Le Bloc Québécois est consterné de voir sa motion visant à mettre fin au soi-disant pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence du Québec et des provinces rejetée par tous les partis fédéralistes à la Chambre des communes. Encore une fois, le Canada fait preuve d’une totale fermeture à l’endroit des demandes et des intérêts du Québec. Cette motion est inscrite depuis longtemps dans les demandes faites par le Bloc Québécois à Ottawa.
Rappelons que Stephen Harper s’est engagé non seulement à éliminer le déséquilibre fiscal en 2005, à Québec, en pleine campagne électorale, mais également, dans sa plateforme électorale, à encadrer le prétendu pouvoir fédéral de dépenser. Or, les résultats du vote sur la motion du Bloc Québécois démontrent que Stephen Harper n’a pas l’intention de tenir les promesses qu’il a faites aux Québécoises et aux Québécois et qu’il choisit plutôt de les laisser tomber.
Ironiquement, c’est le député conservateur de Beauce, Maxime Bernier, qui s’est publiquement prononcé il y a quelques jours pour l’élimination pure et simple du prétendu pouvoir fédéral de dépenser, ce qui a relancé le débat dans ce dossier. Dans son discours, Maxime Bernier avait soutenu que l’abolition du pouvoir fédéral de dépenser et le transfert de points d’impôt aux provinces en échange du retrait d’Ottawa des programmes qui relèvent de la compétence des provinces mettrait fin aux chicanes constitutionnelles.
À l’instar de son chef, le député conservateur Maxime Bernier a toutefois bien vite renié ses propos et il a tourné le dos au Québec en ne se présentant pas en Chambre pour le vote. Bien vite il en est revenu au discours creux, sans principes. Il vient encore une fois de faire la démonstration qu’il est là davantage pour le spectacle que pour le fond des choses.
Bien que l’Assemblée nationale du Québec soit unanime sur l’abolition du prétendu pouvoir fédéral de dépenser et notamment sur le droit de retrait avec pleine compensation sans condition de tous les programmes touchant les champs de compétence du Québec, les partis fédéralistes préfèrent faire la sourde oreille. Pourtant, Ottawa n’hésite pas à envahir les champs de compétence exclusifs du Québec et des provinces. La politique familiale, la santé, l’éducation et le développement régional sont quelques-uns des exemples les plus frappants de l’ingérence du fédéral. En 2008-2009, le gouvernement fédéral a dépensé plus de 60 milliards de dollars dans les domaines qui relèvent du Québec et des provinces. Cette situation est intolérable!
Grâce au prétendu pouvoir fédéral de dépenser, la nation canadienne impose ses vues à la nation québécoise. Tant les conservateurs que les libéraux et les néo-démocrates ont agi sans tenir compte des priorités et des besoins des Québécoises et des Québécois. Ce faisant, ils ont démontré toute l’utilité du Bloc Québécois, sans qui les intérêts du Québec ne seraient pas défendus à la Chambre des communes.
Jean Dorion
Député de Longueuil–Pierre-Boucher
Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’affaires intergouvernementales






Il y a une chose qui me dérange au Bloc personne n’est venu se prononcer sur le groupe Legault en formation, un nouveau groupe fédéraliste avec à sa tête un souverainiste qui renie ses origines. Il vient diviser le vote et jeter un pavé dans la marre. Me semble que ce serait bien de savoir ce que vous en pensez et venir appuyer Mme Marois!…me semble que la politique provinciale actuellement est plus importante que la politique fédérale, puisque vous êtes là pour défendre le Québec en premier et le Québec est menacé par des groupes obscurs qui sont financés par Power Corporation ceux-là même qui mènent le Québec avec la mafia de la construction.
Publié par maude levasseur le 27 octobre 2010 à 12:24
Tant et aussi longtemps que nous ne serons pas maîtres chez nous, nous ne serons pas capables de nous débarasser des envahisseurs.
