Prolongement de la mission en Afghanistan : le chat sort du sac

Publié par Pierre Paquette le 18 novembre 2010 à 11:16 29 commentaires

Le gouvernement conservateur a sorti l’artillerie lourde cette semaine pour nous vendre le prolongement de la mission militaire canadienne en Afghanistan au-delà du mois de juillet 2011, date limite fixée par la résolution du Parlement votée en mars 2008 pour la fin de la mission canadienne en Afghanistan.

Les conservateurs veulent nous berner

En effet, le 16 novembre dernier, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Défense et la ministre de la Coopération internationale ont tenu une conférence de presse conjointe pour annoncer le prolongement de la mission militaire que le Canada a déployée en Afghanistan. Les ministres ont insisté pour établir une distinction entre la mission de combat actuelle et la future mission en tentant faussement de nous faire croire qu’une mission orientée essentiellement sur la formation de l’armée afghane mettrait les troupes canadiennes à l’abri des zones de combats. Une affirmation douteuse compte tenu des propos de l’ancien général à la retraite, le général Rick Hellier : « […] si vous voulez aider l’entraînement et le développement de l’armée afghane, vous devez être au combat. »

En cherchant à nous faire croire que les militaires canadiens ne participeront pas au combat en se cantonnant dans un rôle de formation, le gouvernement veut nous berner. L’exemple de la mission française en Afghanistan devrait nous éclairer à cet égard. Bien qu’une partie de ses tâches consiste à former la police afghane, la France a perdu un certain nombre de militaires. La formation n’est pas une garantie que les militaires canadiens qui resteront en Afghanistan ne seront pas appelés à intervenir militairement. 

Le gouvernement renie son engagement

Avec cette annonce, le gouvernement a renié son engagement de soumettre à un vote de la Chambre tout envoi de troupes combattantes à l’étranger. Cet engagement découle d’une motion adoptée par la Chambre en mars 2008. Voici un extrait de cette motion tel qu’il apparaît dans le journal des débats de la Chambre :

« [...] Il est de l’avis de la Chambre, que le Canada devrait maintenir une présence militaire à Kandahar au-delà de février 2009, jusqu’en juillet 2011, d’une manière pleinement conforme au mandat de l’ONU en Afghanistan […]. »

Une décision prise en catimini

Fidèle à son habitude, le premier ministre a profité que la Chambre était en relâche parlementaire et que les députés se trouvaient dans leur circonscription, et que lui-même participait au forum de l’APEC (Sommet économique de l’Asie-Pacifique)  en Corée du Sud pour annoncer que la mission canadienne en Afghanistan serait prolongée au-delà de 2011, plus exactement jusqu’en 2014.

Cette façon de procéder est en flagrante contradiction avec l’engagement pris dans le discours du trône du 16 octobre 2007, qui prévoyait que tout futur déploiement militaire devait faire l’objet d’un vote au Parlement. Cet engagement a été repris également en campagne électorale. Non seulement cette façon de faire manque de transparence, mais cette nouvelle mission « non combattante » coûtera au Canada la bagatelle de 500 millions de dollars par année et les communiqués officiels au soutien de la conférence de presse nous préviennent, non sans ironie, que les coûts définitifs de cette mission « non combattante » ne seront connus qu’après 2014.

Quand on constate que le ratio des sommes dépensées à l’aide au développement consentie à l’Afghanistan par rapport à celles qui seront destinées à l’aspect militaire de la mission est de 1/5 – c’est-à-dire que pour chaque dollar consenti au développement cinq dollars iront pour le militaire – il est difficile de croire à la bonne foi du gouvernement. Un tel déséquilibre dans la répartition nous montre bien qu’en dépit des affirmations du gouvernement nous sommes bel et bien et toujours en présence d’une mission de combat. L’aspect militaire de la mission demeurera prépondérant dans le futur puisqu’il est prévu que 950 militaires resteront sur place et que cela monopolisera cinq fois plus de ressources que l’aide au développement. On voudrait bien croire le gouvernement, mais les chiffres, eux, ne mentent pas.

Un réel débat s’impose

Un véritable débat est nécessaire afin de s’assurer que la mission afghane devienne une mission civile comme l’a promis le premier ministre. Les discussions entre libéraux et conservateurs derrière des portes closes ne peuvent se substituer à un débat en Chambre. C’est une question de démocratie. D’ici-là, nous ne pouvons que conclure qu’encore une fois le gouvernement aura utilisé des faux-fuyants pour tenter de nous mettre une fois de plus devant le fait accompli.

Pierre Paquette
Député de Joliette
Leader parlementaire du Bloc Québécois

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29 commentaires

  1. Je vais être très franc monsieur Paquette -tout en continuant de voter pour vous dans Joliette-, je déplore que le Bloc ait appuyé ce Coup d’État déguisé, de ce que le gouvernement Bush de 2000, appelait le gouvernement Taliban.

    D’abord, il faut comprendre que la mission afghane n’avait rien d’humanitaire, et qu’elle s’inscrivait, plutôt, dans une logique de guerre stratégique et logistique, des intérêts des pays de l’OTAN. Et qui dit les intérêts des pays de l’OTAN, dit les intérêts de la bourgeoisie des pays de l’OTAN.

