Le 3 novembre dernier, devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale à Ottawa, relativement aux arrestations survenues au gymnase de l’Université de Toronto lors du G20, le chef de police de Toronto, Bill Blair, a déclaré : « On n’avait pas les mandats nécessaires le jour des arrestations. »
Une explication cousue de fil blanc
Alors que je le questionnais sur le fait que les accusations à l’endroit de toutes les personnes arrêtées au gymnase ont été abandonnées récemment et que la police de Toronto avait laissé filer les vrais casseurs pour arrêter des manifestants dans leur sommeil, Bill Blair a expliqué que les policiers n’avaient pas respecté les règles de procédure d’arrestation établies par l’arrêt Feeney de la Cour suprême. Ce faisant, toutes les accusations sont tombées. Or, cette explication est cousue de fil blanc.
L’arrêt Feeney, auquel se réfère le chef Blair, a été rendu en mai 1997 et a conduit à l’adoption par la Chambre des communes de modifications au Code criminel. Ces modifications établissent que les agents de la paix doivent obtenir un mandat autorisant l’entrée dans une résidence privée pour procéder à l’arrestation d’un individu. Le Code criminel prévoit donc, depuis cette date, des procédures claires et simples pour obtenir un tel mandat et permet à la police d’obtenir le mandat par téléphone ou par tout autre moyen de télécommunication. Cet arrêt de la Cour suprême est l’ABC de tout policier, encore plus de tout policier-enquêteur. Alors, comment expliquer que la police de Toronto ait pris le temps de convoquer les médias pour venir assister à ces arrestations de masse, après la casse de la veille, et n’ait pas préalablement téléphoné à un juge pour les autoriser? Quelle était la véritable visée de ces arrestations massives illégales? Une opération de relations publiques? Faire faussement croire que la police est en contrôle? Intimider les personnes qui désirent manifester?
Autre fait troublant : tous les témoins du gymnase que j’ai rencontrés ont souligné que la surveillance policière de ce lieu était visible 24 heures sur 24, et cela, avant la descente policière. Les plus éveillés savaient que la police pouvait avoir infiltré le lieu. Et on tente absurdement de nous faire croire que les casseurs professionnels que sont les Black Block auraient été assez stupides pour aller se jeter dans la gueule du loup.
Des conditions de détention inacceptables
Enfin, il faut rappeler que toutes les personnes qui se trouvaient dans ce gymnase ont été arrêtées sans exception. Une fois rendues au centre de détention temporaire, aucun enquêteur ne les a rencontrées pour les interroger et recueillir leur version des faits. La grande majorité a été détenue entre 30 et 60 heures et n’a pu voir un avocat qu’après 24 heures. Les conditions de détention étaient inacceptables : absence de lit, lumière forte continuelle, climatisation maintenue constamment à haut niveau, verre d’eau aux cinq heures environ, un sandwich au fromage et sauce blanche aux huit heures environ, retrait des lunettes, retrait de tous les médicaments, toilettes chimiques sans porte, entraves aux mains pendant une dizaine d’heures pour certaines personnes bien qu’elles soient déjà dans une cage et multiples fouilles à nu. De plus, on a maintenu envers ces personnes des accusations graves pendant des mois bien qu’il était clair que les arrestations étaient illégales. Tout cela s’est fait au Canada, pas sous une dictature!
Une enquête publique indépendante s’impose
Face à un pareil gâchis, dans une société qui se veut libre et démocratique, le minimum consiste à faire une enquête publique indépendante et que, s’il y a lieu, les responsables de ces événements troublants soient blâmés et que des recommandations soient faites pour que plus jamais un tel affront à nos droits les plus fondamentaux ne se reproduise. Le gouvernement conservateur doit choisir entre continuer à se faire complice de ces événements ou faire toute la lumière sur ce qui s’est passé à Toronto lors du G20.
Maria Mourani
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de sécurité publique
Députée d’Ahuntsic






Ils n’ont absolument aucun regret de ces gestes qui constituent autant de violations graves des droits et libertés individuelles et pour lesquels nos filles et nos fils sacrifient leur vie à l’étranger.
C’est tout-à-fait ignoble! Tout comme le fait d’introduire dans le droit international, l’impossibilité d’incriminer et de juger des enfants soldats, pour ensuite soumettre un enfant-soldat canadien à la torture. Incroyable mais vrai!
Nous pouvons constater qu’Ottawa ne respecte pas ses propres lois, ni les jugements et ordonnances de la cour fédérale! Ils s’imaginent que la loi c’est eux et se fichent éperdument de la règle de droit.
Voilà pourquoi ils n’hésitent pas à mettre le cadenas sur la porte du parlement fédéral, après s’être placés eux-mêmes dans une mauvaise posture, tout en accusant les autres de leur propre bêtise.
