La mesquinerie conservatrice

Publié par Pierre Paquette le 29 octobre 2010 à 10:16 1 commentaire

Le nouveau leader parlementaire, John Baird, avait promis qu’à son arrivée les échanges cordiaux seraient à l’ordre du jour et qu’une nouvelle façon de faire, respectueuse et courtoise, serait de mise. Or, à en juger par son attitude des derniers jours à la Chambre des communes, on peut croire que c’était encore de fausses promesses des conservateurs et qu’on est très loin de son engagement à vouloir « travailler d’une manière constructive » pour reprendre ses propres termes.

Alors qu’ils avaient promis de contribuer à l’amélioration du décorum en Chambre, les conservateurs n’en finissent plus de soulever des peccadilles et des faussetés dans l’unique but de faire diversion. Il faut dire que les conservateurs ont chaud ces temps-ci. Après les déboires de Maxime Bernier et d’Helena Guergis, c’est maintenant au lieutenant du Québec, Christian Paradis, que revient la palme des scandales! Des airs de favoritisme, de collusion avec des entrepreneurs et de magouilles en matière de financement planent au-dessus de sa tête et de la tête de tous les conservateurs.

Pour tenter de détourner l’attention et ainsi éviter de répondre aux allégations qui pèsent contre eux, tout ce qu’ils trouvent à faire, c’est de tenter de discréditer l’opposition par des moyens et des propos tout aussi bas les uns les autres. On lance des affirmations sans fondement et sans rigueur, dans un esprit pur de démagogie à la sauce conservatrice. C’est malheureux de voir que celui qui devrait donner l’exemple, le leader parlementaire du gouvernement, est celui qui contribue à surchauffer l’atmosphère.

Au lieu de chercher des « bibittes » là où il n’y en a pas, que les députés conservateurs regardent au sein même de leur caucus : il y a un éléphant au milieu du salon!

Pierre Paquette
Leader parlementaire du Bloc Québécois
Député de Joliette

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Un commentaire

  1. Un éléphant au milieu du salon!

    Surtout ne l’arrêtez pas monsieur Paquette, laissez-le gigoter, se rouler dans la boue, s’asperger de sable bituminable, détruire la collection de porcelaine royale, donnez-lui sa ration quotidienne de moulée d’OGM qu’il déposera un peu plus tard sur le parquet des communes, sous forme de grosses galettes fumantes aux émanations de méthane. Fournissez-lui de l’eau en quantité industrielle, videz les nappes fréatiques s’il le faut!…

    Puis regardez-le bien comme il faut monsieur Paquette, et vous verrez exactement ce que le monde entier voit, quand il regarde le gouvernement d’Ottawa.

    Publié par Daniel Charette le 29 octobre 2010 à 12:15

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