La 16e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques a pris fin samedi dernier à Cancún. Heureusement, malgré ses efforts soutenus, le gouvernement conservateur n’a pas réussi à le faire échouer totalement, bien qu’il ait réussi une fois de plus à nous faire honte sur la scène internationale. Aucun accord n’a été signé, mais un ensemble de décisions allant dans le sens du protocole de Kyoto ont été adoptées. Pas une victoire, mais un peu mieux que Copenhague, qui, lui, s’est avéré un véritable échec.
Afin de ne pas être isolé du reste de la communauté internationale, le Canada a été forcé de signer l’entente. Or, s’il ne revoit pas ses objectifs, le Canada ne pourra atteindre les cibles de l’entente de Cancún, car ses engagements sont beaucoup plus faibles. En effet, l’entente succédant au protocole de Kyoto vise des réductions de 25 à 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Mais le seul engagement du Canada en la matière serait de 3 %. Nous sommes donc très loin de l’objectif. Le Canada a l’obligation de limiter le réchauffement climatique à 2oC, mais aucun plan en vue chez les conservateurs.
Un des points positifs de Cancún constitue la mise sur pied d’un fonds vert de 100 milliards de dollars pour appuyer les pays en développement dans leur lutte aux changements climatiques. Malheureusement, le gouvernement conservateur s’oppose à toutes les mesures permettant le financement du fonds. Taxe sur le carbone, taxe sur le transport ou taxe sur les transactions financières : aucune mesure ne convient au gouvernement, qui n’a manifestement pas l’intention d’agir concrètement.
Le coordonnateur régional d’Équiterre, Steven Guilbeault, déplore la piètre performance canadienne. « La conférence a confirmé que le Canada n’est plus un acteur important sur la scène internationale. Le Canada a déjà été un bâtisseur de ponts, mais nous sommes devenus passablement insignifiants », a-t-il déclaré au lendemain de la clôture des négociations.
Prochaine étape : Durban en Afrique du Sud en 2011. Souhaitons que d’ici là, le gouvernement conservateur trouve un peu de bon sens. Ou qu’il ne soit plus là pour empêcher le Québec d’avancer. Et enfin, que le bon bilan de réduction des GES du Québec, qui se poursuivra certainement, ne soit plus englouti dans la complicité sans fin de Stephen Harper avec les pétrolières.
Bernard Bigras
Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement
Député de Rosemont–La Petite-Patrie






Dans les circonstances globales actuelles, l’absence de volonté d’agir, de la part des conservateurs, relève de la négligence criminelle.
Des centaines de milliers de personnes sont présentement gravement affectées par la crue des eaux. Les catastrophes se multiplient et ce n’est qu’un avant-goût de ce qui se prépare.
En effet, l’augmentation progressive de la température de l’eau des océans, risque d’avoir des impacts pratiquement irréversibles sur toute la chaîne alimentaire, du plancton à la baleine, en passant par les récifs de corails, véritables pouponnières de la faune et de la flore océaniques. Les grands courants marins qui agissent comme régulateurs du climat des continents, seront également perturbés. C’est tout l’équilibre écosystémique qui est présentement bouleversé.
Avec la fonte du pergélisol, le méthane qui était emprisonné sous la surface terrestre sera libéré en quantité. Ceci aura pour effet d’accélérer le réchauffement global. Quand ce processus se mettra en branle, probablement que plus rien ni personne, n’y pourront quoi que ce soit
Deux degrés celcius, 2 touts petits degrés d’augmentation de la température globale, nous séparent de l’emballement climatique sur lequel nous n’aurons plus aucun contrôle.
Advenant semblable scénario, nous assisterions, impuissants, à la fin du monde tel que nous le connaissons. C’est alors que le monde de l’économie d’abord, passera par-dessus bord, entraînant avec lui presque toute forme de vie.
Si vous croyez que je suis catastrophiste, je vous invite à considérer les nombre de personnes qui meurent à chaque jour, suite aux désiquilibres planétaires observables actuellement. Au vingt-et-unième sciècle, un enfant qui meurt à toutes les trois secondes, pour cause de malnutrition, de soif, etc., comment devons-nous appeler ça, sinon une véritable catastrophe humanitaire?!…
Rapidement, la situation évolue, le temps des palabres est révolu, comprenons que l’heure des changements est venue!