    L’oléoduc -en vue de…- protégé par les troupes de sa majesté en Afghanistan devra ultérieurement compromettre l’hégémonie énergétique de la Fédération de Russie. Car, pour ceux qui ne le savent pas, GAZPROM, société d’État russe dont les profits vont directement aux oligarques russes, tient par «les couilles» l’Europe entière et cela gêne l’OTAN et ses sbires, parce que l’hégémonie militaire mondiale des États-Unis d’Amérique est compromise.

    D’autre part, le conflit géorgien n’avait rien d’étranger à notre occupation en Afghanistan, lequel se déroulait dans l’espoir de défaire l’enclave pro-russe, d’Ossétie du sud. Et cela dit, il ne faut pas non plus diminuer l’impact qu’ont nos projets «otaniens» vis-à-vis la Russie, qui a bel et bien raison de se sentir menacée par l’encerclement de l’OTAN, que l’on parle du fameux bouclier anti-missile, qui à l’époque brisait le traité START-II, ou les projets de radars en Pologne et en République Tchèque, brisant là encore, des engagements pris par les deux parties.

    Bref, notre occupation de l’Afghanistan s’explique entre autre par les ressources qui y sont trouvées chaque jour, dont d’importantes quantités de gaz naturel, et par le tracé que prendrait l’oléoduc des pays de l’OTAN, faisant compétition à ceux de la Russie.

    Par ailleurs, il faut également comprendre que le dictateur Hamid Karzaï, à l’époque de ce que Bush appelait le «gouvernement Taliban», était un consultant d’UNOCAL, filière de la puissante compagnie pétrolière Chevron, et qu’il avait été mandaté via la maison blanche, de négocier le passage de l’oléoduc en terre afghane, ce qui fut bien entendu refusé. UNOCAL fut dissoute et on connait le reste de l’histoire; préparation du conflit afghan avant le 11 septembre 2001 par les troupes du JTF2 et d’autres élites des pays de l’OTAN, mise en branle d’une supercherie à New-York, qui sera transmise sur la faute des anciens outils de Washington, devenus désuets pour la cause.

    En gros, nos soldats Québécois de Valcartier, et ceux de l’OTAN, ne font que mourir pour enrichir les riches, qui se partageront les richesses, et humaines, et naturelles de l’Afghanistan, sans leur consentement pourtant. Nous nous battons pour maintenir en place une dictature et nous allons loin, parfois trop loin pour ces intérêts, qui bref, ne sont pas les nôtres, mais ceux de la minorité parasitaire qui s’enrichit dans tous les pays capitalistes.

    Finalement, les officiers militaires d’Ottawa auront été jusqu’à demander à un de mes collègues, un artilleur de Petawawa, de tirer du phosphore blanc offensivement, ce qui représente un crime de guerre, et ce qui fait de mon collègue et ami, un criminel de guerre.

    Tout ça pour quoi? Pour défaire les Afghans de leurs richesses -dont le jus de bras- naturelles et donc, pour enrichir les riches pétrolières, cela, en toute fidélité aux intérêts du Parti libéral du Canada et du parti conservateur du Canada.

    C’est une véritable honte! Et tout cela, en faisant croire qu’on allait aider, ceux dont on se fichait éperdument une semaine avant les «attentats» du 11 septembre 2001!

    Et pour les autres pays aux milles misères? Pas question de dépenser un seul sou! Pour les Palestiniens qui vivent de la misère que lui impose l’État voyou d’Israël? Quedal!

    Veuillez, je vous en prie, ne rien prendre personnel monsieur Paquette. Mais je désapprouve l’attitude du Bloc en ce fait, cela, faisant toutefois la part des choses, quant à ce que savait le Bloc sur tout cela, à l’époque.

    Sortons nos troupes de ce pays, non pas parce que nous nous foutons des Afghans, mais parce que nous sommes contre les dictatures militaires, qui ne font finalement pas mieux que le régime Taliban, autrefois l’ami de nos amis!

    D’ailleurs, je me demande quel crime ont commis les Talibans, que n’ont pas commis les troupes israéliennes… Ne répétons pas les erreurs des conservateurs, soyons conséquents!

    Publié par Sylvain Guillemette le 18 novembre 2010 à 14:04

  2. Je crois me souvenir que c’est vous, monsieur Guillemette, qui écriviez « infrastructure pétro-militaro-industrielle ». À mon avis, ce terme est juste. Le pétrole et les armes de guerres, si la vie vous intéresse!…

    Je me demande: « quand les gens vont-ils prendre conscience que nos filles et nos fils servent de chair à canon pour faire tourner, prospérer l’industrie de la guerre? ».

    Le pétrole et la guerre sont en train de nous anéantir, quand allons-nous réagir?!

    Certaines personnes disent que dans une guerre, il n’y a pas de gagnants. Erreur monumentale! Pendant que les nations s’entre-déchirent, les oligarques, multimilliardaires et autres « actionnaires » qui s’ignorent, empochent les dividendes…Citoyens/nes, voulez-vous seulement savoir qui fait quoi avec vos placements????