On devrait poser des cadenas sur toutes les portes du parlement d’Ottawa, avec les « conservateurs du secret » à l’intérieur et des gardiens devant chaque ouverture. On pourrait appeler ça des mesures anti-terroristes!
Heureusement, les représentants/es du Bloc les ont à l’oeil et sont présents à Ottawa pour y défendre les valeurs fondamentales de notre société de droit.
Publié par Daniel Charette le 8 novembre 2010 à 13:02
L’art de se dégager de ses responsabilités et de mettre la faute sur les autres
Alors que Tel-Aviv continue de se ficher de la communauté internationale en bafouant ses propres engagements auprès de l’Autorité Palestinienne, autorisant la construction de milliers de demeures sur les territoires occupés palestiniens, notre premier ministre canadien, Stephen Harper, revient sur sa défaite du vote à l’ONU, quant au siège temporaire au conseil de sécurité, et en remet la totalité de la faute sur l’antisémitisme apparent des Canadiens, plus précisément, des Québécois.
Or, Stephen Harper ne peut que s’en prendre à lui-même, puisqu’il a décidé en 2006, en 2008 et en 2010, de soutenir les atrocités commises par Israël, dont des crimes de guerre des plus atroces et des actes terroristes, usant l’Arme de Destruction Massive qu’on reprochait pourtant à Saddam Hussein de posséder…, cela servant de prétexte pour envahir l’Irak et y perpétrer d’autres massacres d’innocents via la guerre, une guerre que défendaient et monsieur Harper du Parti conservateur canadien, et monsieur Ignatief du parti libéral canadien.
Les crimes de guerre et les actes terroristes d’Israël au Liban
En 2006, l’opération israélienne dans les territoires libanais tue plus de 1100 civils, dont une famille montréalaise qui sera complètement décimée. Pour ce faire, Tsahal utilisera des armes de destruction massive, dont la maniabilité ne permet pas de faire distinction entre combattants et civils. Elle accusera le Hezbollah d’user des civils comme bouclier humain, mais la police, à ce qu’on sait, ne tire pas sur les otages d’un preneur d’otages, sous prétexte qu’il retient ces otages comme bouclier humain.
Tsahal usera également de bombardements aveugles via les airs et l’artillerie, de phosphore blanc utilisé à des fins offensives –crime de guerre-, de NAPALM, d’obus à l’uranium appauvri et de multiples armes dont la destruction était certes massive.
Bref, le Liban sera dévasté, ses infrastructures détruites, ses civils, meurtris. Aucune condamnation ne surviendra de la part de Stephen Harper, tout au contraire, offrant son plein soutien à l’État voyou en pleine infraction des droits internationaux et du droit humain en général.
Les crimes de guerre et les actes terroristes d’Israël dans la bande de Gaza.
Dans la bande de Gaza occupée, les Palestiniens se sont habitués aux martyrs et à la tyrannie de Tel-Aviv. Mais le 27 décembre 2008, Tsahal décide d’envahir pleinement la bande de Gaza afin de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam, qui ne font en fait, eux-mêmes, que venger la mort de camarades tombés sous les balles et les obus d’Israël.
Cette attaque, usant elle aussi d’ADM de divers calibres, dont de phosphore blanc utilisé offensivement, sera comblée en crimes de guerre et en crimes contre l’humanité, retransmis d’ailleurs, sur toutes les chaînes médiatiques du monde. Qu’importe ces crimes prouvés sur vidéo, Stephen Harper, premier ministre du Canada, donnera son plein appui à Israël, allant jusqu’à justifier ces meurtres de masse au nom du droit à la «défense», terme employé par Tel-Aviv pour désigner une «attaque».
En fait, un peu plus et le premier ministre canadien condamnait les civils palestiniens de se trouver en travers de la trajectoire des ADM larguées par Tsahal, conséquent qu’il est.
Actes de piraterie dans les eaux internationales
En mai 2010, Israël n’a pas fini de faire jaser la communauté internationale, Stephen Harper non plus.
Tel-Aviv intercepte alors un convoi humanitaire dans les eaux internationales, dont l’objectif avoué est de transpercer le blocus illégal, maintenu contre les Palestiniens, occupés déjà, par Israël. Durant l’intervention, 9 hommes non-armés périront et 26 autres seront blessés sur leur embarcation privée, laquelle sera assaillie par les forces spéciales israéliennes pendant la nuit. Il sera conclu au terme d’une enquête que les 9 hommes tués furent assassinés d’une balle dans la nuque, à bout portant.
Le convoi tentant de braver le blocus illégal d’Israël à l’endroit des palestiniens se trouvait alors, pourtant dans les eaux internationales, à plusieurs milles nautiques des frontières «palestiniennes».