Les conservateurs ne sont qu’une bande d’hurluberlus, parvenus!
Publié par Daniel Charette le 15 décembre 2010 à 14:08
«Avec la fonte du pergélisol, le méthane qui était emprisonné sous la surface terrestre sera libéré en quantité. Ceci aura pour effet d’accélérer le réchauffement global.»
Et comment! Il y aurait des centaines de milliards de tonnes de méthane, étant celui-ci, 23 fois plus puissant que le CO2 à titre de G.E.S..
«Quand ce processus se mettra en branle, probablement que plus rien ni personne, n’y pourront quoi que ce soit»
Je crois qu’on perd déjà notre temps monsieur Charrette, et que le capitalisme est une assurance de notre suicide collectif. Les dogmes du profit à tout prix obligent!
«C’est alors que le monde de l’économie d’abord, passera par-dessus bord, entraînant avec lui presque toute forme de vie.»
Mais même l’économie d’abord, a déjà commencé à entraîner toutes formes de vie avec elle. Le capitalisme a toujours, et je mets ici au défi les «Legault, Facal, Duhaime et Marcotte» de prouver le contraire –ces lucides-, concentré les richesses au sein d’une minorité possédante. Soit la bourgeoisie.
Et bref, si vous avez lu Hervé Kempf, vous saurez que les pauvres, incapables de rejoindre la minorité riche, s’en remettent à des «raccourcis» pour ce. Et que finalement, la relativité de tout ceci nous amène aux pollutions absurdes dont nous sommes témoins.
Quand l’économie bourgeoise bascule vers la faillite, elle entraîne avec elle, les prolétaires exploités par les bourgeois, ceux-ci, ces derniers, pourtant conscient de gérer l’avenir de ces premiers. Mais ne se disent-ils pas méritants de cet héritage? Si! Ils le disent!
Maintenant, nous y sommes, à la veille de la fin de la vie, telle que nous la connaissons. La vie ne cessera sans doute pas, mais celle dont nous pensons connaître les secrets, si. Cela pourquoi? Pour qu’une minorité parasitaire, à savoir la bourgeoisie, détenant les moyens de production, puisse en tirer profit, temporairement, à l’échelle de l’humanité…
«Au vingt-et-unième sciècle, un enfant qui meurt à toutes les trois secondes, pour cause de malnutrition, de soif, etc., comment devons-nous appeler ça, sinon une véritable catastrophe humanitaire?!…»
Mais il y a une autre source à ce mal, et le chef du Bloc, Gilles Duceppe, jadis, aurait su argumenter celle-ci.
En l’occurrence, l’absence totale du partage de la richesse, ironiquement quémandée par ceux et celles qui la créent! Mais qu’importe, les lois de l’offre et de la demande sont là pour nous réconforter! Mais encore!
Il y avait sinon la liberté d’expression, dont Yoani Sanchez ne manque et ne manquait pas, à La Havane, pourtant, pour mentir sur ces «méchants socialistes» que sont les socialistes cubains…
Mais quoi d’autre? Certes, des tas d’humains meurent toutes les secondes en fait et ici, je mets de côté les changements climatiques. Il y a 10 000 000 de millionnaires sur Terre et cela ne représente que 0.15% de la population mondiale. Dernièrement monsieur Charrette, je vous informais sur Monsanto, mais aujourd’hui, je vous informe qu’un des hommes les plus riches de la Terre, voire Bill Gates, vient d’acquérir une bonne part de Monsanto, comme quoi les intérêts d’une même classe se rejoignent!
Bref, oui, il y a des morts, mais il y a aussi des solutions, qui ne passent évidemment pas par le capitalisme. Alors certes, je suis indépendantiste, mais je prône évidemment, un changement de fond, et non, seulement de notre étendard. Les étendards ne veulent dire que ce qu’on veut le faire dire. Alors pour sûr, je voudrais notre Québec indépendant, ce serait déjà révolutionnaire dans notre contexte. Mais je veux plus. Je désire plus que tout, l’émancipation du prolétariat Québécois. Et lorsqu’il l’obtiendra, il donnera en même temps, cette même émancipation à des tas d’autres travailleurs salariés du monde entier.
