Un régime sous haute surveillance

Publié par Johanne Deschamps le 15 novembre 2010 à 15:13 3 commentaires

La libération en Birmanie de la leader de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), Aung San Suu Kyi, ne peut que réjouir tous ceux et celles qui se préoccupent de l’état de la démocratie à travers le monde. 

Le régime mené par le général Than Shwe a fait payer le prix fort à la récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1991 pour ses convictions. Emprisonnée, puis assignée à résidence surveillée, privée du contact de ses proches, Aung San Suu Kyi s’est élevée au rang de symbole en sacrifiant tout intérêt personnel au nom d’un idéal de justice et d’égalité.

Cet assouplissement soudain ne saurait toutefois nous faire oublier les nombreuses exactions du régime birman et par le fait même la nécessité de garder ce régime sous haute surveillance. Les dernières élections législatives en Birmanie ont encore une fois entraîné un tollé de protestations. Les capitales occidentales n’ont ainsi pas hésité à qualifier ces élections de « mascarade destinée à conforter la junte ». La junte a même été jusqu’à dissoudre la LNC parce que celle-ci avait appelé à un boycott de l’élection.

Le gouvernement canadien se doit donc de faire preuve de circonspection face à cette prétendue ouverture du régime birman. Ottawa doit poursuivre ses pressions jusqu’à ce qu’un système politique véritablement démocratique et transparent soit instauré à Rangoun.

Johanne Deschamps
Porte-parole du Bloc Québécois en matière de coopération internationale
Députée de Laurentides–Labelle

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3 commentaires

  1. Que fait ou qu’a fait le Bloc pour pousser le Gouvernement du Canada à agir concernant les conditions politiques en Birmanie?

    Sylvain Guillemette Reply:

    Le Bloc n’est pas au pouvoir, ne lui imputez pas l’aveuglement volontaire du Canada, sur les liens entre la Birmanie et la compagnie française «Total», ou le régime «capitaliste» chinois.

    D’autre part, je condamne le régime militaire de la Birmanie.

    Ensuite, notons que Stephen Harper et les conservateurs ferment, eux, leurs yeux sur les actes terroristes d’Israël, et sur ses crimes contre l’humanité. Ainsi que sur le fait qu’Israël possède un arsenal nucléaire, sans l’avoir déclaré à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, et sans avoir signé le TNP.

    Le Bloc, lui, n’a pas le pouvoir. Ne lui imputez pas la responsabilité des conservateurs.

    Quant au «récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1991 pour ses convictions. », rappelons que depuis plus de 10 ans, ce sont des personnalités aux sympathies de l’impérialisme états-unien qui gagnent le prix, dont le président Obama, qui rappelons-le, a augmenté les assassinats extra-territoriaux depuis l’ère Bush. Quant à Liu Xiabo, n’oublions pas qu’il était financé par l’entité terroriste la mieux financée du monde, grâce à ses trafics de drogue entre autre, la CIA.

    Publié par Lucile Horner le 17 novembre 2010 à 15:46

  2. «Le gouvernement canadien se doit donc de faire preuve de circonspection face à cette prétendue ouverture du régime birman. Ottawa doit poursuivre ses pressions jusqu’à ce qu’un système politique véritablement démocratique et transparent soit instauré à Rangoun.»

    Comment les conservateurs, si peu soucieux de la démocratie et des droits humains, quand ces humains sont «socialistes» par exemple, ou victimes des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité d’Israël, pourraient-ils se faire inconséquents dans ce cas-ci?

    Certes, la Birmanie est un régime affreux, militaire, mais après tout, la Colombie aussi, en est un. Et Harper n’a jamais daigné serrer la main du tueur de masse de pacifistes et de journalistes, sinon de syndicalistes, Alvaro Uribe, sinon celle de Santos, tout aussi sanguinaire.

    Et encore, Israël se permet tous les crimes qu’on refuse à d’autres, et cela n’empêche pas les conservateurs de serrer la main de ce régime génocidaire à l’endroit des palestiniens, désormais sans terre.

    Ouf! Ils vont me taxer d’antisémitisme! Comme si parce que je dénonçais les crimes d’État d’un État voyou, me rendait anti-peuple de cet État!

    Publié par Sylvain Guillemette le 18 novembre 2010 à 10:57

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