Pour l’occasion, Benjamin Netanyahu se trouvait à Toronto et remerciait, ironiquement, Stephen Harper d’être si fidèle à ses politiques. Il va s’en dire que ces «politiques» n’auraient pas été acceptables pour la communauté internationale si elles avaient été prises et tenues par Saddam Hussein, par Salvador Allende, Fidel Castro ou par Kim-Jong-Il. Tous n’ont pas l’avantage de l’impunité qu’Israël possède.
TNP, AIEA, où sont passées les sanctions?
Comble de l’ironie, Stephen Harper qui condamne Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, cela, sans preuve, il ne condamne pas Israël de détenir ces mêmes armes nucléaires, alors que Tel-Aviv ne cesse de repousser les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique hors de ses frontières, et qu’elle refuse de signer le traité de Non-Prolifération nucléaire.
Israël qui pourtant bafoue tous les droits humains de nations bien souveraines, versus l’Iran qui n’a pas engagé de réel combat depuis des décennies, devrait être suspectée de poser problème en cas de détention de telles armes. Or, Stephen Harper fustige ses opposants de baigner dans l’antisémitisme, puisqu’ils dénoncent les violations de l’État juif.
À titre d’exemple de contradiction, il est prouvé qu’Israël détient des armes nucléaires et d’autres types d’armes proscrites selon les conventions signées à l’ONU par le Canada, mais il n’existe aucune preuve de la volonté réelle de Téhéran de vouloir se doter de telles abominations. Qu’importe les faits, Stephen Harper se fait conséquent avec ses principes, il arrose l’Iran de sanctions sévères, tout en serrant la main d’un État voyou, fidèle à ses habitudes.
Un État en voie de disparition?
Stephen Harper s’éprend de morosité quant à la potentielle disparition de l’État hébreu. Mais en cela, il nie que l’État voyou israélien soit entrain de faire disparaître l’État palestinien, alors qu’on parle internationalement, d’un génocide déguisé.
La carte de la région pourtant, parle d’elle-même! Les territoires palestiniens furent réduits à quasi nuls depuis la création de l’État hébreu. Et hier encore, on annonçait via nos médias officieux, que Tel-Aviv donnait son aval à la construction de milliers de nouveaux logements dans les colonies juives, occupant les territoires palestiniens.
Il va donc s’en dire que c’est l’État palestinien, inexistant désormais, qui risque de disparaître à tout jamais.
Sinon, Stephen Harper serait vite rabroué par les petits pays risquant de disparaître, engloutis par les océans, à cause de la fonte des glaces dans nos pôles, issues d’un changement climatique que le premier ministre canadien qualifiait de «complot socialiste». D’ailleurs, c’est un peu ces petits pays qui ont eu raison, avec les opposants à l’État voyou d’Israël, des conservateurs canadiens à l’ONU. Risquant de disparaître sous les eaux, ces petits pays ne se sont certainement pas sentis respectés par le Canada des conservateurs, niant leur potentielle disparition, via leur négation des faits climatiques, prouvés scientifiquement, ces faits retenus par plus de 98% de la classe scientifique du monde entier. Il faut être un «Jacques Brassard» pour nier l’évidence, ou un conservateur après tout.
Antisémitisme au Canada et au Québec?
Stephen Harper termine donc ses pleurnichages en prétextant que de critiquer les crimes de guerre et les crimes commis contre l’humanité par Israël, n’est qu’un antisémitisme camouflé. Or, serions-nous anti-gros, si nous dénoncions un gros voleur se préparant à voler un dépanneur de ses croustilles et sa liqueur? Non.
Alors, je refuse qu’on me traite d’antisémite, parce que je dénonce les crimes de guerre et les crimes commis contre l’humanité, d’un État voyou, ne pouvant se justifier que par le soutien d’acolytes indifférents, voire complices de ses crimes!
Stephen Harper peut bien ravaler sa propagande pro-Israël, et s’étouffer avec. Je l’accuse, ici même, et publiquement, de soutenir les actes terroristes d’un État voyou, qui détient de plus, l’arme nucléaire, sans avoir déclaré celle-ci à l’AIEA, et sans avoir signé le T.N.P.!
Les Canadiens et les Québécois qui dénoncent les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par un État hébreu, ne deviennent donc pas antisémites. Cela n’est que de la basse politique, de la propagande populiste crasse, qui mérite toutefois qu’on s’y attarde.
Il faudra penser à faire enfermer les terroristes de notre versant, un de ces jours. Stephen Harper, quant à moi, mérite la prison pour support au terrorisme étatique d’Israël. Il pourra bien arguer ce qu’il voudra devant un tribunal international.
Publié par Sylvain Guillemette le 9 novembre 2010 à 10:44
C’est tout dire la justesse de tous ces conservateurs!
Publié par Sylvain Guillemette le 9 novembre 2010 à 10:44