Comment? Je crois que cela passe inévitablement via les coopératives, un modèle légal, même aux États-Unis d’Amérique, qui nous débarrasse de l’exploitation de l’être humain par l’être humain. Il faut en faire un modèle, et voire, reprendre chaque faillite via des refinancements, par des syndicats, ou par l’État consentent.
(Yoani Sanchez et Salim Lamrani) :
http://www.legrandsoir.info/Conversations-avec-la-bloggeuse-cubaine-Yoani-Sanchez.html
http://www.legrandsoir.info/Retour-sur-le-phenomene-Yoani-Sanchez-la-cyberdissidente-cubaine.html
http://www.legrandsoir.info/+La-blogueuse-cubaine-Yoani-Sanchez-decouverte-en-train-d-ecrire+.html
«Les conservateurs ne sont qu’une bande d’hurluberlus, parvenus!»
J’irais plus loin! Les capitalistes nous imposent un suicide collectif! Pour se défaire du corporatisme, il faut se défaire du capitalisme!
(http://reactionismwatch.wordpress.com/2010/10/14/mettre-fin-au-capitalisme-pour-mettre-fin-au-corporatisme/)
Mais sinon monsieur Charette, vous avez tout dit le reste!
Publié par Sylvain Guillemette le 15 décembre 2010 à 20:18
Gilles Duceppe a t-il rejeté le marxisme? Ou ne l’a t-il que mis de côté? Car très franchement, dans ses questionnements à l’endroit du gouvernement conservateur, j’ai bien l’impression qua d’un questionnement marxiste. Peut-être que je me trompe, mais il est difficile de ne «plus» être marxiste, une fois qu’on l’a été.
(Le marxisme est une méthode d’analyse, et non une carte en règle de tous les partis cpommunistes. Il faut faire la différence.)
Qu’importe, je revoterai pour mon député Pierre Paquette, lequel j’admire sincèrement, du moins, dans son labeur à la Chambre des Communes. Je parie, moi qui ne parie jamais, que c’est un «bon homme».
Bonne continuité le Bloc!
Publié par Sylvain Guillemette le 15 décembre 2010 à 20:26
Qui n’est pas socialiste, ne serait-ce qu’ une heure par jour?
Après avoir lu Marx, Engels, Lénine, Trotsky, il faut découvrir Soljénytsine.
Gilles Duceppe est un social-démocrate et un grand patriote! Je ne crois pas au sauveur, mais je sais reconnaître un être authentique. Il tient beaucoup de son père, lequel était un homme de convictions, résolument engagé dans le combat social.
Gilles Duceppe a su s’entourer de femmes et d’hommes voués/es à la défense des intérêts du Québec ainsi qu’à son émancipation du colonianisme atavique. Ces gens-là se battent pour nous toutes et tous, sans relâche depuis deux décennies, à la chambre des communes d’Ottawa, Ontario, Canada. Ils connaissent parfaitement les rouages du système « pseudo-fédéral » canadian, courroie de transmisson, fer de lance et cheval de troie, des oligarques de Bay-Street, Toronto, Ont., de qui émanent directement les politiques des serviles, installés au pouvoir par eux et pour eux exclusivement!
Le gouvernement fédéral d’Ottawa n’est qu’une façade, une entité totalement artificielle, inproductive, inutile à l’ensemble, collectivement ruineuse. Ce sont des cancres au service d’un système qui nous trompe, nous ment, nous envahit et nous vole perpétuellement.
Imaginez-vous, si le Québec décidait enfin de se sortir des griffes des ces vampires en toxedos!…
Enfin maîtres chez nous, nous entrerions de plein pied, librement, dans le vingt-et-unième sciècle, prenant notre place légitime parmi la communauté des nations.
Publié par Daniel Charette le 16 décembre 2010 à 6:15
«Soljénytsine.»
Certes, et bien d’autres ensuite. Dont Gramsci, Marcuse, etc.. On n’en finirait jamais. Tant mieux. Et d’autre part, Staline n’était pas socialiste, mais staliniste, en mettant en place SA dictature sur le prolétariat, et non la dictature DU prolétariat. Alors moi et l’anticommunisme primaire, basé sur les écrits d’auteurs finalement anti-stalinisme…
Quant au reste, je ne peux qu’être solidaire. Mais avec cette nouvelle débâcle capitaliste, cette nouvelle faillite majeure, où nous ne pourrons pas imprimer de billets de banque supplémentaires, il faudra se questionner sur ce régime capitaliste, qui indéniablement, concentre les richesses au sein d’une minorité parasitaire, laquelle détient les moyens de production.