    Les huit pays membres du conseil permanent « de sécurité » des Nations-Unies sont les plus grands producteurs d’armements et d’engins de guerre de la planète! Allo la sécurité!

    Les victimes innocentes se comptent par millions. Un enfant meurt à toutes les trois secondes, tandis que des milliers de milliards de dollars manquent cruellement au développement. Les économies nationales sont sabotées, les États fragilisés mis sous tutelle par les auteurs du gâchis, experts en économie…

    « Pendant qu’ils parlent de paix, ils préparent la guerre. »

    J’allais oublier, 200 milliards de dollars de drogue produite en Afghanistan, en une année, depuis que nous y sommes débarqués.

    Où croyez-vous que se retrouve cette drogue? Où croyez-vous que se retrouvent les profits qui découlent de ces entreprises guerrières criminelles? Est-ce pour ça, que souffrent et meurent nos soldats?

    Le gouvernement américain a modifié une loi afin de permettre aux « corporations » de contribuer « à volonté », sans limite aucune, à la caisse d’une organisation politique. Cela était interdit avant. On ne voulait pas que le pouvoir de l’argent corrompe le processus démocratique…Adieu la démocratie! Bonjour la ploutocratie! La mafia se frotte les mains…

    Nous parlons beaucoup de l’influence de la mafia ces jours-ci. On la compare à une pieuvre qui étend ses tentacules. Chers compatriotes, il s’agit d’une pieuvre monstrueuse qui enserre présentement le monde. L’argent sale est réintroduit dans l’économie de toutes sortes de façons. En Italie, l’économie générée par le crime organisé surclasse celle de l’État.

    Revenons au Québec. Actuellement, notre Québec est gravement menacé. Cette gangrène galopante se propage sous le regard bienveillant du gouvernement de « l’économie d’abord… » tandis que la justice et la paix, prennent le bord!

    Aujourd’hui, Ottawa et Québec pactisent avec le diable afin de garder le pouvoir.

    Bien sûr qu’Ottawa veut rester en Afghanistan, en trahissant leurs engagements. Il n’y aura pas de vote parce que dans ce pays, la démocratie est morte. Vive la ploutocratie!

    Sylvain Guillemette Reply:

    Très bien dit monsieur Charette, mais je ne vois qu’une seule solution, et elle me paraît inévitable devant toutes ces contradictions. La révolution.

    La révolution n’est pas obligée à la violence, et de toute façon, les capitalistes n’ont rien à envier aux socialistes en la matière.

    Il faut faut peupler les partis politiques de cet esprit, unitaire et solidaire. Il faut faire table rase du salariat. Il faut repenser l’économie, autrement, il y a des alternatives. Le capitalisme a eu sa chance, mais il n’est pas conçu pour partager les richesses, ironiquement quémandées par ceux qui la créent -via les moyens de production que les bourgeois détiennent, parce que leurs conditions le leur ont permis, et que ces conditions étaient établies selon leurs propres conditionnements, chose différente pour chacun de nous.-.

    Finalement, et sur ce, j’en suis sûr, nous serons d’accords, il faut d’abord accéder à notre indépendance. Les deux partis indépendantistes du Québec devraient donc à mon avis, conclure une entente de précédé commun, pour accéder à cet outil que sera pour nous, notre propre État, notre propre terre, gérée selon nos besoins à nous.

    L’indépendance du Québec est inévitable, si le Québec veut éviter la perpétuité de ces ratées économiques, par conséquent, sociales également.

    Mais jamais le salariat ne pourra partager la richesse, c’est un jeu dont les dés sont pipés, afin d’avantager la minorité possédante. Les travailleurs salariés n’ont rien à gagner en émancipation, à perpétuer leur propre exploitation.

    Publié par Daniel Charette le 19 novembre 2010 à 7:05

  3. Il y a longtemps que j’ai réalisé que tant que l’Iran n’aura pas été frappée, les armée ne quitterons pas l’Afghanistan ni l’Irak, qui encadrent plus ou moins ce pays. Je n’y ai pas cru pour 2009, je n’y ai pas cru pour 2011, et je n’y croierai pas tant que ce ne sera pas accompli. Même des communiqués de l’ONU laissent entendrent qu’il n’y aura pas de relâchement à cette soi-disante guerre au terrorisme.

    Devrions-nous être pour cette guerre? Au relà des arguments idéalistes des «sauveurs» de l’Afghanistan, ou de ceux des anti-militaristes, il y a la considération des principes de base de la guerre qui impliquent qu’elle doivent être entreprisent quand les chances de l’emporter sont raisonnables, engagées sans délai et conclu dans le temps le plus bref possible, ceci car les guerres coûtent extrêmement chères et, advenant qu’elles se prolongent, peuvent ruiner complètement l’économie de celui qui l’entreprend. Quelqu’un donc qui cherchent à plonger son pays dans des guerres interminables au nom de quelque raison que ce soit est soit un pauvre inconscient, un imbécile ou un traître.

    Il n’y a aucune question à se poser, cette intervention doit prendre fin immédiatement, si on ne veut pas faire le sale travail que d’autre, ne voulant se salir les mains, nous font entreprendre. À nos frais et à nos risques. Les gouvernements qui se succèdent à Ottawa ont complètement perdu l’esprit et cette entité impériale doit être neutralisée complètement.

