Je ne peux honnêtement me dire surpris de la position des conservateurs lors du récent vote du projet de loi C-290, puisque ces derniers avaient clairement et depuis longtemps annoncé leur intention de s’opposer au projet de loi du Bloc Québécois qui voulait protéger les revenus de retraite des travailleurs d’une usine en faillite.
Par contre, je dois avouer que j’ai été très étonné, et même frustré, de constater la volte-face d’une très large partie des parlementaires libéraux, qui a entraîné la défaite de notre initiative lors du vote crucial, tout récemment, en Chambre.
Ces mêmes libéraux, qui ont soutenu nos démarches depuis plus de deux ans afin de défendre les travailleuses et les travailleurs d’une injustice flagrante, cautionnent soudainement les coûts avancés par les conservateurs. Des montants qu’ils jugeaient hier encore eux-mêmes farfelus. Ce retournement de situation m’incite à poser deux questions que mes collègues libéraux auraient intérêt à éclaircir s’ils veulent se donner la peine d’apporter un semblant de légitimité à leur retournement soudain :
1. S’ils croient sincèrement à la justesse des coûts avancés par le gouvernement, pourquoi certains d’entre eux ont-ils quand même approuvé le projet de loi?
2. Pourquoi n’ont-ils pas tout au moins pris la peine d’amender le projet de loi récemment lorsque l’occasion s’est présentée?
En réalité, nous connaissons tous très bien la réponse aux agissements des libéraux. Le parti de Michael Ignatieff s’imagine être en mesure de prendre le pouvoir bientôt. Or, ils veulent éviter de s’engager avec des positions en termes de mesures sociales qu’ils devront ensuite assumer, lorsqu’ils prendront le pouvoir. Tirons-en les leçons utiles. Cette aventure nous permet de nous forger une idée passablement précise du genre de gouvernement que nous procurera Michael Ignatieff le jour où son parti prendra le pouvoir.
André Bellavance
Député de Richmond–Arthabaska






Les libéraux n’en sont pas à une volte-face près. Faut les comprendre, aider le Québec sans s’aliéner l’électorat canadien, pour les fédéralistes, représente un véritable noeud gordien.
Les conservateurs, pour « scorer » à travers le Canada anglais, n’ont qu’à tirer fermement sur l’étrangleur, quitte à compromettre la viabilité de notre industrie forestière ou culturelle, pour ne nommer que celles-ci. Tout en allongeant les milliards pour sauver l’industrie automobile concentrée en Ontario ou en consentant des allègements fiscaux pour venir en aide aux « pauvres » pétrolières.
Selon moi, les libéraux adopteraient la même politique, l’obscurantisme en moins!
Je crois que libéraux et conservateurs réalisent que le Québec forme un Bloc très solide…l’opération charme devra attendre aux prochaines élections. Nous, c’est de pied ferme que nous les attendons!
Publié par Daniel Charette le 2 novembre 2010 à 21:28
Le système fédéral est pourri.
Heureusement qu’on a le Bloc!
Publié par Raymond, État du Québec le 3 novembre 2010 à 0:15
À l’extérieur du Québec, il y a, à la base, deux façons de voir le Bloc Québécois: comme des rigolos séparatistes ou comme la branche parlementaire du Vérificateur Général.
Défendre les intérêts du Québec, oui. Mais qu’est-ce que le BQ fait vraiment pour défendre les intérêts du Québec? Lutter contre la corruption, défendre les droits des gouvernements provinciaux vis-à-vis le fédéral! Figurez-vous qu’on en a fait profiter tout le pays!
Publié par Yvan Ung le 4 novembre 2010 à 21:03
Avant le Bloc, on envoyait des députés/es à Ottawa pour y faire de la figuration, comme des plantes vertes, bleues ou rouges, à la chambre des communes.
Ils devaient se conformer à la discipline de parti, même dans les cas tellement nombreux où une politique s’avérait néfaste pour notre nation, dont l’existence a justement a été reconnue, grâce à la persistance du Bloc.
Chaque député/e du Bloc travaille sans relâche à la défense et à la promotion des intérêts du Québec à la chambre des communes d’Ottawa. Dans le processus d’accession du Québec à sa souveraineté effective, le Bloc y jouera un rôle déterminant, puisqu’ils connaissent parfaitement bien tous les rouages de la « patente fédérale », cette structure totalement artificielle qui ne sert qu’à nous coûter extrêmement cher, de toutes façons.
Le Bloc Québécois incarne sans ambages la volonté souveraine du peuple québécois, à la face du monde, sur la colline parlementaire d’Ottawa, Canada.
Merci au Bloc de se tenir debout et de nous avertir des mauvais coups qu’on nous prépare.
Publié par Daniel Charette le 5 novembre 2010 à 6:02