27 décembre 2008, Tsahal décide d’envahir pleinement la bande de Gaza afin de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam, qui ne font en fait, eux-mêmes, que venger la mort de camarades tombés sous les balles et les obus d’Israël.

    Cette attaque, usant elle aussi d’ADM de divers calibres, dont de phosphore blanc utilisé offensivement, sera comblée en crimes de guerre et en crimes contre l’humanité, retransmis d’ailleurs, sur toutes les chaînes médiatiques du monde. Qu’importe ces crimes prouvés sur vidéo, Stephen Harper, premier ministre du Canada, donnera son plein appui à Israël, allant jusqu’à justifier ces meurtres de masse au nom du droit à la «défense», terme employé par Tel-Aviv pour désigner une «attaque».

    En fait, un peu plus et le premier ministre canadien condamnait les civils palestiniens de se trouver en travers de la trajectoire des ADM larguées par Tsahal, conséquent qu’il est.

    Actes de piraterie dans les eaux internationales

    En mai 2010, Israël n’a pas fini de faire jaser la communauté internationale, Stephen Harper non plus.

    Tel-Aviv intercepte alors un convoi humanitaire dans les eaux internationales, dont l’objectif avoué est de transpercer le blocus illégal, maintenu contre les Palestiniens, occupés déjà, par Israël. Durant l’intervention, 9 hommes non-armés périront et 26 autres seront blessés sur leur embarcation privée, laquelle sera assaillie par les forces spéciales israéliennes pendant la nuit. Il sera conclu au terme d’une enquête que les 9 hommes tués furent assassinés d’une balle dans la nuque, à bout portant.

    Le convoi tentant de braver le blocus illégal d’Israël à l’endroit des palestiniens se trouvait alors, pourtant dans les eaux internationales, à plusieurs milles nautiques des frontières «palestiniennes».

    Pour l’occasion, Benjamin Netanyahu se trouvait à Toronto et remerciait, ironiquement, Stephen Harper d’être si fidèle à ses politiques. Il va s’en dire que ces «politiques» n’auraient pas été acceptables pour la communauté internationale si elles avaient été prises et tenues par Saddam Hussein, par Salvador Allende, Fidel Castro ou par Kim-Jong-Il. Tous n’ont pas l’avantage de l’impunité qu’Israël possède.

    TNP, AIEA, où sont passées les sanctions?

    Comble de l’ironie, Stephen Harper qui condamne Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, cela, sans preuve, il ne condamne pas Israël de détenir ces mêmes armes nucléaires, alors que Tel-Aviv ne cesse de repousser les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique hors de ses frontières, et qu’elle refuse de signer le traité de Non-Prolifération nucléaire.

    Israël qui pourtant bafoue tous les droits humains de nations bien souveraines, versus l’Iran qui n’a pas engagé de réel combat depuis des décennies, devrait être suspectée de poser problème en cas de détention de telles armes. Or, Stephen Harper fustige ses opposants de baigner dans l’antisémitisme, puisqu’ils dénoncent les violations de l’État juif.

    À titre d’exemple de contradiction, il est prouvé qu’Israël détient des armes nucléaires et d’autres types d’armes proscrites selon les conventions signées à l’ONU par le Canada, mais il n’existe aucune preuve de la volonté réelle de Téhéran de vouloir se doter de telles abominations. Qu’importe les faits, Stephen Harper se fait conséquent avec ses principes, il arrose l’Iran de sanctions sévères, tout en serrant la main d’un État voyou, fidèle à ses habitudes.

    Un État en voie de disparition?

    Stephen Harper s’éprend de morosité quant à la potentielle disparition de l’État hébreu. Mais en cela, il nie que l’État voyou israélien soit entrain de faire disparaître l’État palestinien, alors qu’on parle internationalement, d’un génocide déguisé.

    La carte de la région pourtant, parle d’elle-même! Les territoires palestiniens furent réduits à quasi nuls depuis la création de l’État hébreu. Et hier encore, on annonçait via nos médias officieux, que Tel-Aviv donnait son aval à la construction de milliers de nouveaux logements dans les colonies juives, occupant les territoires palestiniens.

    Il va donc s’en dire que c’est l’État palestinien, inexistant désormais, qui risque de disparaître à tout jamais.

    Sinon, Stephen Harper serait vite rabroué par les petits pays risquant de disparaître, engloutis par les océans, à cause de la fonte des glaces dans nos pôles, issues d’un changement climatique que le premier ministre canadien qualifiait de «complot socialiste». D’ailleurs, c’est un peu ces petits pays qui ont eu raison, avec les opposants à l’État voyou d’Israël, des conservateurs canadiens à l’ONU. Risquant de disparaître sous les eaux, ces petits pays ne se sont certainement pas sentis respectés par le Canada des conservateurs, niant leur potentielle disparition, via leur négation des faits climatiques, prouvés scientifiquement, ces faits retenus par plus de 98% de la classe scientifique du monde entier. Il faut être un «Jacques Brassard» pour nier l’évidence, ou un conservateur après tout.

    Antisémitisme au Canada et au Québec?

    Stephen Harper termine donc ses pleurnichages en prétextant que de critiquer les crimes de guerre et les crimes commis contre l’humanité par Israël, n’est qu’un antisémitisme camouflé. Or, serions-nous anti-gros, si nous dénoncions un gros voleur se préparant à voler un dépanneur de ses croustilles et sa liqueur? Non.

    Alors, je refuse qu’on me traite d’antisémite, parce que je dénonce les crimes de guerre et les crimes commis contre l’humanité, d’un État voyou, ne pouvant se justifier que par le soutien d’acolytes indifférents, voire complices de ses crimes!

    Stephen Harper peut bien ravaler sa propagande pro-Israël, et s’étouffer avec. Je l’accuse, ici même, et publiquement, de soutenir les actes terroristes d’un État voyou, qui détient de plus, l’arme nucléaire, sans avoir déclaré celle-ci à l’AIEA, et sans avoir signé le T.N.P.!

    Les Canadiens et les Québécois qui dénoncent les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par un État hébreu, ne deviennent donc pas antisémites. Cela n’est que de la basse politique, de la propagande populiste crasse, qui mérite toutefois qu’on s’y attarde.

    Il faudra penser à faire enfermer les terroristes de notre versant, un de ces jours. Stephen Harper, quant à moi, mérite la prison pour support au terrorisme étatique d’Israël. Il pourra bien arguer ce qu’il voudra devant un tribunal international.

    Publié par Sylvain Guillemette le 9 novembre 2010 à 10:29

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