Et cette minorité, sans hasard, est et sera celle qui profitera au Québec comme ailleurs, de ces plans d’austérité du FMI, chevalerie des bourgeois –parasites- de ce monde. Autrement dit, les privatisations de la santé et des autres services profiteront à qui? Eh bien! À ceux et celles qui auront les moyens financiers «d’entreprendre» en la matière, à qui d’autre?
Le capitalisme est un jeu dont les dés sont pipés pour avantager les grands possédants, qui sont les seuls potentiels acteurs de cette société, avec leurs capitaux amassé sur les besoins, les labeurs et désormais, les maladies d’autrui.
Il faut cesser ce totalitarisme et faire le débat de fond en comble. Au PQ, l’aile gauche est morte, et les rats sont sortis pour former un mouvement «Tea Party» québécois, avec Legault et quelques valets de la bourgeoisie. Pourquoi diable ceux-là veulent-ils nous imposer l’extrême version d’un système économique qui ne fonctionne déjà pas en mode «moindre»? C’est bien simple, parce que cela sert les intérêts d’une minorité parasitaire, en laquelle ceux-là «croient», tels de bons idéalistes philosophiques.
Au Québec, il est tabou de faire le véritable débat gauche/droite. Même Québec-solidaire ne remet pas en question le salariat, mais il faudra bien le faire un jour ou l’autre, les prolétaires ne seront pas toujours dupes, la bêtise, historiquement a toujours été repoussée.
Et c’est bien important pour moi de préciser que «les maîtres» chez nous, dans un Québec indépendant, jusqu’à preuve du contraire, demeureraient les seuls potentiels entrepreneurs, soit donc, les bourgeois québécois ou habitant cette terre nommée le Québec.
L’émancipation des Québécoises et des Québécois passent certainement par l’indépendance du Québec, mais également par l’abolition du salariat. Autrement, nous ne ferons que perpétuer leur régime, aveuglément, en parfaits totalitaires.
Après des faillites aux 30 ans depuis plus d’un siècle, et des illégitimes étendues relatives à l’impérialisme, n’est-il pas temps de se questionner sur ce qu’est véritablement le capitalisme? Je vais faire court, c’est la dictature bourgeoise, pour laquelle nous ne pouvons voter que pour ses valets aux 4 ans. Et c’est bien dommage.
Car même ces Canadiens, de l’autre côté de notre frontière québécoise, subissent la même dictature.
Publié par Sylvain Guillemette le 17 décembre 2010 à 6:21
A propos des armes à feu:
La loi est inutile et coûteuse parce que quiconque peut la contourner facilement. Les armes passent de main en main dans l’anonymat, se transportent d’un pays à l’autre. Si j’ai deux armes, j’en enregistre une seulement et je peux me servir de l’autre impunément tout en paraissant être réglo.
Si j’ai l’esprit du mal en moi, la panoplie d’armes ne peut pas être contrôlée; pas de fusil, un couteau! pas de couteau, un bâton; pas de bâton, une pierre.
Si je vise plusieurs personnes à la fois, il suffit de voler le fusil d’un chasseur, etc.
Le côté sentimental de Polytechnique a pris le dessus, le raisonnement n’a pas été suivi jusqu’au bout. C’est compréhensible de la part des personnes atteintes directement…
Sylvain Guillemette Reply:
décembre 18th, 2010 at 14:07
Mais à suivre votre raisonnement, en tout respect, aussi bien abolir toutes les lois, car, nous ne sommes pas supposés tuer, ni conduire en état d’ébriété ou même, sans permis. Etc..
Je vous comprends, mais je préfère avoir une trace des armes «réglo», tout en étant bien conscient que des armes «non réglo» vont continuer de se promener.
Et la plupart des drames familiaux ont lieu avec des armes d’épaule, celles qui ne seraient plus enregistrées. Alors…
Publié par Roland Pepin le 18 décembre 2010 à 7:32