    Mais pendant ce temps, ces magiciens ont encore réussi à détourner l’attention de tout ça, ainsi que du pétrole sale et des gas de shiste, en lapidant publiquement ces pantins que sont M. Charest et la brochette de maires corrompus qui gouvernent nos villes.

    Sylvain Guillemette Reply:

    Et voilà, bien dit!

    Publié par Stéphane Russell le 19 novembre 2010 à 23:57

  4. «Le gouvernement américain a modifié une loi afin de permettre aux « corporations » de contribuer « à volonté », sans limite aucune, à la caisse d’une organisation politique. Cela était interdit avant. On ne voulait pas que le pouvoir de l’argent corrompe le processus démocratique…Adieu la démocratie! Bonjour la ploutocratie! La mafia se frotte les mains…» – Daniel Charrette.

    Ne mentionnez surtout pas le nom d’Obama, celui qui est à la tête de ce gouvernent qui est peut-être le plus centralisé de l’histoire des USA, et qui a accordé des milliards en subventions aux banques américaines, qui sont pourtant par leur corruption des artisans important de la dernière crise financière. Sans mentionner le fait que non seulemnt il n’a pas tenu sa promesse de retirer les armées américaines de l’Irak, mais en plus il a dégagé des montants importants pour renforcer la présence américaine en Afghanistan. Voir mon commentaire précédent sur les guerres perpétuelles.

    Un jour j’espère, les québécois se laisseront berner moins facilement par les apparences. Mais en attendant, M. Obama a fait un tabac ici, lui portant dont le slogan reprenaît le cliché le plus populaire de l’histoire de la politique: du changement! «Change we need!» Je ne comprend pas qu’on se fasse appâter campagne après campagne comme de bêtes crapets soleils par cette vieille prromesse usée! Il faut dire que P.E. Trudeau doit une fière chandelle au Québec pour ses 11 ans de règne, lui qui nous a promis qu’il mettait son siège en jeu qu’il y en aurait du changement! 30 ans plus tard, nous

    Daniel Charette Reply:

    @Stéphane Russel

    Si je me souviens bien, c’est Georges W Bush qui était au pouvoir au moment de l’un des plus grands détournements de fonds publics de l’Histoire, tel que planifié par les financiers de Wall-Street avec la collaboration de l’usurpateur du pouvoir qui a forcé la porte de la maison blanche.

    Georges W. s’est installé à la maison blanche par des moyens détournés. Georges W. a déclenché un conflit armé par des moyens détournés, pour couronner le tout, quelques semaines avant son départ, il a détourné des centaines de milliards de dollars du trésor public, au profit de ses amis de Wall-Street, les artisans de cette crise planifiée!

    Après-coup, Obama est arrivé à la maison-blanche, dans un contexte de naufrage apréhendé.

    Pour terminer, mon intervention ne portait pas sur la présidence de Barack Obama.

    Stéphane Russell Reply:

    Je m’excuse d’être rude avec vous, mais vous mentez quand vous dites que vous ne parliez pas de la présidence de M. Obama. Vous avez vous-même dit, je vous cite, «le gouvernement américain a modifié une loi». Or, qui est l’actuel gouvernement américain sinon Barack Obama? Détrompez-vous, la constitution américaine accorde un très grand pouvoir à son président, et il n’y a aucune décision importante prise par le gouvernent qui ne puisse être bloquée par lui.

    Vous vous souvennez, et bien moi aussi. Je me souviens que le président Obama dans son discours d’asermentation a parler de guerre avant de parler d’économie qu’il n’a pas retiré ses armées du Moyen-Orient et qu’il a entreprepris de renforcer la présence américaine en Afghanistan. C’est aussi lui qui a octroyé des milliards aux banques américaines au sortie de la crise, qu’il savait au préalable hautement corrompues.

    Ce M. Obama, il me fascine dans sa capacité à

    Stéphane Russell Reply:

    (suite) contourner toute forme de jugement populaire. Le fait que son prédécesseur ai été un individu corrompu n’est pas supposé mettre au dessus de tout soupçon tous ceux qui le succèdent.

    Le président Obama, en acceptant de renforcer le mandat américain en Afghanistan, à fort coût, est directement impliqué dans cette guerre. S’il avait retiré ses armées comme il l’avait bel et bien promis, le Canada aurait été forcé de suivre le pas. C’est donc totalement à propos.

    Daniel Charette Reply:

    @Stephane Russel

    Je vous ai involontairement induit en erreur. Ce n’est pas le gouvernement américain qui a modifié la loi électorale relative au financement des partis politiques, c’est la cour suprême des États-Unis, dans un de ses jugements, qui l’a fait. Il s’agit en effet d’un arrêt de la cour, dans l’affaire « Citizen United, versus la Federal Election Commission (FEC), facilitant les contributions des entreprises.

    Par la suite, Barack Obama, dans un discours sur l’état de l’union, a pris la liberté de critiquer ce jugement , ce qui est plutôt inhabituel pour un président, en pareille occasion.