En 1980, ils nous ont menti, en 1995, ils nous ont volé et depuis, ils nous envahissent sans vergogne. Voilà le vrai visage du pseudo-fédéralisme à la canadian, voilà leur conception du fédéralisme d’ouverture. Leurs beaux discours, tambours qui résonnent, comme autant de mots creux, vides de sens. Et c’est dans le brouhaha de leurs fanfares et parades aliénantes que nous marchons vers notre dissolution dans le grand « melting pot » multiculturaliste, à la canadian.
Le vrai fédéralisme n’est pas sensé oeuvrer à l’anéantissement de ses composantes, mais à leur croissance, à leur plein essor, dans ce qu’elles ont de spécifique, d’original, d’authentique, de plus beau et de plus grand.
Mais, nous l’observons à travers les événements, la place du Québec français dans le Canada, pour être tolérée, doit être marginale et elle le devient de plus en plus. Cela, nous pouvons le prouver, chiffres à l’appui.
Les empiètements du fédéral dans les champs de juridiction provinciale ne cesseront pas, nous ne pouvons que le constater, une fois de plus.
Ottawa n’arrive même pas à s’entendre avec le plus fédéraliste des gouvernements de l’histoire du Québec. Rien ne se règle avec Ottawa, même pas la rétrocession de minuscules lopins de terre en bordure de l’édifice de notre parlement, imaginez le reste. Pour les milliards qu’ils nous doivent, nous n’avons pas fini d’attendre!…
Nous ne serons pas maîtres dans notre maison, tant que nous n’aurons pas raccompagné le fédéral jusqu’à la porte!
Publié par Daniel Charette le 27 octobre 2010 à 21:04
Vivement sortir le Canada du Québec!
Publié par Raymond Saint-Arnaud, État du Québec le 28 octobre 2010 à 0:19
Aux prochaines élections au Canada; pour qui et surtout pour quoi voter ? Pour le Parti libéral commanditeux? Ce parti qui a imposé au Québec une Constitution niant à toute fin pratique le rôle fondateur des canadiens-français et des Québécois, le parti du vol du référendum de 1995, le parti de la clarté-camisole-de-force? Non merci.
Pour le PC de Harper? On n’en veut plus des va-t-en guerre ( la guerre en Afghanistan qui aura coûté 5 milliards aux Québécois) et de gens qui veulent mettre des enfants en prison. Non merci.
Pour le NPD centralisateur? On n’en veut pas du NPD centralisateur, qui veut que le fédéral contrôle la santé et l’éducation au Canada, alors que ce sont des juridictions exclusivement provinciales. Non merci.
Au Québec, une chance qu’on a le Bloc! À ma connaissance, le Bloc a toujours pris parti pour le bien des Québécois et même pour celui des Canadiens nos voisins. Ce n’est pas pour rien que le Bloc recueille l’appui de la majorité des francophones du Québec! Le Bloc fait la preuve a tous le jours que le Canada doit sortir du Québec, et que le PQ doit réaliser l’indépendance du Québec.
Le ROC ( Canada anglais) devra apprendre à vivre avec le Bloc et à respecter nos aspirations.
Publié par Raymond Saint-Arnaud, État du Québec le 31 octobre 2010 à 0:54
Salut les jeunes,
dommage qu’on ne vous lise que par l’entremise des médias de déformation!…
Ce n’est pas le temps de se chamailler, c’est le temps de se retrousser les manches, se cracher dans les mains et travailler « ensemble » à la réalisation de notre projet. Le Québec, pays souverain.
Venez donc sur ce blogue, partager avec les autres membres du mouvement souverainiste. Peut-être que nous pourrions débattre entre nous avant de discuter stratégie par médias « interposés ».
Vous trouverez ici des compatriotes prêts à vous écouter.
Je dois vous prévenir, nos adversaires ont toujours confondu démocratie en action et sain débat avec chicane de famille et guerres intestines. Depuis des lunes, ils ont habilement utilisé l’épouvantail de la dissension pour nous discréditer aux yeux des indécis et des nouveaux arrivants.
Ce sont précisément ceux-la qui observent tranquillement, silencieusement, qui feront la différence, la prochaine fois.
