Les faits s’accumulent dans le dossier de l’octroi de contrats gouvernementaux par le lieutenant politique du Québec pour Stephen Harper, Christian Paradis. L’entreprise au cœur de la réfection de l’édifice de l’Ouest sur la colline Parlementaire n’était pas qualifiée. Les observateurs ont été surpris de voir que cette petite entreprise se retrouve sur la courte liste des entreprises éligibles. En fait, si l’on exclut les 140 000 dollars versés par LM Sauvé à un sympathisant conservateur, rien ne prédisposait l’entreprise à réaliser ces travaux.
La preuve que l’entreprise choisie n’était pas qualifiée : elle a fait faillite. N’eut été de ses liens avec un lobbyiste conservateur, elle n’aurait jamais été retenue pour effectuer le travail! Depuis, une entreprise de cautionnement ayant financé les conservateurs a repris le travail, mais les problèmes persistent. Au moins trois sous-traitants n’ont pas été payés.
Le gouvernement devrait admettre que le processus d’attribution du contrat est vicié et que l’esprit partisan et le favoritisme ont causé ce cafouillage. En attribuant des contrats selon la couleur politique des entrepreneurs plutôt que selon leurs qualifications, les conservateurs se sont rendus responsables du cafouillage de l’édifice de l’Ouest.
Autre fait troublant, l’Association conservatrice de Bourassa a été dissoute. Elle ne produisait plus de rapports financiers depuis un moment. En fait, elle ne semblait servir qu’à recueillir les dons des entrepreneurs ayant récolté des contrats gouvernementaux. Les conservateurs ont créé une association bidon, ils ont encaissé 35 000 dollars amassés dans quelques cocktails et activités de financement et ils ont ensuite fermé les livres. Un fly by night! L’association conservatrice dissoute n’était ainsi qu’une coquille vide montée de toutes pièces pour recueillir les dons d’entrepreneurs impliqués dans la réfection des édifices de la colline Parlementaire. Comment expliquer autrement le fait qu’un homme d’affaires de Markham, en Ontario, finance une candidate obscure du Parti conservateur sur l’île de Montréal?
Et il n’y a pas que dans Bourassa où des entreprises ont obtenu des contrats du gouvernement et renvoyé l’ascenseur en contribuant à la caisse du Parti conservateur. Dans la circonscription même du ministre Christian Paradis, dans Mégantic–L’Érable, on constate que deux dirigeants de Multivesco ont donné chacun 1 000 dollars quelques mois avant que l’entreprise reçoive un contrat de 300 millions de dollars de Travaux publics.
Nous relevons enfin que c’est sans appel d’offre que Multivesco a obtenu, quelques mois après avoir contribué dans Mégantic–L’Érable, un contrat d’une valeur de 300 millions de dollars pour la construction d’un édifice fédéral. L’opération séduction menée par Multivesco ne se limite pas qu’au financement de la caisse électorale du lieutenant québécois des conservateurs. En 2006 et 2007, dès que le gouvernement fédéral a laissé entendre qu’il pourrait installer plus de fonctionnaires à Gatineau, le principal dirigeant de Multivesco a versé 3000 dollars au député de Pontiac, alors lieutenant politique du Québec. Le lieutenant conservateur doit admettre qu’il s’agit bien d’un système où l’on donne des contrats en échange de dons partisans à la caisse du Parti conservateur.
Pour les conservateurs, tous les moyens semblent bons pour remplir les coffres du parti. Ou l’on passe le chapeau auprès des fournisseurs de l’État, ou l’on accepte sans gêne les contributions de ceux qui tentent d’obtenir de juteux contrats! Depuis trois semaines, le Bloc Québécois a débusqué une dizaine de ces cas en se penchant sur à peine deux cocktails de financement. Combien faudra-t-il encore d’exemples avant que le premier ministre ne mette fin à ce système?
Diane Bourgeois
Députée de Terrebonne–Blainville
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de travaux publics et services gouvernementaux






Conservateurs et libéraux…deux vieux partis pourris jusqu’à la moëlle!
Merci au Bloc, pour sa vigilance.
Paul Pieter Kruijmer Reply:
octobre 28th, 2010 at 11:10
Vous oubliez le partis québecois
Publié par Daniel Charette le 24 octobre 2010 à 18:33