    Donc, Obama n’approuve pas la financiarisation de la politique américaine et cherche des moyens d’encadrer cette pratique en légiférant, afin qu’il soit possible de connaître les groupes ou les entreprises qui financent les campagnes électorales. (Weekly address, 18 septembre, 2010: projet de loi sur le financement des campagnes politiques.)

    Cependant, puisque ce sont les républicains qui détiennent la majorité à la chambre des représentatns depuis les élections de mi-mandat, et que cette financiarisation des campagnes politiques joue présentement en leur faveur, tout changement devient improbable.

    Finalement, d’ici au prochain rendez-vous électoral, rien ne prouve que les démocrates sont déterminés à livrer bataille sur cet enjeu absolument fondamental dans une démocratie. Peut-être qu’ils se croient capables, après-tout, de battre les républicains au chapitre du financement. D’ailleurs, comme nous avons pu le constater dans un passé pas si lointain, Barack Obama lui-même se débrouille assez bien pour ramasser des fonds…

    Du côté républicain, est-ce que les sommes gigantesques d’argent, pourront suppléer à leur manque d’alternatives crédibles. Experts dans l’art de bloquer le changement, feront-ils la preuve qu’ils sont capables de mettre des solutions novatrices de l’avant?

    Je suis d’avis que depuis leur victoire aux élections de mi-mandat, ils ont hérité du fardeau de la preuve! Quand on se retrouve directement sous les feux des projecteurs, on peut sentir monter la chaleur.

    Stéphane Russell Reply:

    @ M. Charette

    Je comprend la nuance et elle est importante. Comme vous, je me méfie du parti républicain qui défend moins les valeurs républicaines que ses bailleurs de fonds de l’industrie de l’armement, les seigneurs de la guerre. Mais ça n’enlève rien à mes commentaires sur Barrack Obama. Les USA sont un système présidentiel et non parlementaire comme le Canada. Les pouvoirs du président sont immenses, indépendament du Sénat et de la chambre des représentants. Sinon, il aurait été inutille d’assassiner le président Kennedy, ou de couler le président Clinton avec le scandale Lewinsky.

    Désolé si je paraît hors propos, mais pour moi le président Obama a tout à voir avec le sujet qui nous occupe, de la façon dont je l’ai expliqué dans mon précédent message. Ici même, c’est le parti Libéral qui a décidé d’envoyer les troupes canadiennes en Afghanistan. Le gouvernement suivant a ensuite prolongé la mission. C’est la même histoire aux USA, avec la présidence Obama.

    Sylvain Guillemette Reply:

    Obama a aussi augmenté les assassinats extra-territoriaux, en augmentant les frappes de drone «predator» dans plus de 70 pays de la planète.

    Obama a gagné pour ça, le «Nobel de la paix»! Grand homme!

    Mon père me disait plus jeune, qu’en plus, c’était eux qui écrivaient l’histoire. C’est ti pa beau ça?

    Sylvain Guillemette Reply:

    Oh! Rappelons que les drones tuent énormément plus de civils que de militants. Les drones sont des ADM, littéralement.

    Le Canada achète justement de ces ADM, c’est qu’à Ottawa, il y a des «terroristes par association» -comme ils le disent eux-mêmes…-, puisqu’ils soutiennent des actes terroristes d’État «commercialement» amis.

    «Le quotidien The News de Lahore, citant des données fournies par les responsables pakistanais, a rapporté en avril que 687 civils avaient été tués par une soixantaine de frappes de drones menées depuis janvier 2008. Avec la même proportion, 30 attaques de drones supplémentaires ayant été lancées depuis, le nombre de civils pakistanais tués pourrait facilement avoir dépassé le millier.»

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16698

    Publié par Stéphane Russell le 20 novembre 2010 à 0:30

  5. (Suite) sommes prêt encore une fois à tomber dans le même panneau. Attendons la venu de notre Obama québécois, lucide et prêt á jurer que nous devons remettre à plus tard cette indépendance d’ordre secondaire[sic]. Comme si ce n’était pas quand ça va mal qu’il fallait apporter les changement de fonds.

    Daniel Charette Reply:

    Effectivement en ’80 et en ’95 nous sommes tombés dans le panneau, en choisissant de faire confiance aux tricheurs.

    Nos chefs veulent, plus que jamais, réaliser l’indépendance du Québec, mais avec les québécois/ses, pas sans eux. Donc, il est indispensable de les impliquer dans notre projet, dans le respect, c’est-à-dire, sans chercher à les tromper ou les bousculer. Cela demande préparation, discipline et stratégie.

    Nos compatriotes n’en peuvent plus d’être abusés. Je les comprends. C’est pourquoi nous devons d’abord et avant tout rétablir le lien de confiance nécessaire, indispensable, tout en leur proposant le Québec que nous croyons possible, le Québec libéré du mensonge et de l’illusoire fédéralisme d’ouverture.

    Tout cela dans le calme et l’harmonie, peu importe l’extrême urgence de notre situation. Le désordre engendre la violence, la violence engendre la peur et la peur empêche notre nation de rompre avec la dépendance. La personne qui a peur, s’accroche désespérément à ce qu’elle connaît, même si sur sa bouée de sauvetage il est écrit « dépendance ».