Une famille où on se sert les coudes, inspire confiance. Une famille désunie ne pourra jamais intégrer de nouveaux membres, impossible, puisque justement, dans les faits, elle ne forme plus une famille.
L’impression de dissension éloigne même nos sympatisans, ce qui nous empêche progresser.
En famille, nous pouvons régler de nombreux problèmes. Ceux que nous ne pouvons résoudre, nous les portons ensemble jusqu’à la pleine lumière.
Nous avons besoin de votre sagacité. Nous vous offrons tout ce que nous avons retenu des événements majeurs, décisifs, des quelques dernières décennies. Oui, nous nous souvenons!
L’apparence de désunion est notre talon d’Achille. Pensez-y bien!
Publié par Daniel Charette le 1er novembre 2010 à 12:09
On patauge dans un ingrat paradigme sclérosé.
Des fédéralistes ont prostitué les mots de Confédération et de Fédération au Canada. C’est pour cela que certains les appellent des fédérastes.
L’histoire du Canada est une vaste farce en ce qui concerne la notion de fédération. La dérive a commencé dès 1867, avec la mal-nommée Confédération, qu’on a ensuite appelée Fédération, mais qui en pratique a tendu de plus en plus vers un état centralisé, sans respecter les compétences des provinces constituant la fédération. Les «provinces» canadiennes sont en effet des États, certes incomplets, infirmes mais des États incontestablement, avec leurs pouvoirs propres, leurs sphères d’intervention, leurs droits d’imposition directe, des États réunis dans une fédération, et non pas dans une «Confédération», autre manifestation de l’inculture politique et de la carence linguistique des «pères» canadiens-français qui ont contribué à la naissance de ce malheureux régime. Ils étaient à leur insu profondément anglicisés et pratiquaient la traduction littérale.
Les fédéraux se sont drapés dans le manteau de la « clarté ». Ce mot de clarté ne fait pourtant pas partie de l’histoire constitutionnelle du Canada. Était-ce de la clarté, en 1867, d’appeler « Confédération » ce qui, de toute évidence, n’en était pas une?
Plus près de nous, les pseudo-fédéralistes à Ottawa n’ont cessé d’étendre leurs tentacules centralisatrices étouffantes dans les champs de compétence du Québec. Des fédéralistes dignes de ce nom devraient plutôt défendre une vraie fédération, en respectant la répartition des pouvoirs. Que le fédéral se retire donc des champs de compétence provinciale et que le Québec récupère les points d’impôt que le fédéral lui a empruntés lors de la dernière guerre mondiale, mais qu’Ottawa a confisqués depuis. Il faut contrer l’action des pseudo-fédéralistes à Ottawa, et contrer le travail de sape continu des médias, inféodés au fédéralisme invasif et centralisateur, qui s’acharnent à rapetisser le Québec et à ralentir sa marche vers la souveraineté.
Il faut s’éloigner de l’impérialisme centralisateur d’Ottawa. Les souverainistes québécois veulent construire le Québec de demain avec tous ses pouvoirs. En 2006, le PIB du Québec s’élèvait à 230,6 milliards de $ US PPA, soit 19,7 % du PIB canadien. Le produit intérieur brut par habitant du Québec atteignait, en 2006, 30 143 $ US PPA, derrière Singapour et la France, mais devant l’Italie et l’Espagne. Le Québec occupe ainsi la 22e position en 2006 quant à son produit intérieur brut par habitant. . Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le Québec se placerait au 18e rang dans le monde. Le Québec n’est pas un petit pays.
Que le fédéral se retire des champs de compétence provinciale et qu’il transfère des point d’impôt au Québec. On doit revenir à l’esprit du fédéralisme, et s’éloigner de l’impérialisme d’Ottawa. Est-ce qu’on peut comme Québécois reprendre un peu de notre argent qu’on a envoyé à Ottawa ???
Vivement sortir le Canada du Québec ! (vous avez bien lu …)
Publié par Raymond, État du Québec le 3 novembre 2010 à 0:18
Merci Raymond pour ce texte inspirant.
Nous sommes des résistants!
Publié par Daniel Charette le 3 novembre 2010 à 20:48