    Si nous restons calmes et déterminés, nous atteindrons notre but, j’en suis totalement convaincu!

    Vive l’indépendance!

    Stéphane Russell Reply:

    Vous avez raison, c’est de cette façon que l’Irlande est en train de perdre son indépendance au profit de l’Union Européenne. La panique est mauvaise conseillère. Il y a d’autres solutions, mais on a pas le courage de les appliquer.

    Sylvain Guillemette Reply:

    Voilà. Mais à propos, ils veulent, eux aussi, des changements de fond. Ils veulent l’asservissement total des travailleurs salariés et la dictature totale, des possédants des moyens de production. Aussi simple que cela.

    Un travailleur salarié ne peut être qu’aliéné, ou complice, ou envieux pour soutenir un tel système, que le capitalisme, le salariat. Qui gagne à sa propre exploitation? Si les moutons avaient la capacité et pouvaient tirer profit de leur laine, ils le feraient eux-mêmes, j’en suis certain. La vache laitière en ferait autant de son lait, aucun doute.

    Publié par Stéphane Russell le 20 novembre 2010 à 0:36

  6. @Stephane Russel

    Au sujet de la similitude dans la suite des gouvernements canadiens et américains, je comprends votre point de vue. C’est comme si un autre pouvoir, au-dessus du pouvoir « officiel », menait le bal, le mal de la guerre!

    Stéphane Russell Reply:

    Oui, exactement. On appelle ça la « gouvernance ».

    Stéphane Russell Reply:

    La lutte pour la souveraineté n’est pas seulement l’affaire du Québec. C’est pourquoi j’ai un faible pour la neutralité de type Suisse, y incluant son système de défence milicien.

    Daniel Charette Reply:

    Personnellement, c’est leur système banquaire qui me pose problème. À l’heure des choix nécessaires, peut-on être neutres?

    Stéphane Russell Reply:

    Question judicieuse. J’imagine que l’idée est de ne pas appliquer les politiques machinalement, comme des robots. Personnellement, je crois qu’on peut être neutre et envoyer des troupes à l’ONU, d’en autant qu’elles servent sous la bannière de l’ONU et non la nôtre. Avec droit de les retirer si nous le jugeons souhaitable. Mais une chose est sûre: la Suisse est encore là, et un endroit où il fait bon vivre. Ce système a plus que fait ses preuves.

    Quand à leur banques, c’est hors propos mais tellement important, elles posent une question fondamentale que les gens n’osent plus poser, tellement ils sont habitués de voir leurs droits fondamentaux bafoués au nom de la sécurité: le fait de pouvoir questionner le compte bancaire d’une tierce personne est-il une violation de la vie privée, une indication de la médiocrité des banques dans leur capacité à protéger ce droit? Après tout, si je décide d’empocher honnêtement mon argent et de le cacher dans mon matelas, peut-on légalement fouiller ma maison, à volonté, sous prétexte qu’on me soupçonne (d’être indépendantiste?) et qu’on recherche des preuves? C’est beau de vouloir pincer les coupables, mais encore faut-il le faire sans pénaliser ceux qui sont innocents.

    Je m’excuse au modérateur pour cet écart. Mais la question posée me semblait trop importante. Je m’arrête ici.

    Sylvain Guillemette Reply:

    Non, on ne peut pas être neutre, et le capitalisme ne partage pas les richesses, alors c’est peine perdue, que de perpétuer l’exploitation des humains, par d’autres êtres humains. C’est à tout de moins impertinent que de se demander ensuite, pourquoi la richesse se concentre toujours chez ceux qui possèdent les moyens de production, et pourquoi ensuite, ces derniers veulent s’avantager dans le système salarial.

    Le capitalisme a eu son temps, et sa chance. passons à autre chose. La Suisse est aussi le paradis fiscal des criminels par excellence, et n’a jamais d’ailleurs, payé pour son appui au régime nazi. Et on se demande pourquoi le «kapital» y pullule…

    Le privé en santé, d’autre part, permet précisément ce dont je viens de parler. Soit le droit pour les riches «entrepreneurs» -qui peut entreprendre sans capital?- d’exploiter la maladie d’autrui, via des moyens privés de soigner les gens, le «privé en santé». Il est là, pour moi, le problème avec la Suisse.

    Gino Fortin Reply:

    Eh le copain y a pas de lutte l’oppression des années 60-70 elle est fini,ou,ou 2010,on est une province de [propos effacés par le Blogueur québécois] 8.5 milliards de [propos effacés par le Blogueur québécois] de l’Alberta [propos effacés par le Blogueur québécois] la seule lutte a faire c’est contre la médiocrité du ti-peuple québécois,devenons meilleurs l’ouest à compris nous on parle de séparation wow mes enfants n’aurons meme plus 1cent sur leurs paye,elle va s’envoler pour payer les rêves fou, de vous, entre autres et du gauchisme pathétique de cette province!!!

    Sylvain Guillemette Reply:

    @Gino Fortin

    «Eh le copain y a pas de lutte l’oppression des années 60-70 elle est fini,ou,ou 2010,on est une province de [propos effacés par le Blogueur québécois] 8.5 milliards de [propos effacés par le Blogueur québécois] de l’Alberta [propos effacés par le Blogueur québécois] la seule lutte a faire c’est contre la médiocrité du ti-peuple québécois»

    Dur à lire, mais je vais tenter de répondre sans déformer les propos de monsieur Fortin.

    La lutte de classe, ou celle de l’oppression? Moi, je parle de celle de classe et les classe semblent bel et bien continuer d’exister puisqu’il y a des embaucheurs et des embauchés. Bref, quelqu’un exploite le labeur de quelqu’un d’autre. Comment? C’est simple!

    Le propriétaire des moyens de production, l’employeur pour les ignares de ce jargon, peut offrir de l’emploi aux salariés, en leur offrant une rémunération contre un labeur, contre un travail. Ce faisant, il y a exploitation, puisque quelqu’un, forcément si l’entreprise privée n’enregistre pas de perte, crée une valeur ajoutée de son labeur, du temps et du jus de bras qu’il offre contre un salaire. Le propriétaire des moyens de production, le bourgeois, en tire donc profit, et cette valeur ajoutée est indéniable, sans quoi, il n’y aurait pas de rapport salarié-employeur possible. Et quelle est cette valeur ajoutée? Son montant est déterminé en parfaite relation à la valeur de l’objet créé, ou du service rendu, lorsqu’il sera mesuré aux lois de l’offre et de la demande, bref, quand il sera conjugué aux autres offres faites sur le marché dit «libre».

    Bref, le rapport entre l’employeur et l’employé n’est pas une simple entente entre deux parties, qui en tirent chacune un profit réel, mais bel et bien une exploitation, et précisément, l’entente sur les modalités d’une exploitation. Quand on rencontre le bourgeois, on se met propre, on va lui téter une «job»…

    Qui d’autre que celui qui en a les moyens, peut réellement entreprendre dans ce marché dit libre, si ce n’est, précisément, ce premier, cité en début de phrase? Et est-ce que le mouton cesse de se faire tondre parce qu’il consent à sa tonte? Non. L’exploitation des travailleurs salariés par les employeurs, ces bourgeois, n’est donc qu’une réalité d’actualité bien réelle, et une observation d’ailleurs, que vous ne serez ici jamais en mesure de démentir.

    D’autre part, j’ajoute que les employeurs ne créent pas le travail, ils ne sont que les intermédiaires entre l’offre et la demande, les nôtres ironiquement! Les propriétaires des moyens de production sont ainsi donc, «dispensables»!

    «devenons meilleurs l’ouest à compris nous on parle de séparation wow mes enfants n’aurons meme plus 1cent sur leurs paye,elle va s’envoler pour payer les rêves fou, de vous, entre autres et du gauchisme pathétique de cette province!!!»

    Alors que tous les pays capitalistes se sont effondrés en 2007-2008, au profit des banques, vous êtes salement mal placé pour faire la morale aux socialistes, qui n’ont encore jamais eu leur chance. Quant aux frais d’existence de l’humanité, celle-ci n’a pas à s’excuser aux «dogmes d’un système capitaliste», dont les dés sont pipés pour avantager la classe qui possède les moyens de production.

    D’ailleurs! Qui veut le plus la privatisation des moyens de soigner (la santé)? Les bourgeois eux-mêmes et quelques autres opportunistes, qui seront néanmoins, non seulement les seuls à pouvoir s’offrir de tels services, mais les seuls surtout, à pouvoir entreprendre en la matière, et à dégager de la sorte, des profits des maladies des «p’tits pauvres», conditionnés dans un système conditionné lui-même, pour les «p’tits riches».

    Les provinces de l’Ouest font dans le pétrole, et dans le gaz. Bravo, on a une plus longue vue de notre avenir, et on a bien vu que tous ces moyens de s’enrichir, n’étaient que des moyens d’enrichir, surtout encore, les bourgeois! Et cela, à courte vue! Polluants ces sables… Quand les pétrolières, les gazières et les minières ne font plus un sou avec leurs bidules, ils foutent le camp, sans rien nettoyer, sans même payer leurs multiples retards sur les redevances, une loi qui n’est pas respectée au Québec, et ailleurs dans le Canada.

    D’autre part, Cuba s’en tire mieux que tous les pays de son calibre économique selon l’OMS, l’ONU et le FMI (BM) et il n’existe aucun exemple de pays plus grand qui exerce le socialisme, car vos amis conservateurs et républicains les ont tous fait envahir dans le dernier siècle…

    L’Ouest disiez-vous? Ah oui? Et pourtant, le capitalisme sauvage que vous préconisez existe bel et bien dans des pays au moindre État! La Somalie est un parfait exemple des idées préconçues des membres sectaires du RLQ. Le Ghana aussi! Et le Panama! Trop beau! On vous envie!

    Rappelons-nous cher lecteurs du blogue du Bloc, que le système de santé universel de la santé canadien, et québécois, sont nés des ratées du système capitaliste, plus sauvage dont monsieur Fortin semble aujourd’hui nostalgique.

    Sylvain Guillemette Reply:

    Gino Fortin, pour sortir de la bêtise, rien ne vaut mieux qu’une bonne lecture!

    «Les Canadiens qui gagnent le mieux leur vie et qui représentent 1% de la population du pays ont empoché près de 14% des revenus déclarés en 2007, conclut une étude du Centre canadien des politiques alternatives, qui s’est basée sur les déclarations de revenus.»

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201012/01/01-4348257-les-riches-de-plus-en-plus-riches.php

    Et c’est parfaitement logique au fond, et en parfait accord avec les observations (pas des prédictions fantaisistes à la «IEDM») de Karl Marx. Si vous possédez des moyens de production, vous serez nettement plus en mesure d’entreprendre dans d’autres moyens de production, que celui qui n’a aucun revenu, ou aucun conditionnement pour se conditionner un meilleur avenir.

    Bref, plus t’es riche, plus tu peux t’enrichir comme, plus t’as de chances d’avoir plus de pommes que celui qui n’a aucun pommier.

    Que de logique!

    Sylvain Guillemette Reply:

    Fortin se plaint de l’État québécois, mais dans les faits, l’État ne fait que palier aux ratées d’un système, qui se fiche éperdument du mauvais partage des richesses qu’il occasionne. Pourquoi il s’en fiche le système? Parce qu’il est conçu par les propriétaires des moyens de production, pour les propriétaires des intérêts des moyens de production.

    Bref, le système capitaliste qu’idolâtre monsieur Fortin, c’est celui des bourgeois, avec lequel, les salariés n’ont rien d’appartenance, ou d’intérêt.

    Il n’y a que les animaux serviles qui se rendent eux-mêmes à l’abattoir, sans qu’on les y force!

    Sylvain Guillemette Reply:

    La bourgeoisie.

    Publié par Daniel Charette le 21 novembre 2010 à 20:57

  7. «Avec droit de les retirer si nous le jugeons souhaitable. Mais une chose est sûre: la Suisse est encore là, et un endroit où il fait bon vivre. Ce système a plus que fait ses preuves.»

    L’ONU d’abord, doit être refondée. Les droits de Véto de l’ONU la rendent totalement inutile, dérisoire et même, dispensable. C’est un paravent pour les Empires. Je ne veux pas plus servir les Empires, que les intérêts d’une minorité parasitaire. Ce sont de toute façon, en bout de ligne, les mêmes marionnettistes.

    Quant à la Suisse, elle est quand même une cachette pour le fric sale.

    Et ce n’est pas l’existence du privé en santé qui rend le modèle attrayant, mais le capital investi, parce que les riches, relativement au modèle en place –capitalisme-, peuvent investir les sommes qu’ils amassent, par leurs conditions (moyens de productions, des actions chez Apple par exemple…), elles-mêmes issues de conditionnements bien différents pour chacun de nous. Toutes les pommes ne sont pas pareilles, comme les enfants, parce que leurs conditionnements sont également tous différents. Le privé n’a pas sa place et en fait, la potentialité de détenir des moyens de production, autorise par conséquent, une permission d’exploiter le labeur d’autrui, et dans el cas de la santé, la maladie d’autrui, et cela pourquoi? Parce que «vos conditionnements» vous le permettraient en vous ayant apporté vos conditions. Tout simplement. Et en ajoutant la loterie, vous donnez l’espoir à tant d’autres, qui mathématiquement, dans ce système précis, ne pourront jamais gravir les échelles de cette pyramide économique, et sociale par conséquent.

    Je ne suivrais pas l’exemple d’un pays capitaliste et malheureusement pour moi, il n’existe aucun réseau de pays socialistes assez grand pour comparer les deux économies. Car soyons sérieux, le socialisme en un seul pays est tout aussi absurde que le capitalisme en un seul pays. Le capitalisme ne ferait pas mieux à Cuba, s’il était isolé parmi des pays socialistes et attaqué par conséquent, comme l’est Cuba face à l’Empire que forment les États-Unis d’Amérique. Et tout ceux qui ont tenté de suivre l’exemple de Cuba se sont vus envahis, puis détruits par les impérialistes états-uniens. Tous les pays d’Amérique latine y ont goûté. Tous ceux des caraïbes, et ceux d’Asie et d’Afrique également.

    Bref, on voit bien que le socialisme constitue une véritable crainte des bourgeois, qui risquent d’y perdre bref; le droit d’exploiter les besoins d’autrui, le droit d’exploiter leur labeur, et leurs maladies désormais, avec le «privé en santé».

    Il faut faire tout, sauf ce qui se fait en Suisse. Leurs méthodes de gestion, ça me va. Mais le financement n’a rien à voir avec la gestion. Alors…

    «Après tout, si je décide d’empocher honnêtement mon argent et de le cacher dans mon matelas, peut-on légalement fouiller ma maison, à volonté, sous prétexte qu’on me soupçonne (d’être indépendantiste?) et qu’on recherche des preuves? C’est beau de vouloir pincer les coupables, mais encore faut-il le faire sans pénaliser ceux qui sont innocents.»

    Selon mon humble avis, si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à craindre.

    Quant au terme honnêtement, sachez qu’en tant que socialiste, l’exploitation du labeur ou des maladies d’autrui ne me paraissent pas une honnêteté.

    Publié par Sylvain Guillemette le 29 novembre 2010 à 9:52

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